À 17 ans seulement, Moïse Kouame avait marqué les esprits en atteignant le troisième tour de Roland-Garros au printemps dernier, s’imposant comme la révélation du tournoi. Selon Le Figaro, le jeune Français de Sarcelles avait alors réalisé un parcours remarqué en éliminant Marin Čilić, ancien vainqueur de l’US Open, avant de livrer un combat de près de cinq heures contre Adolfo Daniel Vallejo. Trois mois plus tard, son parcours connaît une pause, entre résultats en demi-teinte et blessures, mais le Sarcellois tente de rebondir en vue de l’US Open.

Ce qu’il faut retenir

  • Moïse Kouame, 17 ans, avait créé la surprise à Roland-Garros en 2026 en atteignant le troisième tour après deux victoires contre des joueurs du Top 50 mondial
  • Après son élimination à Paris, il a enchaîné trois défaites d’entrée en Challenger, avant de se reprendre à Cancún où il a battu deux joueurs du Top 100
  • Son classement ATP a progressé, passant de la 214e à la 199e place, son meilleur rang à ce jour
  • Son entrée en qualifications à l’US Open s’est soldée par une élimination dès le premier tour face à Nishesh Basavareddy
  • Liam Smith, son entraîneur, avait salué sa maturité physique et mentale après sa performance à Roland-Garros

Un début de saison prometteur, suivi d’une traversée du désert

Lors de son premier Grand Chelem à Roland-Garros, Kouame avait surpris tout le monde. D’après Le Figaro, il avait battu Marin Čilić, alors 46e mondial, avant de s’offrir une victoire historique en cinq sets contre Adolfo Daniel Vallejo, 71e, devenant ainsi le plus jeune Français de l’ère Open à atteindre le troisième tour. Ce parcours avait valu au Sarcellois une standing ovation sur le court Suzanne-Lenglen, où le public semblait avoir trouvé un nouveau favori.

Pourtant, la suite a été plus compliquée. Sans tableau principal à Wimbledon, Kouame a enchaîné les contre-performances en Challenger. Il s’est incliné dès le premier tour à Braunschweig face à Max Hans Rehberg, alors 510e, puis à Bastad contre Nuno Borges, 52e. À Los Cabos, il a subi une nouvelle défaite face à Edward Winter, 391e. Bref, après l’euphorie parisienne, le calendrier lui a réservé un passage à vide, aggravé par une blessure au coude qui l’a contraint à renoncer au Challenger de Lyon.

Cancún, un retour en forme et un regain d’espoir

C’est sur les courts mexicains que Kouame a trouvé un second souffle. Selon Le Figaro, il a débuté par une victoire contre Felipe Meligeni Alves, 567e, avant d’écraser Roman Burruchaga, 61e mondial et tête de série n°2, en deux sets (6-2, 6-2). Ce dernier match, marqué par son athlétisme et sa capacité à transformer des situations désespérées en coups gagnants, a rappelé pourquoi son potentiel intrigue autant.

En quarts de finale, il s’est incliné après trois heures de jeu face à Moez Echargui, 6-4, 2-6, 7-6, une défaite qui n’a pas entamé sa progression. En effet, cette performance lui a permis de franchir un cap en atteignant la 199e place mondiale, son meilleur classement à ce jour. Une remontée significative pour un joueur qui, à 17 ans, tente de s’installer durablement parmi l’élite.

« Pour un jeune de 17 ans, être en mesure physiquement et mentalement de tenir la route, c’est impressionnant. Ça montre qu’il a des qualités indéniables en tant que compétiteur. »
— Liam Smith, entraîneur de Moïse Kouame, après sa prestation au deuxième tour de Roland-Garros face à Adolfo Daniel Vallejo

L’US Open, une nouvelle déception mais un futur à construire

Le rendez-vous new-yorkais a confirmé que la route reste semée d’embûches. Comme l’indique Le Figaro, Kouame s’est incliné dès le premier tour des qualifications de l’US Open face à Nishesh Basavareddy, 163e, en trois sets (6-7, 6-4, 3-6). Une élimination frustrante, mais qui ne doit pas occulter le regain de forme observé quelques semaines plus tôt à Cancún.

Ce revers marque une nouvelle étape dans la carrière du jeune Français. À peine un an après avoir émerveillé Roland-Garros, il doit désormais prouver qu’il peut enchaîner les performances régulières. Autant dire que le plus difficile commence peut-être maintenant : transformer ses coups d’éclat en habitudes, sans brûler les étapes.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour Kouame. Après son élimination à l’US Open, il devra enchaîner les tournois Challenger et ITF pour consolider son classement et tenter de se qualifier pour les tableaux principaux des prochains Grand Chelem. Son objectif affiché reste le Top 150 d’ici la fin de l’année, une étape cruciale avant d’envisager une percée plus large sur le circuit ATP. Son entraîneur, Liam Smith, mise sur sa maturité précoce pour y parvenir.

Moïse Kouame incarne une génération de jeunes Français qui bousculent les codes du tennis hexagonal. Entre précocité et irrégularité, son parcours illustre les défis qui attendent les talents émergents. Alors que d’autres, comme Arthur Fils – vainqueur de son premier Masters 1000 à Cincinnati –, confirment leur statut de futur crack, Kouame doit désormais prouver qu’il fait partie du même cercle.

Reste à savoir si le Sarcellois saura tirer les leçons de cette saison contrastée pour franchir un nouveau palier. Une chose est sûre : son potentiel physique et son mental, déjà salués, lui donnent toutes ses chances pour y parvenir.

Le jeune Français a atteint la 199e place mondiale à l’ATP, son meilleur classement à ce jour, après son parcours à Cancún.

Après l’US Open, Kouame devrait enchaîner les tournois Challenger et ITF pour tenter de se qualifier pour les tableaux principaux des prochains Grand Chelem et progresser au classement.