À seulement 25 ans, Nathan Guigand, jeune auto-entrepreneur spécialisé dans le patrimoine bâti, a fait l’acquisition d’un presbytère du XVᵉ siècle situé à Montrevault, en Maine-et-Loire. Selon Ouest France, cet édifice historique, témoin de plusieurs siècles d’histoire locale, nécessitera près de trois années de travaux avant d’être rendu à son faste d’antan. Une visite guidée des lieux est d’ores et déjà prévue pour le samedi 20 juin 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Nathan Guigand, 25 ans, a acquis un presbytère du XVᵉ siècle à Montrevault (Maine-et-Loire) en 2026.
  • Les travaux de restauration, estimés à plus de trois ans, devraient s’achever en 2029.
  • Le jeune entrepreneur, auto-entrepreneur en patrimoine bâti, a déjà commencé les travaux depuis deux mois.
  • Une visite guidée des lieux est organisée le 20 juin 2026 pour découvrir l’avancée des travaux.

Un projet ambitieux pour un édifice chargé d’histoire

Le presbytère de Montrevault, dont l’origine remonte au XVᵉ siècle, incarne un pan de l’histoire locale. Ouest France souligne que ce bâtiment a traversé les époques sans perdre de sa superbe, malgré les décennies écoulées. Nathan Guigand, passionné par les édifices anciens, a choisi de lui redonner vie plutôt que de se tourner vers des constructions modernes. « Ce n’est pas un simple achat, c’est un engagement », a-t-il expliqué à nos confrères. Pour ce faire, il a déjà entamé des travaux il y a deux mois, bien que le chantier s’annonce colossal.

L’auto-entrepreneur, qui s’est formé sur le terrain et par des études en patrimoine bâti, mise sur ses compétences pour mener à bien ce projet. Selon ses estimations, la restauration complète ne sera pas achevée avant 2029. Un calendrier serré, mais qui ne semble pas l’effrayer. « Chaque pierre compte, chaque détail est important », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de préserver l’authenticité du lieu.

Des compétences acquises sur le terrain

Nathan Guigand n’a que 25 ans, mais son parcours atypique en fait un acteur sérieux de ce type de projet. Diplômé en techniques de restauration et auto-entrepreneur depuis plusieurs années, il a déjà travaillé sur plusieurs chantiers similaires. « J’ai appris sur le terrain, en observant et en écoutant les anciens », a-t-il déclaré. Son approche allie savoir-faire traditionnel et méthodes contemporaines, une combinaison qui pourrait bien donner un nouveau souffle à ce presbytère.

Selon Ouest France, ses premiers travaux, réalisés depuis deux mois, montrent déjà des résultats encourageants. Les fondations ont été renforcées, les murs nettoyés, et une partie de la charpente a été inspectée. « On voit que ça prend forme, même si tout reste à faire », a-t-il indiqué lors d’une visite récente. Pour lui, ce chantier est bien plus qu’un projet professionnel : c’est une passion qui prend vie.

Une visite guidée pour partager la passion du patrimoine

Pour permettre au public de découvrir l’avancée des travaux, Nathan Guigand organise une visite guidée du presbytère le samedi 20 juin 2026. L’événement, ouvert à tous, permettra de visiter les parties déjà restaurées et d’échanger avec l’entrepreneur sur les défis rencontrés. « C’est l’occasion de montrer que le patrimoine peut encore parler aux nouvelles générations », a-t-il souligné. Les inscriptions, gratuites, seront possibles dès le mois de juin via les réseaux sociaux de l’artisan.

Cette initiative vise aussi à sensibiliser le public à l’importance de préserver les édifices historiques. « Beaucoup de gens ne réalisent pas à quel point ces bâtiments racontent notre histoire », a-t-il ajouté. Une façon pour lui de partager sa passion tout en recueillant éventuellement des conseils ou des soutiens pour son projet.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront décisifs pour Nathan Guigand. Après la visite guidée de juin 2026, il prévoit de finaliser les fondations et de commencer la restauration des façades d’ici la fin de l’année. Si les financements le permettent, il espère pouvoir ouvrir une partie du presbytère au public d’ici 2028, avant la fin totale des travaux en 2029. Reste à voir si ce projet inspirera d’autres jeunes entrepreneurs à se lancer dans la préservation du patrimoine.

Pour Nathan Guigand, cette aventure est bien plus qu’un chantier : c’est une preuve que la jeunesse peut s’emparer du passé pour en faire un futur. Une entreprise ambitieuse, à suivre de près d’ici 2029.