D'après BMF - International, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Népal ces derniers jours ont provoqué un glissement de terrain d'une violence exceptionnelle dans plusieurs districts du pays. Le phénomène, décrit comme un « torrent de boue » par les autorités locales, a submergé des villages entiers, faisant au moins 95 morts selon le dernier bilan provisoire rendu public ce 2 septembre 2026. Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles, tandis que des centaines de personnes restent portées disparues.
Ce qu'il faut retenir
- 95 morts confirmés, selon les autorités népalaises
- 384 touristes toujours portés disparus après les inondations dans la région frontalière avec le Tibet
- Un tremblement de terre de magnitude modérée, survenu en amont, est à l'origine du glissement de terrain
- Les pluies diluviennes ont débuté fin août, aggravant une situation déjà critique
- 12 ressortissants britanniques figurent parmi les disparus
Un séisme précurseur avant le déferlement de boue
Comme le rapporte BMF - International, la catastrophe s'est déclenchée dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2026, lorsque des pluies torrentielles ont saturé les sols déjà fragilisés par un tremblement de terre d'une magnitude de 5,2, survenu la veille dans la région de l'Annapurna. Le choc sismique a fragilisé les versants des collines, permettant à un flot de boue et de débris de dévaler les pentes à plus de 60 km/h, selon les estimations des géologues locaux. Les villages de Gorkha et Lamjung, situés en contrebas, ont été les plus touchés.
Les autorités népalaises ont confirmé que les communications étaient coupées dans plusieurs zones reculées, rendant difficile l'évaluation précise de l'ampleur des dégâts. Les premiers témoignages recueillis par les médias locaux évoquent des « vagues de boue hautes de plusieurs mètres » ayant emporté habitations, routes et infrastructures. « Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil », a témoigné un habitant de Gorkha, cité par BMF - International. « Tout a été englouti en quelques minutes. »
Des dizaines de touristes étrangers portés disparus
Parmi les victimes figurent 12 Britanniques, dont les noms ont été communiqués par les autorités consulaires à Katmandou. Ces touristes se trouvaient dans la région pour des treks dans l’Himalaya, une activité particulièrement prisée avant la mousson, qui s’étend de juin à septembre. Le ministère népalais du Tourisme a indiqué que 384 étrangers, principalement des randonneurs européens et asiatiques, étaient portés disparus, sans que l’on sache encore s’ils ont été directement touchés par le glissement de terrain ou s’ils se trouvent simplement isolés dans des zones inaccessibles.
Les opérations de recherche, menées par l’armée népalaise et des équipes de secours internationales, sont compliquées par les conditions météo. Les pluies persistantes et les risques de nouveaux glissements de terrain ont contraint les autorités à suspendre temporairement certaines missions. Un porte-parole du gouvernement a précisé que « la priorité reste de sauver des vies, même si les chances de retrouver des survivants s’amenuisent avec le temps ».
Un bilan qui pourrait encore s’alourdir
Selon les experts interrogés par BMF - International, le bilan humain pourrait continuer de s’aggraver dans les prochaines heures, faute d’accès aux zones les plus reculées. Les autorités locales ont demandé à la population de rester vigilante, les glissements de terrain secondaires n’étant pas exclus. Par ailleurs, les routes menant à certains villages sont désormais impraticables, ce qui limite l’acheminement des secours et des denrées de première nécessité.
Le gouvernement népalais a annoncé la mise en place d’un fonds d’urgence pour les victimes, tandis que des appels à l’aide internationale ont été lancés. Plusieurs pays, dont l’Inde et la Chine, ont déjà proposé leur soutien logistique et médical. Le Premier ministre népalais, Pushpa Kamal Dahal, a exprimé sa « profonde tristesse » et appelé à la solidarité nationale et internationale.
Les pluies devraient continuer de s’atténuer d’ici la fin de la semaine, mais les experts redoutent une nouvelle vague de glissements de terrain si les sols restent gorgés d’eau. Le Népal, régulièrement frappé par des catastrophes naturelles liées à la mousson, tente de renforcer ses infrastructures de prévention, un chantier de longue haleine dans un pays parmi les plus vulnérables au changement climatique.
Le Népal se situe dans une zone sismique active, avec une chaîne de montagnes – l’Himalaya – formée par la collision des plaques tectoniques indienne et eurasienne. Les pluies de mousson, intenses et prolongées, saturent les sols déjà fragilisés par les séismes, provoquant des glissements de terrain souvent dévastateurs. Selon les géologues, 80 % des terres du pays sont considérées comme à haut risque.