L’actrice française Nathalie Baye, disparue le 17 avril à l’âge de 77 ans, fera l’objet d’une cérémonie funéraire vendredi matin à 10 heures à l’église Saint-Sulpice à Paris, avant une inhumation « dans la stricte intimité », a indiqué sa famille à l’AFP ce lundi 20 avril, selon Franceinfo - Culture.

Ce qu'il faut retenir

  • Les obsèques de Nathalie Baye auront lieu vendredi 20 avril à 10h à l’église Saint-Sulpice, à Paris.
  • L’actrice est décédée vendredi soir à son domicile parisien des suites de la maladie à corps de Lewy.
  • Nathalie Baye, quatre fois lauréate d’un César, a marqué le cinéma français pendant plus de cinq décennies.
  • Sa famille a annoncé son décès via un communiqué samedi, suscitant de nombreux hommages dans le milieu culturel.

Nathalie Baye s’est éteinte « vendredi soir à son domicile parisien de la maladie à corps de Lewy », précise le communiqué de sa famille rendu public samedi 19 avril. Cette pathologie neurodégénérative, encore peu connue du grand public, avait déjà touché des personnalités comme l’ancien président américain George H. W. Bush ou l’acteur américain Robin Williams. L’annonce de sa disparition a rapidement déclenché une vague d’hommages en ligne et dans les médias, saluant une actrice « proche des gens » et « partenaire idéale » pour ses partenaires à l’écran.

Une carrière éclectique et saluée par quatre César

Nathalie Baye laisse derrière elle une carrière d’actrice s’étalant sur plus de cinq décennies, marquée par une discrétion rare et une versatilité remarquée. Quatre fois lauréate d’un César – dont trois pour meilleure actrice dans un second rôle –, elle a collaboré avec les plus grands noms du cinéma français, de François Truffaut à Bertrand Blier en passant par Jean-Luc Godard ou encore Xavier Dolan. « Elle s’est imposée dans tous les registres, du cinéma d’auteur aux comédies populaires », soulignait samedi le communiqué de sa famille.

Parmi ses rôles les plus marquants figurent ses collaborations avec Truffaut dans « La Nuit américaine » (1973) ou « Le Dernier Métro » (1980), mais aussi des rôles dans des comédies populaires comme « Le Marginal » (1983) aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Plus récemment, elle a tourné sous la direction de Xavier Dolan dans « Juste la fin du monde » (2016), confirmant son statut d’actrice respectée par les nouvelles générations de cinéastes.

Une icône discrète et respectée du cinéma français

Surnommée « la muse discrète » du cinéma français, Nathalie Baye était connue pour son professionnalisme et son approche naturelle de son métier. Contrairement à d’autres stars, elle n’a jamais cherché à s’exposer médiatiquement, préférant laisser son travail parler pour elle. Cette attitude lui a valu une reconnaissance unanime dans le milieu, où elle était souvent décrite comme une « partenaire idéale » sur les tournages. « Elle était proche des gens, accessible, et son jeu d’actrice touchait un public très large », a rappelé un de ses proches cités par Franceinfo - Culture.

Son dernier rôle au cinéma remonte à 2023, dans le film « L’Amour et les Forêts » d’Elsa Zylberstein. Malgré une carrière ralentie ces dernières années, elle restait une figure incontournable du patrimoine cinématographique français. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans le monde du spectacle, où de nombreux artistes ont rendu hommage à une actrice « d’une grande humanité » et « d’une élégance rare ».

Un décès qui suscite une vague d’hommages

L’annonce de sa mort, samedi, a rapidement fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Des personnalités comme la ministre de la Culture Rachida Dati ou encore l’actrice Marion Cotillard ont salué sa mémoire, rappelant son talent et son influence. « Une grande dame du cinéma nous quitte. Nathalie Baye restera à jamais dans nos cœurs », a déclaré la ministre sur X (ex-Twitter).

Les hommages se multiplient également parmi les cinéphiles, qui soulignent la diversité de ses rôles et son ability à rendre chaque personnage mémorable. « Elle avait ce don de transformer chaque scène en moment unique, qu’il s’agisse d’un drame ou d’une comédie », a confié un critique cinématographique du Figaro. Ces réactions confirment l’héritage durable qu’elle laisse derrière elle, bien au-delà des frontières du cinéma français.

Et maintenant ?

La cérémonie prévue vendredi matin à Saint-Sulpice devrait réunir un cercle restreint de proches et de personnalités du monde du cinéma, conformément à la volonté de la famille. Reste à savoir si un hommage public ou une rétrospective de son œuvre sera organisé dans les semaines à venir, une pratique courante pour les figures majeures du septième art. Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite à ce sujet, la famille préférant visiblement garder la cérémonie dans une dimension intime.

Son héritage artistique, lui, devrait continuer de résonner. Plusieurs chaînes de télévision et plateformes de streaming pourraient diffuser ses films les plus emblématiques dans les prochains mois, à l’image de ce qui avait été fait après le décès d’autres grandes actrices comme Jeanne Moreau ou Annie Girardot. Une façon de perpétuer la mémoire de cette actrice qui a su, par son talent, traverser les époques sans jamais perdre de sa superbe.

La maladie à corps de Lewy est une pathologie neurodégénérative progressive qui combine des symptômes de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson. Elle se manifeste par des troubles cognitifs, des hallucinations, des fluctuations de l’attention, ainsi que des symptômes moteurs similaires à ceux de la maladie de Parkinson. Cette maladie, encore méconnue du grand public, avait déjà touché des personnalités comme l’ancien président américain George H. W. Bush ou l’acteur Robin Williams.