Selon nos confrères de France 24, la situation reste critique au Népal après le passage de coulées de boue meurtrières qui ont ravagé plusieurs vallées de l’est du pays et du Tibet voisin. Jeudi 1er septembre 2026, les autorités locales et les services de secours ont recensé 362 morts officiellement confirmés, mais le bilan humain s’annonce bien plus lourd. Plus de 1 300 personnes, parmi lesquelles plusieurs centaines de touristes, sont portées disparues, selon les dernières estimations communiquées par les autorités népalaises et chinoises.

Ce qu'il faut retenir

  • Un bilan provisoire de 362 morts et plus de 1 300 disparus, dont de nombreux touristes, selon France 24
  • Les coulées de boue ont frappé des vallées du Népal et de la région chinoise du Tibet
  • Les opérations de secours sont entravées par les conditions météorologiques et l’isolement des zones touchées
  • Les autorités locales ont lancé des appels à l’aide internationale

Les régions les plus affectées se situent dans les districts de Taplejung et Panchthar, dans l’est du Népal, où des villages entiers ont été emportés par les flots boueux. Côté chinois, la province autonome du Tibet, frontalière avec le Népal, a également subi d’importants dégâts, avec des routes coupées et des infrastructures endommagées. Les autorités des deux pays ont confirmé l’envoi de renforts militaires et de moyens aériens pour tenter de localiser les disparus et évacuer les blessés.

Les conditions météo aggravent la situation : des pluies diluviennes persistent depuis plusieurs jours, rendant les opérations de recherche périlleuses et limitant l’accès aux zones sinistrées. « Les équipes de secours travaillent sans relâche, mais les conditions sont extrêmement difficiles », a déclaré un porte-parole du gouvernement népalais, cité par France 24. Les communications sont également perturbées dans plusieurs zones reculées, compliquant la coordination entre les équipes sur le terrain.

Parmi les disparus figurent de nombreux touristes étrangers, attirés par les paysages de montagne du Népal. Le pays, prisé pour ses treks et ses sites culturels, accueille chaque année des milliers de visiteurs. Les ambassades de plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont activé des cellules de crise pour recenser leurs ressortissants et organiser des évacuations si nécessaire. « Nous suivons la situation de très près et restons en contact avec les autorités locales », a indiqué un représentant du ministère français des Affaires étrangères.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour les opérations de secours. Les autorités népalaises ont demandé une aide internationale accrue, notamment pour le déploiement d’hélicoptères et de drones capables de survoler les zones inaccessibles. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue pour demain, devrait aborder la question d’une assistance humanitaire coordonnée. En Chine, les autorités du Tibet ont également annoncé le déploiement de moyens supplémentaires pour les zones frontalières, où des villages restent coupés du monde.

Les premières estimations évoquent des dégâts matériels colossaux, avec des routes, des ponts et des réseaux électriques détruits. Les experts craignent que le bilan ne s’alourdisse encore, d’autant que des centaines de personnes pourraient encore être ensevelies sous les décombres. Les autorités ont appelé la population à signaler toute information susceptible d’aider les secours, tandis que les dons internationaux commencent à affluer pour soutenir les victimes.

Pour l’instant, aucune revendication ou explication n’a été avancée quant aux causes exactes de ces coulées de boue, bien que les pluies torrentielles et les glissements de terrain soient souvent liés à la mousson, particulièrement intense cette année dans la région himalayenne. Les experts climatiques soulignent depuis plusieurs années l’impact du réchauffement climatique sur la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes dans cette partie du monde.

Les districts de Taplejung et Panchthar, dans l’est du pays, sont les plus touchés, avec des villages entièrement ravagés par les coulées de boue. Ces régions, situées près de la frontière avec le Tibet, sont connues pour leurs paysages montagneux et leurs sentiers de trekking.

Les ambassades des pays concernés, dont la France, ont activé des cellules de crise pour centraliser les demandes. Les autorités népalaises ont également mis en place un numéro d’urgence dédié pour les familles : +977-1-426-0000. Les familles sont invitées à fournir des photos et des descriptions précises des disparus pour faciliter les recherches.