D'après Le Monde, les hôpitaux de Katmandou sont aujourd'hui submergés par un afflux continu de familles venues chercher des proches portés disparus à la suite des crues dévastatrices qui ont frappé le Népal et la Chine. Selon les derniers bilans, ces inondations ont causé la mort d’au moins 577 personnes, tandis que 1 400 individus restent portés disparus dans les deux pays. Les services hospitaliers, déjà sous tension, tentent de gérer l’arrivée massive de rescapés et de familles en quête d’informations.

Ce qu'il faut retenir

  • 577 morts confirmés après les crues au Népal et en Chine, selon les autorités locales.
  • 1 400 personnes portées disparues, un bilan provisoire qui pourrait évoluer avec les recherches en cours.
  • Les hôpitaux de Katmandou débordés par l’afflux de familles et de rescapés en quête d’informations.
  • Les crues ont touché plusieurs régions, provoquant des dégâts matériels et humains considérables.
  • Les opérations de recherche se poursuivent, mais les conditions météo compliquent les secours.

Un bilan humain lourd et des familles en détresse

Les services d’urgence népalais et chinois continuent de recenser les victimes des crues qui ont frappé plusieurs vallées ces derniers jours. Les hôpitaux de Katmandou, notamment ceux de la capitale, accueillent désormais des familles en état de choc, certaines venues de régions éloignées où les communications restent coupées. « Je suis venue ici parce que j’ai appris que des corps avaient été retrouvés dans un village voisin », a déclaré une femme interrogée par Le Monde, les yeux rougis par les larmes. D’autres, comme cette mère de famille, attendent désespérément des nouvelles d’un enfant porté disparu depuis trois jours.

Les autorités locales ont mis en place des centres d’accueil temporaires pour centraliser les informations, mais la tâche s’avère complexe. Les infrastructures endommagées et les routes impraticables ralentissent l’acheminement des secours et des denrées essentielles. Selon les dernières estimations, plus de 50 000 personnes ont été directement affectées par les inondations, avec des milliers de maisons détruites ou inondées.

Des rescapés sous le choc et des témoignages glaçants

Parmi les survivants hospitalisés, certains décrivent des scènes d’apocalypse. Un agriculteur de 42 ans, rescapé des crues dans la vallée de Bagmati, a raconté à Le Monde : « J’étais certain de mourir. L’eau est montée si vite que j’ai dû grimper sur le toit de ma maison pour survivre. J’ai vu des voisins emportés par le courant ». Ces récits, encore fragmentaires, illustrent l’ampleur de la catastrophe qui a frappé des régions entières, où les rivières ont débordé en quelques heures seulement.

Les témoignages recueillis dans les hôpitaux de Katmandou révèlent également un manque criant de moyens. Les stocks de médicaments s’épuisent, et certains patients doivent être transférés vers des structures mieux équipées, malgré les difficultés logistiques. Les équipes médicales, épuisées, tentent de maintenir un service minimal, tout en répondant aux questions angoissées des familles.

Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir

Les autorités reconnaissent que le bilan des victimes reste provisoire. Les opérations de recherche se poursuivent, mais les conditions météo, marquées par de nouvelles pluies, entravent les secours. « Nous faisons tout notre possible pour retrouver les disparus, mais les zones touchées sont parfois inaccessibles », a expliqué un responsable du ministère népalais de l’Intérieur. Les drones et les hélicoptères sont mobilisés pour localiser les personnes isolées, tandis que les équipes au sol progressent lentement en raison des coulées de boue et des glissements de terrain.

Les Nations unies ont annoncé l’envoi d’une aide d’urgence, mais son acheminement dépendra des conditions climatiques. Dans l’immédiat, les besoins les plus urgents concernent l’eau potable, les médicaments et les abris temporaires. Les organisations humanitaires appellent à la prudence, car les risques d’épidémies et de maladies liées aux eaux stagnantes sont élevés.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour les opérations de secours. Les autorités népalaises et chinoises devraient annoncer un bilan plus précis d’ici la fin de la semaine, une fois les zones les plus reculées atteintes. Une réunion d’urgence entre les gouvernements concernés est prévue demain pour coordonner les efforts internationaux. Dans l’immédiat, la priorité reste la recherche des disparus et l’acheminement des aides, malgré des conditions toujours plus difficiles.

En Chine, où les crues ont également causé des dégâts importants dans la province du Yunnan, les autorités locales ont demandé l’aide de la Croix-Rouge internationale. Au Népal, la situation pourrait encore se dégrader si les pluies persistent, risquant d’aggraver les inondations déjà dévastatrices.

D'après les autorités locales, les vallées de Bagmati, de Bheri et de Karnali sont les plus affectées, avec des villes comme Pokhara et Biratnagar particulièrement endommagées. Ces zones concentrent le plus grand nombre de disparus et de dégâts matériels.