Quatre jours après les inondations catastrophiques qui ont frappé plusieurs régions du Népal, les autorités locales et les équipes de secours réduisent progressivement leurs espoirs de retrouver des survivants encore enfouis sous les décombres. Selon nos confrères de BMF - International, la situation reste critique dans les zones les plus touchées, notamment autour de Devighat, où une alerte supplémentaire a été lancée en raison du risque d’une nouvelle crue de la rivière.
Les opérations de sauvetage se poursuivent sur plusieurs fronts, mais les conditions météorologiques et l’ampleur des dégâts compliquent considérablement les interventions. Les familles des disparus, dont le nombre reste indéterminé à ce stade, continuent de se rassembler près des sites sinistrés, dans l’attente de nouvelles, tantôt pleines d’espoir, tantôt rongées par l’angoisse.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre jours après les crues, les chances de retrouver des survivants s’amenuisent selon les autorités népalaises et les équipes de secours.
- Les opérations de sauvetage se heurtent à des conditions extrêmes et à l’ampleur des dégâts dans plusieurs districts, dont Devighat.
- Une alerte supplémentaire a été lancée pour prévenir les habitants d’un risque de nouvelle crue de la rivière dans la région de Devighat.
- Plus de 100 ouvriers ont été secourus après avoir été bloqués dans un tunnel, selon les images diffusées par les médias locaux.
- Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan définitif des victimes ou des disparus, mais les familles sont en état d’alerte maximale.
Une course contre la montre dans des conditions extrêmes
Dans le district de Devighat, où la rivière a débordé avec une violence inédite, les équipes de secours tentent de localiser d’éventuels rescapés sous les débris. Selon les dernières informations transmises par BMF - International, les opérations sont menées sous une pluie persistante, aggravant les risques d’effondrements et de nouvelles coulées de boue. Les moyens déployés incluent des chiens de sauvetage, des drones et des équipes spécialisées en déblaiement.
Shiva Ram Bhandari, Franco-Népalais dont des proches figurent parmi les disparus, a confié à BMF - International : « C’est une panique totale pour l’instant. On ne sait même pas où chercher, et chaque heure qui passe réduit nos chances. » Ces propos illustrent l’ampleur du désarroi des familles, dont certaines ont vu leurs habitations emportées par les flots en l’espace de quelques minutes.
Un bilan humain encore incertain
Alors que les opérations de recherche se poursuivent, aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le nombre de victimes ou de disparus. Les autorités népalaises ont simplement confirmé que des dizaines de personnes étaient portées disparues, sans préciser si ce bilan inclut des étrangers ou des résidents locaux. Les villages isolés, inaccessibles par la route en raison des ponts détruits, n’ont pas encore pu être évalués.
Les images diffusées ces dernières heures montrent des scènes de chaos : des véhicules renversés, des maisons réduites à l’état de décombres, et des habitants fouillant eux-mêmes les débris à la recherche d’objets familiers ou de proches. D’après BMF - International, les secours ont identifié au moins une zone où une centaine d’ouvriers étaient piégés dans un tunnel avant d’être finalement secourus.
Un risque de nouvelles crues aggrave la situation
La région de Devighat est désormais sous haute surveillance en raison d’une alerte lancée par les autorités régionales. Une nouvelle montée des eaux est redoutée, ce qui pourrait submerger les zones encore accessibles et compliquer davantage les opérations de secours. Les services météorologiques locaux ont prévenu que des précipitations supplémentaires étaient attendues dans les prochaines 48 heures, « aggravant le risque de glissements de terrain et d’inondations en cascade », a indiqué un responsable cité par BMF - International.
Les autorités ont appelé la population à évacuer les zones à risque sans délai. Malgré cela, de nombreux habitants, réticents à abandonner leurs biens ou leurs proches disparus, refusent pour l’instant de quitter les lieux. Les équipes médicales, quant à elles, se préparent à faire face à une éventuelle augmentation des cas de blessures ou de maladies liées aux conditions sanitaires précaires.
La situation au Népal rappelle tragiquement celle d’autres catastrophes naturelles récentes en Asie du Sud, où les crues et glissements de terrain ont fait des centaines de victimes en quelques heures. Reste à savoir si les appels à la solidarité internationale permettront d’accélérer les secours ou si, au contraire, l’isolement des zones touchées retardera encore davantage les interventions.
Après 96 heures, les possibilités de survie sous les décombres deviennent quasi nulles en raison du manque d’oxygène, des risques d’effondrement et des conditions climatiques défavorables. Les équipes de secours continuent néanmoins les recherches par précaution, mais les opérations se concentrent désormais sur la récupération des corps et l’évaluation des dégâts.