Les athlètes français de canoë-kayak slalom ont quitté Oklahoma City, aux États-Unis, sans la moindre médaille d'or individuelle lors des Mondiaux 2026. Selon Franceinfo - Sport, l'équipe de France s'est contentée de trois podiums, dont deux en argent et un en bronze, lors de cette compétition disputée du 19 au 25 juillet sur le site qui accueillera la discipline aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Bleus repartent des États-Unis avec trois médailles, mais aucune en individuel, contrairement à 2025 où ils avaient remporté sept podiums, dont cinq titres.
  • Angèle Hug (kayak cross), Titouan Castryck (kayak) et Nicolas Gestin (canoë) ont échoué à conserver leurs couronnes mondiales.
  • La France a obtenu l'argent en kayak féminin, le bronze en canoë et un podium supplémentaire en céiste, lors d'épreuves par équipes non olympiques.
  • Le directeur technique national, Julien Issoulié, a qualifié ce bilan de décevant, tout en soulignant que la compétition n'a pas été catastrophique.
  • La prochaine échéance pour les Français aura lieu début septembre avec la Coupe du monde de Vaires-sur-Marne, sur le bassin olympique des JO de Paris 2024.

Un bilan en retrait par rapport à 2025

Avec seulement trois médailles à Oklahoma City, la délégation tricolore affiche un bilan bien moins fourni que celui de l'édition précédente, organisée en 2025 en Australie. À l'époque, les Bleus avaient remporté sept podiums, dont cinq titres mondiaux. Cette année, aucun Français n'est parvenu à monter sur la plus haute marche du podium en individuel, malgré des ambitions élevées pour Angèle Hug, Titouan Castryck et Nicolas Gestin, tous champions du monde en titre dans leurs disciplines respectives.

Côté résultats, le meilleur classement individuel revient à Angèle Hug, qui a décroché l'argent en kayak, tandis que Nicolas Gestin a obtenu le bronze en canoë. Titouan Castryck, quant à lui, s'est classé quatrième en kayak, à quelques encablures du podium. Autant dire que la déception est palpable au sein de l'équipe, d'autant que le site d'Oklahoma City sera celui des épreuves de canoë-kayak slalom aux Jeux de Los Angeles en 2028.

Des podiums en épreuves collectives, mais pas de titre

Le bilan français se résume à trois médailles, toutes acquises lors d'épreuves par équipes, qui ne figurent pas au programme olympique. Les céistes tricolores ont remporté l'argent en kayak cross, tandis que le bronze est revenu aux spécialistes du canoë. Ces performances, bien que notables, ne suffisent pas à masquer l'absence de titres individuels, pourtant visés par les Bleus.

« La compétition est forcément décevante, mais dans le même temps, la façon dont on a traversé cette compétition n'est pas catastrophique », a tempéré le directeur technique national, Julien Issoulié. Il a rappelé que la saison 2025 avait été « plus que positive », avec des succès à tous les niveaux. « Cette année, cela a été plus dur, notamment sur ces Championnats du monde. Dès le début de la compétition, on a enchaîné les frustrations », a-t-il ajouté, évoquant un manque de réussite dans les moments clés.

« Le bilan est décevant, on ne va pas se mentir. Mais il va permettre à tout le monde de se reposer un peu, de se remobiliser et de repartir au travail pour les deux prochaines années. »
Julien Issoulié, directeur technique national de la Fédération française de canoë-kayak

Un contexte difficile et des attentes revues à la baisse

Plusieurs facteurs expliquent ce revers pour l'équipe de France. Dès les premiers jours de compétition, les athlètes français ont subi des conditions difficiles, avec des parcours techniques et des conditions météo changeantes. Les erreurs de parcours, fréquentes en slalom, ont coûté cher aux Bleus, qui ont souvent manqué de fluidité dans leurs descentes. « On a senti que, rarement, les choses pouvaient tourner dans notre sens », a reconnu Julien Issoulié, évoquant une série de frustrations qui a pesé sur le moral des compétiteurs.

Malgré tout, les performances collectives montrent que la France reste une nation majeure du canoë-kayak slalom. Les podiums obtenus en épreuves par équipes démontrent une certaine solidité, même si les ambitions individuelles n'ont pas été atteintes. « Tout cela a amené un peu de difficultés à rester positifs », a conclu le DTN, soulignant l'importance de rebondir rapidement.

Et maintenant ?

Pour les athlètes français, l'objectif immédiat sera de se remettre en selle avant la prochaine Coupe du monde, prévue du 3 au 5 septembre à Vaires-sur-Marne. Ce rendez-vous, organisé sur le bassin olympique des Jeux de Paris 2024, constituera un test important avant les prochaines échéances internationales. Les Bleus devront profiter de cette compétition pour corriger leurs erreurs et retrouver confiance, dans la perspective des Jeux de Los Angeles en 2028.

Dans les semaines à venir, la Fédération française de canoë-kayak devrait analyser en détail les causes de ces contre-performances, afin d'ajuster sa préparation. Les athlètes, de leur côté, auront à cœur de se montrer plus réguliers, surtout sur les parcours techniques qui font la spécificité du slalom.

Reste à savoir si ce revers aux Mondiaux d'Oklahoma City sera perçu comme une simple parenthèse ou comme le signe d'un déclin relatif de l'équipe de France. Une chose est sûre : les attentes seront encore plus fortes pour les prochaines compétitions, alors que les Jeux de Los Angeles se profilent à l'horizon 2028.

Le canoë-kayak slalom est une discipline olympique depuis 1972, mais les épreuves par équipes n'ont jamais été intégrées au programme des Jeux. La raison principale tient à la nature même de la compétition : le slalom se concentre sur les performances individuelles, où chaque athlète doit affronter seul un parcours technique en eau vive. Les épreuves collectives, bien que spectaculaires, ne correspondent pas à l'esprit olympique actuel, qui privilégie les performances individuelles et la recherche de l'excellence athlétique. En revanche, des compétitions comme les Championnats du monde ou les Coupes du monde intègrent ces épreuves par équipes pour récompenser la polyvalence des nations.