Une jeune femme de 25 ans est décédée lundi 27 juillet 2026, en début d’après-midi, dans un institut de beauté situé à Nice. Selon Franceinfo – Faits divers, trois personnes ont été placées en garde à vue mercredi 29 juillet dans le cadre de cette affaire. La piste d’une injection illégale de botox est désormais envisagée par les enquêteurs, même si les causes exactes du décès restent à déterminer.
La victime a fait un malaise alors qu’elle se trouvait dans l’établissement pour une prestation esthétique. Les secours, appelés en urgence, ont constaté une détresse respiratoire avant de constater son décès sur place. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles. L’enquête a été confiée au service local de la police judiciaire.
Ce qu’il faut retenir
- Une cliente de 25 ans est décédée dans un institut de beauté de Nice le 27 juillet 2026 après un malaise.
- Trois personnes, dont une gérante, ont été placées en garde à vue le 29 juillet.
- L’enquête porte sur une possible injection illégale de botox, bien que le salon ne propose officiellement que des soins pour les ongles, les cheveux et les cils.
- Des seringues et produits injectables ont été retrouvés sur place par les enquêteurs.
- Une autopsie et des analyses toxicologiques sont en cours pour déterminer la cause exacte du décès.
Un décès survenu en pleine séance dans un institut de beauté
La jeune femme s’était rendue dans cet institut pour une prestation esthétique, comme l’a révélé Nice-Matin, cité par Franceinfo – Faits divers. C’est lors de la séance que la cliente a présenté un malaise, conduisant à une détresse respiratoire. Malgré l’intervention rapide des secours, son décès a été constaté sur place.
Les enquêteurs, arrivés peu après, ont découvert sur les lieux des éléments laissant suspecter une pratique non autorisée. Bien que l’institut affiche officiellement des soins pour les ongles, les cheveux et les cils, des seringues, des médicaments et des produits à injecter ont été retrouvés. La piste d’une injection illégale de botox, pratiquée par du personnel non qualifié, est donc sérieusement envisagée.
Une enquête ouverte pour plusieurs chefs d’accusation
L’enquête, confiée à la police judiciaire de Nice, porte sur trois chefs d’accusation : l’exercice illégal de la médecine, l’homicide involontaire et l’administration de substances nuisibles. Les résultats de l’autopsie et des analyses toxicologiques, encore en attente, devraient permettre d’établir avec précision les causes du décès.
Les trois personnes placées en garde à vue sont deux jeunes femmes, âgées respectivement d’une vingtaine et d’une trentaine d’années, ainsi qu’un homme. L’une des deux femmes est présentée comme la gérante de l’établissement. Leur rôle exact dans la survenue du décès reste à éclaircir.
Le contexte des injections illégales de botox en France
Depuis plusieurs années, les autorités sanitaires alertent sur les dangers des injections illégales de botox et d’autres produits esthétiques. En mars 2026, le président du Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), Adel Louafi, avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans les colonnes de franceinfo. Il avait appelé à une répression accrue contre les praticiens illégaux, qualifiant ces pratiques de « dangereuses » en raison des conditions dans lesquelles elles sont réalisées.
Selon lui, ce ne sont pas les produits eux-mêmes qui posent problème, mais leur utilisation par des personnes non formées. « Ce n’est pas le produit qui est dangereux, ni l’acide hyaluronique, ni le botox, mais ce sont les conditions dans lesquelles sont faites ces injections illégales, par des gens qui ne connaissent rien à l’anatomie et qui achètent des produits sous le manteau », avait-il expliqué.
« Aujourd’hui, la réglementation existe, on n’a pas besoin de plus de lois. La vraie urgence, c’est de sévir sur ces injectrices illégales qui ont pignon sur rue, dans des instituts de beauté ou sur les réseaux sociaux. »
— Adel Louafi, président du SNCPRE
Des réseaux mafieux derrière les pratiques illégales
Adel Louafi a également alerté sur l’existence de réseaux mafieux organisés autour de ces pratiques. Ces réseaux n’hésiteraient pas à menacer les clientes victimes pour les dissuader de porter plainte. « Il ne faut pas attendre les plaintes, il faut que les préfets se saisissent de ces affaires, qu’ils fassent fermer ces instituts qui font des actes illégaux », avait-il conclu lors de son intervention.
Cette affaire intervient dans un contexte où l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a signalé, depuis le printemps 2025, « trois nouveaux cas graves » s’apparentant à du botulisme après des injections illégales de botox. Ces incidents rappellent la dangerosité de ces pratiques, souvent réalisées dans des conditions d’hygiène et de sécurité non conformes.
Cette affaire rappelle une fois de plus les risques associés aux pratiques esthétiques non encadrées et l’importance de la vigilance des autorités pour protéger les patients.
L’exercice illégal de la médecine est puni par l’article 411-17 du Code de la santé publique, avec une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. En cas de circonstances aggravantes, comme la mort d’une personne, les peines peuvent être alourdies.
Les signes à surveiller incluent des prix anormalement bas, l’absence de diplôme médical visible, des pratiques non déclarées (comme les injections de botox ou d’acide hyaluronique), et des témoignages de clientes rapportant des effets secondaires graves. L’ANSM et les ordres professionnels recommandent de toujours vérifier les certifications du personnel avant toute intervention.