Depuis plusieurs jours, le Népal et la région autonome du Tibet subissent des crues d’une ampleur exceptionnelle, aggravées par la mousson en cours. Selon BMF - International, les autorités locales et les organisations humanitaires recense désormais plus de 630 morts et près de 3 000 disparus, tandis que des milliers de personnes restent isolées ou sans abri. Parmi les victimes et disparus figurent quatre Français, un homme et trois femmes, dont la disparition suscite une inquiétude croissante chez leurs proches.
Ce qu'il faut retenir
- Un bilan provisoire de 630 morts et 3 000 disparus au Népal et au Tibet, selon les dernières estimations disponibles.
- Quatre Français, dont un homme et trois femmes, sont toujours portés disparus après les inondations et glissements de terrain.
- Les secours s’organisent en urgence avec hélicoptères, drones et moyens terrestres, mais les conditions météo compliquent les opérations.
- Une Franco-Ukrainienne, Kateryna Duzenko, fait partie des disparues ; son proche, Patrick Debois, dénonce le manque d’informations ayant conduit de nombreuses victimes vers des zones à risque.
- Les risques de nouveaux glissements de terrain persistent en cette période de mousson, aggravant la situation humanitaire.
Des moyens de secours mobilisés dans l’urgence
Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités népalaises ont transformé des infrastructures locales en bases logistiques. À Bidur, une ancienne base militaire sert désormais de piste d’atterrissage et de décollage pour les hélicoptères de secours, selon BMF - International. Les secouristes, épaulés par des équipes internationales comme les Pompiers de l’Urgence Internationale, tentent de localiser les survivants sous les décombres ou dans des zones encore inaccessibles. « Il n’y a plus d’espaces de survie, plus de zones où l’on peut espérer trouver sous la boue des personnes vivantes », a indiqué Rémy Desbois, membre de cette unité, soulignant l’extrême difficulté des recherches.
Les moyens aériens, incluant drones et hélicoptères, sont massivement déployés pour couvrir les zones les plus touchées. Pourtant, les conditions météorologiques, marquées par des pluies continues, limitent la visibilité et l’efficacité des interventions. Les autorités locales appellent à la prudence, craignant que de nouvelles intempéries n’aggravent encore la situation dans les prochains jours.
Le cas des disparus français et les témoignages des proches
Parmi les disparus figure une Franco-Ukrainienne, Kateryna Duzenko, dont le proche Patrick Debois a livré un témoignage poignant. « Elle a fui les bombes russes pour aller mourir au Népal », a-t-il déclaré à BMF - International, évoquant le parcours de cette femme qui avait quitté l’Ukraine pour échapper à la guerre avant de trouver la mort dans les crues. Selon ses dires, Kateryna Duzenko se trouvait avec 47 personnes lorsque les inondations ont frappé, mais aucune ne répond plus au téléphone. Son cas illustre les risques encourus par les populations déplacées, parfois contraintes de se réfugier dans des zones exposées aux catastrophes naturelles.
Les proches des quatre Français disparus, un homme et trois femmes, ont vu leur inquiétude grandir à mesure que les heures passent. Les autorités françaises, en coordination avec les services consulaires, tentent de rassembler des informations pour localiser les victimes, mais les communications restent difficiles dans certaines zones isolées. « Beaucoup de victimes sont parties dans cette rivière à cause du manque d’informations », a témoigné un Népalais interrogé par BMF - International, mettant en lumière les conséquences dramatiques d’une communication insuffisante en amont de la catastrophe.
Une crise aggravée par la mousson et les risques persistants
Les crues survenues au Népal et au Tibet s’inscrivent dans un contexte de mousson particulièrement intense cette année. Selon les experts, les sols gorgés d’eau et les fortes pluies augmentent considérablement les risques de glissements de terrain, notamment dans les zones montagneuses. Les autorités népalaises ont déjà alerté sur la possibilité de nouvelles catastrophes dans les jours à venir, appelant la population à évacuer les zones à risque sans délai. « En pleine période de mousson, le pays fait face à des risques accrus de glissements de terrain », a rappelé BMF - International, confirmant les craintes des spécialistes.
Les organisations humanitaires, dont plusieurs ONG françaises, se mobilisent pour apporter une aide d’urgence aux sinistrés. Distribution de vivres, d’eau potable et d’abris temporaires figurent parmi les priorités, mais l’accès à certaines régions reste compromis. Les équipes médicales sur place alertent également sur le risque d’épidémies, liées à la prolifération de bactéries dans les eaux stagnantes et à la promiscuité dans les centres d’accueil.
Les prochaines heures seront cruciales pour évaluer l’étendue réelle des dégâts et organiser une réponse humanitaire à la hauteur de l’urgence. Les gouvernements français et népalais, ainsi que les organisations internationales, devraient se réunir dans les jours à venir pour coordonner une aide durable, notamment en prévision de nouvelles intempéries annoncées par les services météorologiques.
Les crues actuelles s’expliquent par une mousson particulièrement intense, combinée à des sols déjà saturés d’eau et à des glissements de terrain fréquents dans les zones montagneuses. Selon les experts, l’accumulation de pluies en peu de temps a submergé les infrastructures de drainage, aggravant les inondations. Par ailleurs, la déforestation et l’urbanisation anarchique dans certaines régions ont réduit la capacité du terrain à absorber l’excès d’eau.
Les familles des disparus sont invitées à contacter le ministère des Affaires étrangères français ou les services consulaires via les plateformes dédiées. Une cellule de crise a été spécialement ouverte pour centraliser les informations et répondre aux demandes des proches. Les autorités locales népalaises collaborent étroitement avec les représentants français pour faciliter les recherches.