Les fédérations européennes pourront bien envoyer leurs équipes au Mondial féminin des moins de 20 ans, une compétition dont l’organisation était menacée par un bras de fer entre l’UEFA et la FIFA. Selon nos confrères de Libération, l’instance européenne a finalement obtenu l’annulation d’un projet controversé porté par le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui prévoyait la création d’une filiale commerciale et événementielle dédiée à la vente des droits de la Coupe du monde. Ce revirement a permis d’éviter un boycott des nations européennes, alors que les équipes devaient initialement se prononcer sur leur participation.
Ce qu'il faut retenir
- L’UEFA a obtenu l’annulation du projet de filiale commerciale de la FIFA, initialement porté par Gianni Infantino.
- Cette décision permet aux équipes européennes de participer au Mondial féminin des moins de 20 ans sans boycott.
- Le projet controversé prévoyait une externalisation partielle de l’organisation des Coupes du monde.
Le conflit entre l’UEFA et la FIFA remontait à plusieurs mois, lorsque Gianni Infantino avait présenté un plan visant à créer une entité distincte chargée de commercialiser les droits des compétitions mondiales. Ce projet, perçu comme une menace pour l’autonomie des fédérations, avait suscité une vive opposition de la part des instances européennes. « Nous avons toujours défendu l’idée que la FIFA devait rester un organe unifié et transparent », a rappelé Aleksander Čeferin, le président de l’UEFA, dans une déclaration rapportée par Libération.
La tension était telle que plusieurs fédérations européennes, dont l’Angleterre, la France et l’Allemagne, avaient menacé de boycotter le Mondial féminin des moins de 20 ans, initialement prévu en 2026. Selon nos confrères de Libération, ce tournoi devait servir de test pour évaluer la réaction des nations face à la réforme structurelle de la FIFA. « Sans cette annulation, nous aurions été contraints de prendre des mesures fortes pour défendre nos principes », a ajouté Čeferin, soulignant l’importance de l’unité au sein du football européen.
L’annulation du projet de filiale marque donc une victoire pour l’UEFA, qui a réussi à faire reculer la FIFA sur un dossier sensible. Selon Libération, cette décision a été prise lors d’un conseil de la FIFA réuni en urgence la semaine dernière. « Nous avons écouté les préoccupations des fédérations et décidé de revenir sur ce projet », a expliqué Infantino, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une modernisation de l’instance dirigeante. Une déclaration qui n’a pas totalement dissipé les doutes sur ses intentions réelles, certains observateurs estimant que cette concession pourrait n’être que temporaire.
Cette affaire illustre une fois de plus les rivalités persistantes au sein du football international, où les questions de pouvoir et d’argent occupent souvent le devant de la scène. Alors que les supporters et les joueuses attendent avec impatience le Mondial féminin, les instances dirigeantes, elles, doivent désormais tourner la page et se concentrer sur l’essentiel : la promotion du football féminin et l’organisation d’événements accessibles à tous.