Une coulée de boue meurtrière a frappé mercredi 26 août 2026 au matin le poste frontière de Gyirong, situé dans le district de Nuwakot, près de la frontière sino-népalaise. Selon BMF - International, l’événement a fait au moins huit morts et laisse sans nouvelles 291 touristes, selon les autorités locales. Les opérations de secours sont toujours en cours dans cette zone régulièrement exposée aux risques de glissements de terrain.
Ce qu'il faut retenir
- Une coulée de boue s’est produite vers 10h30 (heure locale) au poste frontière de Gyirong, un point de passage majeur entre la Chine et le Népal.
- Les autorités ont confirmé huit décès et signalé la disparition de 291 personnes, dont des touristes.
- Le président chinois Xi Jinping a ordonné la mobilisation de tous les moyens disponibles pour les secours et la prise en charge des victimes.
- La région, située dans l’Himalaya, est particulièrement vulnérable aux glissements de terrain pendant la saison des moussons.
Une catastrophe dans une zone à haut risque
Le poste frontière de Gyirong, situé dans l’Himalaya, est un passage terrestre stratégique entre la Chine et le Népal. Selon BMF - International, cette région est régulièrement frappée par des glissements de terrain et des crues soudaines, surtout pendant la saison des pluies estivales. « La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes », a indiqué le président chinois Xi Jinping, cité par les médias.
Les pluies torrentielles de ces dernières semaines ont saturé les sols, rendant la zone particulièrement instable. Les premières estimations évoquent des dégâts matériels importants, bien que les autorités n’aient pas encore communiqué de bilan précis sur ce point.
Une mobilisation internationale en urgence
Face à l’ampleur de la catastrophe, le président chinois a immédiatement réagi en ordonnant la mise en œuvre de tous les moyens disponibles pour les secours. « On ne peut pas se permettre de perdre une minute », a-t-il souligné, rappelant que chaque vie comptait. Les équipes de sauvetage, composées de militaires, de policiers et de bénévoles, s’efforcent actuellement de localiser les disparus et de sécuriser les zones menacées.
Selon le porte-parole de la police népalaise, Abi Narayan Kafle, « à ce stade, huit corps ont été récupérés. Les opérations de sauvetage sont en cours ». Les autorités locales appellent à la prudence, craignant que le bilan humain ne s’alourdisse dans les prochaines heures, en raison de l’isolement de certaines zones touchées par les inondations.
Un contexte régional marqué par les catastrophes naturelles
Cette catastrophe survient dans un contexte où le Népal, tout comme d’autres pays de la région himalayenne, est régulièrement confronté à des catastrophes naturelles liées aux intempéries. En 2024, une série de glissements de terrain avait déjà causé la mort de plusieurs dizaines de personnes dans le district de Rasuwa, non loin de la frontière tibétaine. Ces événements rappellent la vulnérabilité des infrastructures locales face aux aléas climatiques.
Les associations humanitaires locales ont d’ores et déjà lancé des appels aux dons pour soutenir les opérations de secours et l’aide aux populations sinistrées. Les gouvernements chinois et népalais ont par ailleurs annoncé une coordination renforcée pour prévenir de nouveaux drames dans cette région montagneuse.
Cette tragédie met une nouvelle fois en lumière la nécessité d’investir dans des infrastructures adaptées et des systèmes d’alerte précoce dans les régions himalayennes. Les experts rappellent que ces catastrophes naturelles devraient s’intensifier avec le changement climatique, rendant les populations encore plus vulnérables. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité des mesures prises et éviter qu’un drame similaire ne se reproduise.
Gyirong est située dans une zone montagneuse de l’Himalaya, où les pentes abruptes et les sols fragilisés par les pluies abondantes des moussons favorisent les glissements de terrain. Les séismes fréquents dans la région, comme celui de 2015 au Népal, ont également fragilisé les structures géologiques, augmentant les risques.
Les priorités immédiates sont la localisation des disparus, l’évacuation des populations menacées et la distribution d’aide humanitaire. Les autorités prévoient également d’évaluer les dégâts matériels et de reconstruire les infrastructures endommagées dès que les conditions le permettront.