Les San Antonio Spurs s’apprêtent à affronter les New York Knicks en finale NBA, une première depuis leur dernier titre en 2014. Si Victor Wembanyama, élu Défenseur de l’année, en est le visage médiatique, c’est une équipe de jeunes joueurs inexpérimentés qui a propulsé la franchise texane vers ce sommet, après douze ans d’absence en finale. Selon Franceinfo - Sport, cette équipe est la deuxième la plus jeune de l’histoire à disputer une finale, avec une moyenne d’âge de 24,4 ans.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Spurs, 13e de la Conférence Ouest en 2025, ont atteint la finale NBA en 2026 grâce à un noyau de jeunes talents.
  • Victor Wembanyama (22 ans) est épaulé par Devin Vassell (25 ans), Stephon Castle (21 ans), Dylan Harper (20 ans) et Julian Champagnie (24 ans), tous formés en interne.
  • Cette équipe est la deuxième plus jeune de l’histoire à disputer une finale NBA, avec une moyenne d’âge de 24,4 ans.

Devin Vassell, l’élément indispensable de l’édifice texan

Choisi en 11e position lors de la draft 2020, Devin Vassell a d’abord été l’option principale des Spurs avant de s’adapter à l’arrivée de Wembanyama. Désormais, son rôle s’est transformé en celui d’un « glue guy », un joueur polyvalent capable de combler les lacunes, de défendre avec acharnement et de soutenir l’attaque quand nécessaire. En playoffs 2026, il a limité ses adversaires à seulement 24 % de réussite au tir lorsqu’il était en défense, le meilleur résultat depuis 2020 selon ESPN.

Son coach, Mitch Johnson, n’a pas hésité à souligner son importance : « Si on oubliait les statistiques et qu’on ne regardait que son jeu, il serait peut-être notre joueur le plus régulier. Son impact en attaque et en défense est essentiel. » Vassell est également le joueur le plus utilisé des Spurs en playoffs, avec 33,8 minutes de moyenne, devant même Wembanyama (32,5 minutes).

Stephon Castle, le meneur au dynamisme contagieux

Drafté en 4e position en 2025, Stephon Castle a été élu rookie de l’année dès sa première saison. Son profil explosif en fait un atout majeur : sa puissance physique et sa capacité à finir au dunk ou à servir des passes décisives en alley-oop ont dynamisé l’attaque des Spurs. Castle et Wembanyama ont rapidement développé une alchimie notable, comme en témoigne cette déclaration du Français : « On discute beaucoup de ce qu’on peut faire. On joue avec intensité, même quand on mène de 30 points. On se motive mutuellement pour continuer à faire les petits détails. » Castle a même lancé : « J’espère passer quinze ans à ses côtés. »

Dylan Harper, le rookie mature au sang-froid impressionnant

Sélectionné en 2e position lors de la draft 2025, Dylan Harper est le fils de Ron Harper, cinq fois champion NBA avec les Bulls de Michael Jordan et les Lakers de Kobe Bryant. En tant que sixième homme, il a immédiatement marqué les esprits par sa maturité et son efficacité, notamment lors d’un match contre Oklahoma City où il a enregistré 24 points, 11 rebonds, six passes et sept interceptions. « L’équipe fait tout pour m’encourager à être moi-même. Quand c’est mon heure, j’y vais et je suis mon instinct », a-t-il déclaré après le match 7 face à Oklahoma City.

Harper a également prouvé son sang-froid en empêchant Stephon Castle de réagir à une faute grossière d’Alex Caruso, évitant ainsi une exclusion. « Ce qu’on peut faire n’a pas de limites. C’est juste le début de quelque chose de spécial », a-t-il ajouté.

Julian Champagnie, le sniper revenu de l’ombre

Arrivé aux Spurs en 2023 après un passage raté à Philadelphie, Julian Champagnie a connu une ascension remarquable. Licencié sans explication en 2022, il a rebondi en signant avec San Antonio, où il est devenu l’un des meilleurs tireurs à trois points de l’équipe en playoffs (39 % de réussite). « Se faire couper sans sommation, c’était dur pour un gamin de 20 ans qui voulait poursuivre ses rêves », a-t-il confié après la qualification en finale.

Son coach a salué son engagement : « Julian est le genre de mec pour qui tu as envie de mourir sur le terrain car il fait tellement d’efforts. Il a une histoire incroyable et désormais, il emmène cette équipe en finale NBA. » Champagnie, natif de New York, ne compte pas faire de cadeaux à son ancienne ville lors de la finale.

« Il a une vision de qui il veut être en tant que personne et joueur, et l’investissement qu’il met là-dedans, je n’ai jamais vu ça avant. »
Mitch Johnson, coach des San Antonio Spurs, sur Julian Champagnie

Et maintenant ?

La finale NBA entre les Spurs et les Knicks s’ouvre mercredi soir, avec un premier match à 2h30 dans la nuit de mercredi à jeudi. Pour les jeunes Texans, cette série pourrait marquer le début d’une ère, tandis que les Knicks, menés par Jalen Brunson et Julius Randle, tenteront de remporter leur premier titre depuis 1973. La confrontation entre les deux franchises promet d’être intense, d’autant que Julian Champagnie, né à New York, jouera un rôle clé dans cette opposition.

Victor Wembanyama et ses coéquipiers devront prouver qu’ils peuvent tenir la pression d’une finale, une épreuve où l’expérience fait souvent la différence. Pour les Spurs, l’enjeu est double : remporter un titre après douze ans d’attente, tout en confirmant que leur jeune effectif peut dominer la ligue sur le long terme.

L’équipe des Spurs est la deuxième plus jeune de l’histoire à disputer une finale NBA, avec une moyenne d’âge de 24,4 ans.

C’est Devin Vassell, avec une moyenne de 33,8 minutes par match, devant Victor Wembanyama (32,5 minutes).