Selon Franceinfo - Sport, un événement sportif hors norme s'est déroulé ce dimanche 29 mai 2026 au Népal. À 5 364 mètres d'altitude, sur le camp de base de l'Everest, 250 coureurs ont pris le départ du plus haut marathon du monde. Une épreuve d'autant plus exigeante que les participants doivent d'abord rejoindre la ligne de départ à pied, après une ascension d'au moins dix jours. Le choix de la date n'est pas anodin : il commémore les premiers alpinistes à avoir atteint le sommet, Tenzing Norgay et Edmund Hillary, en 1953.
Ce qu'il faut retenir
- 250 coureurs ont participé à cette édition 2026 du marathon de l'Everest, l'un des défis les plus extrêmes au monde.
- La course débute à 5 364 mètres d'altitude, nécessitant une acclimatation préalable de plusieurs jours pour les athlètes.
- Les participants doivent d'abord gravir la montagne à pied pour atteindre le camp de base, un parcours de 10 jours minimum.
- Gontran Isnard, un Français, a terminé 12e en 6 heures 27 minutes après avoir parcouru 17 km sous des conditions extrêmes.
- La course se déroule chaque année le 29 mai, en hommage à la première ascension réussie de l'Everest.
Un défi sportif et logistique sans précédent
Organisé sur les pentes de l'Everest, ce marathon unique en son genre impose des conditions dantesques. Les coureurs s'élancent depuis le camp de base, situé à plus de 5 300 mètres, où l'oxygène se raréfie et les températures chutent bien en dessous de zéro. Avant même le départ, une épreuve d'endurance supplémentaire attend les participants : l'ascension de la montagne pour rejoindre la ligne de départ. Dix jours de marche sont nécessaires, une préparation physique et mentale indispensable pour affronter la course elle-même.
Parmi les 250 concurrents, Gontran Isnard, un Français passionné de montagne, s'est préparé pendant quatre mois. « Je crois que je voulais me prouver que je suis capable de réaliser un tel défi, de suivre une telle préparation », a-t-il déclaré. Son objectif ? Figurer dans le top 5 des coureurs internationaux. Une ambition qui devra composer avec des conditions climatiques impitoyables et un terrain hostile.
Un parcours semé d'embûches et de dangers
Dès les premiers kilomètres, les athlètes doivent composer avec des roches gelées et un dénivelé négatif de 2 900 mètres. Après seulement 17 km et deux heures de course, le premier ravitaillement s'impose. Le corps, affaibli par l'altitude et le manque d'oxygène, est mis à rude épreuve. Gontran Isnard, malgré les difficultés, a réussi à franchir la ligne d'arrivée après 6 heures 27 minutes d'efforts, se classant 12e.
La veille de la course, le Français avait passé la nuit dans le camp de base, à plus de 5 000 mètres d'altitude. « Je suis quand même pas mal inquiet de la nuit qui arrive. Je me demande si je ne vais pas avoir très froid. Mais bon, on verra bien, et puis au pire c'est qu'une mauvaise nuit », avait-il confié. Une nuit de plus de moins 10 degrés qui illustre l'extrême rigueur de l'épreuve.
Un événement chargé d'histoire et de symboles
Le choix du 29 mai pour organiser ce marathon n'est pas un hasard. Cette date commémore la première ascension réussie de l'Everest par Tenzing Norgay et Edmund Hillary en 1953. Depuis plus de vingt ans, cette course rend hommage à cet exploit historique tout en testant les limites physiques et mentales des participants. Chaque édition attire des athlètes du monde entier, avides de repousser leurs propres limites dans un environnement parmi les plus hostiles de la planète.
Pour Gontran Isnard, cette expérience représente bien plus qu'une compétition. « Je passe pas mal de temps en montagne, je cours beaucoup aussi, donc on verra ce que ça va donner », a-t-il indiqué avant le départ. Une préparation qui s'est avérée cruciale pour affronter un parcours où chaque pas compte et où la moindre erreur peut s'avérer fatale.
Pour les participants, l'objectif reste inchangé : repousser leurs limites tout en honorant l'esprit de découverte et de dépassement qui anime cette course unique au monde.