Alors que les vagues de chaleur ont frappé une grande partie du pays cet été, les stations de montagne ont enregistré une fréquentation exceptionnelle. Selon nos confrères du Figaro, l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) indique un taux d’occupation moyen de 65,8% pour l’été 2026. Un chiffre en hausse de 2,5% par rapport à l’été 2025 et de 5% sur deux ans, confirmant l’attrait croissant des vacanciers pour les destinations d’altitude.
Ce qu'il faut retenir
- Un taux d’occupation moyen de 65,8% dans les stations de montagne en 2026, en progression de 2,5% par rapport à 2025
- Un pic d’occupation à 80,7% la semaine du 8 août, avec 72% en août et 63,3% en juillet
- Une clientèle majoritairement française (81,72%), suivie par des Néerlandais (26% de la clientèle étrangère) et des Belges (25%)
- La fraîcheur des altitudes et l’élargissement des activités estivales comme principaux moteurs de cette fréquentation
- Des défis environnementaux et logistiques accrus pour les stations, à l’approche des Jeux olympiques d’hiver 2030
Une fraîcheur recherchée face aux canicules
Les témoignages recueillis par le Figaro illustrent parfaitement cette tendance. Vicky, venue en famille du 26 au 28 juin à La Faurie, dans les Hautes-Alpes, évoque un « très beau séjour » malgré la chaleur précoce de juin. « Le gîte est frais malgré la chaleur, et on a pu profiter de balades aux alentours », explique-t-elle. Ce ressenti est partagé par d’autres vacanciers, comme cette cliente ayant séjourné aux Orres du 11 au 18 juillet : « La fraîcheur de la maison a été bénéfique par ces temps de canicule », souligne-t-elle, tout en soulignant l’accès à des randonnées adaptées à proximité.
Autant dire que la montagne, avec ses températures plus clémentes, a séduit un public en quête de répit. Cette affluence s’inscrit dans un contexte où les épisodes de chaleur intense se multiplient en plaine, renforçant l’attractivité des destinations d’altitude.
Des activités estivales diversifiées pour séduire toutes les générations
L’ANMSM attribue également cette hausse de fréquentation à l’élargissement des activités proposées en été. Entre randonnées, sports de plein air, loisirs familiaux ou encore rendez-vous culturels et sportifs, les stations ont su diversifier leur offre pour attirer un public varié. Cette stratégie semble porter ses fruits, comme en témoignent les données de l’association.
Le mois de juillet a enregistré un taux d’occupation de 63,3%, en progression de 3,6% par rapport à 2025. En août, ce chiffre a grimpé à 72%, soit une hausse de 1,1% sur un an. La semaine du 8 août a marqué le point culminant de la saison, avec 80,7% des hébergements occupés, confirmant l’engouement pour les séjours en montagne pendant la période estivale.
Une clientèle majoritairement française, mais avec une forte présence européenne
La clientèle des stations de montagne reste très largement française, représentant 81,72% des visiteurs cet été. Parmi les touristes étrangers, les Néerlandais arrivent en tête, constituant 26% de cette clientèle internationale. Les Belges suivent de près, avec 25%, tandis que les Britanniques représentent 13% de ce contingent. Ces chiffres reflètent une tendance à la régionalisation des flux touristiques, avec une préférence marquée pour les pays voisins.
Cette diversité géographique s’accompagne d’une mixité des profils : familles en quête de fraîcheur, randonneurs expérimentés ou simples touristes souhaitant échapper à la chaleur des villes. Les stations ont su s’adapter à cette demande, en proposant des hébergements adaptés et des activités variées.
Des défis environnementaux et logistiques à relever
Cette fréquentation record n’est pas sans conséquences pour les stations de montagne. « Les maires des stations sont en première ligne face aux tensions sur la ressource en eau, à la fragilisation de nos milieux naturels et à la fréquentation importante de certains sites », a souligné Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM. La gestion de l’afflux touristique, couplée aux enjeux climatiques, représente un défi majeur pour ces territoires.
À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, l’ANMSM appelle à mieux concilier développement touristique et préservation des milieux naturels. « Il est essentiel d’anticiper les impacts de cette affluence sur nos écosystèmes et nos infrastructures », a-t-il précisé. La saison 2026 a ainsi mis en lumière la nécessité d’une gestion durable des stations, pour préserver leur attractivité à long terme.
Cette saison estivale 2026 a confirmé le rôle central des stations de montagne comme refuge face aux canicules. Mais elle a aussi révélé les limites d’un modèle touristique en tension, où développement et préservation doivent désormais avancer main dans la main.
Selon l’ANMSM, la semaine du 8 août a marqué le pic de fréquentation avec un taux d’occupation de 80,7%. Les données précises par station ne sont pas communiquées, mais les Hautes-Alpes, avec des sites comme La Faurie ou Les Orres, ont été particulièrement prisées, comme en témoignent les retours des vacanciers.