Dix ans après s’être retirée de la vie politique, Nathalie Kosciusko-Morizet a choisi le mardi 2 juin 2026 pour annoncer publiquement son soutien à Édouard Philippe, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Selon BFM - Politique, l’ancienne ministre de l’Écologie, battue aux législatives de 2017, a rompu un silence de près de neuf ans pour s’engager aux côtés de l’ancien Premier ministre, également figure des Républicains.

Contrairement aux spéculations sur une éventuelle candidature personnelle, NKM a pris soin de préciser qu’elle n’ambitionnait « aucune fonction » dans ce scrutin. Elle a en revanche apporté un soutien sans équivoque à Édouard Philippe, saluant sa capacité à « rassembler dans le calme et le dialogue ». Ce retour médiatique intervient alors que le paysage politique français se prépare activement à la présidentielle, prévue en 2027.

Ce qu'il faut retenir

  • NKM a officiellement soutenu Édouard Philippe pour la présidentielle 2027, selon BFM - Politique.
  • L’ancienne ministre de l’Écologie, battue aux législatives de 2017, a quitté la vie politique jusqu’à ce jour.
  • NKM n’est « candidate à rien » mais s’engage en faveur d’Édouard Philippe pour ses qualités de rassembleur.
  • Elle précise qu’elle interviendra notamment sur les sujets d’intelligence artificielle, où elle s’investit depuis le début de l’année dans un centre de recherche.
  • Âgée de 53 ans, NKM a occupé le poste de ministre de l’Écologie sous François Fillon entre 2007 et 2010.

Un engagement politique inédit depuis près de dix ans

Le retour de Nathalie Kosciusko-Morizet dans le débat public marque une étape notable après une longue période d’absence. Après sa défaite aux élections législatives de 2017 dans la 4e circonscription de l’Essonne, elle avait annoncé quitter la vie politique, mettant fin à une carrière marquée par des fonctions ministérielles sous Nicolas Sarkozy et François Fillon. Son dernier poste fut celui de ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, entre 2010 et 2012.

Ce mardi 2 juin, lors de son passage sur France Inter, elle a confirmé son choix de soutenir Édouard Philippe, évoquant « un grand rassemblement » nécessaire pour les mois à venir. « Je pense qu’il a cette capacité à rassembler dans le calme, à rassembler dans le dialogue », a-t-elle déclaré, sans pour autant évoquer une participation active à la campagne. Une discrétion qui contraste avec les ambitions affichées par d’autres personnalités de son ancien parti.

NKM se concentre sur l’intelligence artificielle et son engagement futur

NKM a également précisé que son engagement aux côtés d’Édouard Philippe s’inscrirait dans des domaines spécifiques, où elle dispose d’une expertise reconnue. Elle a notamment mentionné l’intelligence artificielle, un secteur qu’elle suit de près depuis qu’elle a rejoint un centre de recherche en début d’année. « Je vais faire ce qui sera utile et en particulier sur les sujets sur lesquels j’ai le plus travaillé comme l’intelligence artificielle », a-t-elle expliqué.

Cette implication confirme un recentrage de son activité sur des enjeux sociétaux contemporains, loin des luttes partisanes des années 2010. Son retour médiatique coïncide avec une période où le débat sur la régulation de l’IA s’intensifie en France et en Europe, un sujet que le futur gouvernement devra aborder avec attention.

Et maintenant ?

Si Édouard Philippe devait officialiser sa candidature à la présidentielle, le soutien de NKM pourrait renforcer son positionnement modéré au sein des Républicains, où les divisions persistent. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si d’autres figures du parti rejoindront ce mouvement. Une annonce formelle de candidature par Édouard Philippe pourrait intervenir d’ici la fin de l’été 2026, alors que les primaires de la droite et du centre se préparent déjà.

Un pari sur la modération et l’expérience

NKM et Édouard Philippe partagent un parcours politique similaire : tous deux ont servi sous François Fillon et ont quitté la scène politique après 2017, avant de faire un retour progressif ces dernières années. Leur alliance pourrait symboliser une volonté de rassemblement au sein d’un parti Les Républicains en quête de renouvellement, après les échecs successifs de Laurent Wauquiez et Éric Ciotti aux dernières élections.

Ce soutien, bien que symbolique, intervient alors que les sondages donnent encore une avance à Emmanuel Macron ou à des candidats de la gauche pour 2027. Il reste à voir si cette dynamique pourra se traduire par une mobilisation électorale tangible. Pour l’instant, NKM limite ses engagements publics, préférant une posture discrète mais déterminée.

Une chose est sûre : après neuf ans de silence, son retour médiatique montre qu’elle n’a pas totalement quitté l’arène politique, même si elle refuse d’envisager un rôle officiel. Son influence potentielle dépendra désormais de la campagne menée par Édouard Philippe, dont la capacité à fédérer sera cruciale dans les mois à venir.

NKM a indiqué qu’elle interviendrait « sur les sujets sur lesquels j’ai le plus travaillé, comme l’intelligence artificielle ». Elle n’occupera aucun rôle officiel et limitera son engagement à des prises de parole ciblées, selon ses déclarations à France Inter ce 2 juin 2026.