La Russie voit son influence décliner dans les anciennes zones d'intérêts en Asie centrale, selon des analyses de Vajnye Istorii et Riddle. Les États de la région affichent une certaine autonomie, ne condamnant pas l'invasion de l'Ukraine mais ne la soutenant pas non plus. Le président kirghiz revendique la neutralité, tandis que le dirigeant kazakh Kassym-Jomart Tokaev a refusé de reconnaître l'indépendance des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg en 2022.
Malgré des liens économiques solides avec Moscou depuis la fin de l'URSS, le constat est que la Russie perd du terrain au profit de la Chine et des États-Unis, très actifs dans la région. Les experts soulignent que le Kazakhstan et le Kirghizistan, membres de l'Union économique eurasiatique, manifestent une volonté croissante d'indépendance vis-à-vis de Moscou.
Ce qu'il faut retenir
- La Russie voit son influence décliner en Asie centrale
- Les États de la région affichent une certaine autonomie
- Les liens économiques avec Moscou restent solides malgré tout
Les États d'Asie centrale s'éloignent de Moscou
Les déclarations de neutralité du président kirghiz et le refus de reconnaissance d'indépendance par le dirigeant kazakh mettent en lumière un changement de posture des États d'Asie centrale vis-à-vis de la Russie. Selon les analyses de Riddle, la perte d'influence politique de Moscou profite à d'autres acteurs régionaux, notamment la Chine et les États-Unis, qui renforcent leur présence dans la région.
Des liens économiques solides malgré la perte d'influence politique
Malgré la diminution de son influence politique, la Russie maintient des liens économiques forts avec les pays d'Asie centrale. Cette situation complexe soulève des questions sur l'avenir des relations entre Moscou et la région, alors que les dynamiques géopolitiques évoluent.