Quatre jours après le passage des crues dévastatrices au Népal, les familles des disparus s’organisent dans l’espoir désespéré de retrouver leurs proches, alors que le bilan s’alourdit chaque heure. Selon BMF - International, les autorités népalaises recensent désormais 734 morts et 2 498 disparus, des chiffres qui illustrent l’ampleur de la catastrophe. Les opérations de secours, bien que massives, peinent à couvrir l’ensemble des zones touchées, où des villages entiers ont été rayés de la carte par les flots.
Ce qu'il faut retenir
- 734 morts et 2 498 disparus au quatrième jour après les crues au Népal, selon BMF - International.
- Les chances de retrouver des survivants s’amenuisent, les secours se concentrant sur les zones accessibles.
- Des familles de Franco-Népalais, comme celle de Shiva Ram Bhandari, expriment une « panique totale » face à l’absence de nouvelles.
- Plus de 100 ouvriers ont été secourus après avoir été bloqués dans un tunnel, un rare succès dans cette opération.
Depuis le déclenchement de la catastrophe, les autorités népalaises et les organisations humanitaires tentent de coordonner les secours, mais les conditions météo et l’isolement de certaines zones compliquent considérablement les opérations. Shiva Ram Bhandari, Franco-Népalais vivant en France, a confié à BMF - International que l’attente était insoutenable pour les familles des disparus : « C’est une panique totale pour l’instant. On ne sait même pas où chercher, ni si nos proches sont encore en vie. » Des témoignages similaires émanent de plusieurs régions du pays, où des centaines de personnes restent sans nouvelles de leurs proches.
Les opérations de sauvetage ont permis de localiser et d’extraire 100 ouvriers piégés dans un tunnel, un soulagement pour leurs familles. Ces images, diffusées par les médias locaux, ont montré l’ampleur des moyens déployés par les secours, mais aussi les difficultés logistiques auxquelles ils font face. Les routes coupées et les ponts emportés par les eaux limitent l’accès aux zones les plus touchées, où des milliers de personnes pourraient encore être isolées.
Les crues, survenues dans la nuit du 28 août 2026, ont été provoquées par des pluies diluviennes dans plusieurs districts du centre et de l’ouest du Népal. Les régions de Kaski, Baglung et Myagdi, déjà vulnérables aux glissements de terrain et aux inondations, ont été les plus affectées. Les autorités locales ont lancé un appel à l’aide internationale, tandis que les organisations non gouvernementales tentent de mobiliser des ressources pour les survivants.
« C’est une panique totale pour l’instant. On ne sait même pas où chercher, ni si nos proches sont encore en vie. »
— Shiva Ram Bhandari, Franco-Népalais dont des proches sont portés disparus
Côté bilan humain, les autorités népalaises précisent que les 734 morts recensés sont répartis dans plusieurs districts, avec une concentration particulièrement élevée dans les zones montagneuses. Les disparus, dont le nombre atteint 2 498, incluent des habitants, des travailleurs et des voyageurs surpris par la montée soudaine des eaux. Les opérations de recherche se poursuivent malgré l’épuisement des équipes et les conditions difficiles sur le terrain.
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’ampleur réelle de la catastrophe et organiser une réponse humanitaire à la hauteur des besoins. Les autorités ont annoncé qu’un bilan définitif ne pourrait être établi qu’une fois toutes les zones accessibles, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines. En attendant, les familles des disparus restent suspendues à l’espoir de retrouver leurs proches, malgré l’amenuisement des chances de survie.