Près d'un quart des assistants d'éducation (AED) ont participé ce mardi 2 juin à une journée de grève et de rassemblements organisés par les syndicats du personnel de vie scolaire. Selon Ouest France, le taux de participation national s'élève à 21,48 % en moyenne pour les académies métropolitaines, un chiffre communiqué par le ministère de l'Éducation nationale. Autant dire que le mouvement, bien que minoritaire, a touché une part significative des établissements scolaires à travers le pays.

Ce qu'il faut retenir

  • Un taux de participation moyen de 21,48 % aux grèves et rassemblements organisés par les AED ce 2 juin
  • L'appel à la grève émane d'une intersyndicale représentant le personnel de vie scolaire
  • La mobilisation s'inscrit dans le cadre de revendications spécifiques au métier d'assistant d'éducation

Cette mobilisation intervient alors que les assistants d'éducation, souvent en première ligne auprès des élèves, dénoncent des conditions de travail jugées précaires et des salaires insuffisants au regard de leurs missions. Ouest France rappelle que ces personnels, majoritairement étudiants ou jeunes diplômés, assurent des fonctions d'accompagnement pédagogique et éducatif dans les collèges et lycées. Leur statut, entre CDD et temps partiel contraint, reste un point de friction récurrent avec l'institution scolaire.

Les syndicats à l'origine de l'appel à la grève ont justifié leur mouvement par la nécessité d'obtenir des améliorations concrètes, notamment sur la revalorisation des grilles indiciaires et la stabilisation des contrats. « Les AED ne peuvent plus être les variables d'ajustement d'un système éducatif déjà sous tension », a souligné un porte-parole syndical, sans préciser pour autant de mesures alternatives proposées. La journée de mobilisation a donné lieu à des rassemblements dans plusieurs villes, avec des rassemblements signalés à Rennes, Nantes, Angers ou encore Le Mans.

Côté ministère, on reconnaît l'ampleur de la participation sans pour autant commenter les revendications portées par les grévistes. « Nous prenons acte de cette mobilisation et restons à l'écoute des préoccupations exprimées », a indiqué un porte-parole, tout en rappelant que les académies concernées par les perturbations ont mis en place des dispositifs de remplacement pour limiter l'impact sur les élèves. Aucune estimation précise des établissements touchés directement par des grèves n'a été communiquée pour l'instant.

Cette grève s'ajoute à une série de mouvements sociaux récents dans le secteur de l'Éducation nationale, qui a connu des tensions persistantes autour des conditions de travail des personnels non enseignants. En 2025, les AED avaient déjà été mobilisés à plusieurs reprises, notamment sur la question des quotas de temps de travail et de la précarité de leurs contrats. Le ministère, de son côté, met en avant les dispositifs d'accompagnement existants, comme les aides à la formation ou les primes d'ancienneté, sans pour autant répondre aux demandes de titularisation massive réclamées par certains syndicats.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des suites données par les syndicats et le ministère. Une rencontre entre les parties prenantes est évoquée dans les prochains jours, sans date arrêtée pour l'instant. Dans l'immédiat, les académies concernées devraient publier un bilan détaillé des perturbations enregistrées ce 2 juin, tandis que les syndicats pourraient annoncer de nouvelles actions si leurs revendications ne sont pas satisfaites d'ici la rentrée scolaire de septembre 2026.

Reste à voir si cette mobilisation, bien que suivie par plus d'un cinquième des AED, parviendra à peser sur les arbitrages ministériels. Le gouvernement, engagé dans une réforme globale de l'école, pourrait être tenté de temporiser face à des revendications sectorielles qui risquent de s'inscrire dans la durée. Pour l'heure, ni les syndicats ni l'institution ne semblent prêts à céder sur leurs positions respectives.

Les syndicats majoritaires dans le secteur de la vie scolaire, comme le SNUipp-FSU, le SE-UNSA ou encore le SNALC, ont participé à l'appel à la grève. Leur communiqué commun souligne l'union des organisations représentatives du personnel de vie scolaire autour de revendications partagées.