Avec une victoire historique de l’Égypte contre la Nouvelle-Zélande (3-1) et un match nul héroïque du Cap-Vert face à l’Uruguay (2-2), les sélections africaines ont marqué leur présence lors de ce Mondial 2026, selon France 24. Une semaine après le coup d’envoi du tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, les performances des équipes du continent suscitent déjà l’attention des observateurs. Pour en discuter, le média a réuni trois spécialistes : Elton Mokolo, journaliste sportif à RMC, Winamax Sport et Canal + Afrique, Adel Bentaha, journaliste à So Foot, ainsi que Lee-Roy Kabeya, journaliste à Canal + Afrique et à L’Équipe.
Ce qu'il faut retenir
- L’Égypte s’impose 3-1 face à la Nouvelle-Zélande, une victoire symbolique pour son premier match de phase de groupes
- Le Cap-Vert obtient un nul 2-2 contre l’Uruguay, tenant en échec une équipe sud-américaine expérimentée
- Ces résultats contrastés soulèvent des questions sur la capacité des sélections africaines à rivaliser avec les favoris
Des débuts prometteurs pour l’Égypte et le Cap-Vert
Dès le premier match du Mondial 2026, l’Égypte a démontré sa solidité en s’imposant face à la Nouvelle-Zélande, un adversaire réputé pour son jeu physique et son organisation défensive. Les Pharaons, menés par leur capitaine Ahmed El Shenawy, ont su profiter de leurs occasions pour s’offrir une première victoire dans ce tournoi. « Cette victoire est importante pour le moral de l’équipe, surtout après une préparation perturbée par des tensions internes », a déclaré Elton Mokolo, soulignant l’enjeu psychologique pour une sélection sous pression avant le début de la compétition.
Côté capverdien, le match nul contre l’Uruguay a marqué les esprits. Les joueurs de Bubista ont tenu tête aux Uruguayens, champions d’Amérique du Sud en 2024, grâce à des buts de Ryan Mendes et Garry Rodrigues. « Le Cap-Vert a montré qu’il pouvait jouer dans le même rythme que les grandes nations, même face à un adversaire comme l’Uruguay », a précisé Lee-Roy Kabeya. Ce résultat place déjà les protégés de son pays dans une position favorable pour la suite de la phase de groupes.
Un groupe africain sous le feu des projecteurs
Si l’Égypte et le Cap-Vert ont marqué les esprits, d’autres sélections africaines restent en lice pour se qualifier. Le Maroc, finaliste en 2022, affronte la Croatie dans un match très attendu, tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire tentent de confirmer leurs ambitions. « Le groupe africain est plus compétitif que jamais, avec des équipes capables de créer la surprise », a estimé Adel Bentaha. Pour lui, la clé du succès réside dans la gestion des transitions et la capacité à exploiter les erreurs adverses.
Selon les observateurs, ces premiers résultats pourraient refléter une tendance : celle d’une génération africaine de plus en plus mature, prête à bousculer les hiérarchies traditionnelles du football mondial. « On assiste à une montée en puissance des équipes africaines, qui ne se contentent plus de participer, mais visent désormais les quarts de finale », a ajouté Bentaha.
Ces premiers résultats, même s’ils restent partiels, dessinent déjà les contours d’une compétition où l’Afrique pourrait bien jouer un rôle central. Reste à savoir si ces performances seront confirmées lors des prochains matchs, où chaque point comptera pour la qualification. Pour les supporters africains, l’espoir est permis, mais la prudence reste de mise.
Le Maroc affronte la Croatie le 24 juin, le Cap-Vert pourrait défier l’Italie lors du 26 juin, et l’Égypte jouera contre le Portugal le 27 juin. Ces matchs seront déterminants pour la qualification en phase finale.