Le marché des vidéoprojecteurs à ultra courte focale (UST) connaît une croissance marquée ces dernières années, mais leur plein potentiel dépend souvent d’un accessoire encore méconnu du grand public : l’écran adapté. Selon Frandroid, Nothing Projector, acteur spécialisé dans ce segment, propose avec son modèle PET Crystal Classic une solution motorisée au sol, conçue pour s’intégrer discrètement dans un salon tout en optimisant la qualité d’image.

Ce qu'il faut retenir

  • Un écran motorisé ALR (Ambient Light Rejection) dédié aux vidéoprojecteurs UST, avec un rejet de lumière ambiante annoncé à 85 % et un angle de vision de 178°.
  • Disponible en deux tailles : 100 pouces (base de 239 cm) au prix de 999 € ou 120 pouces (base de 286 cm) à 1 399 €.
  • Toile ALR limitant les nuisances des lumières ambiantes tout en préservant la luminosité du projecteur, améliorant ainsi le contraste et la saturation des couleurs.
  • Mécanisme motorisé silencieux et télécommande RF pour un déploiement ou un repli à distance, avec un bouton dédié pour bloquer la toile à une hauteur intermédiaire.
  • Version plus performante en rejet de lumière (95 %) disponible via la gamme Black Series, mais au prix d’un compromis sur l’intégration esthétique.

Un marché en expansion, mais limité par des contraintes techniques

Les vidéoprojecteurs à ultra courte focale, capables de projeter une image de grande taille à quelques centimètres d’un mur, séduisent de plus en plus de foyers. Pourtant, comme le rappelle Frandroid, leur utilisation optimale se heurte à un obstacle récurrent : la projection sur un mur blanc ou une toile standard. Ces surfaces réfléchissent aussi bien la lumière du projecteur que celle de l’environnement, ce qui dégrade considérablement la qualité d’image. Les noirs deviennent gris, les couleurs perdent en intensité, et la projection devient dépendante d’un noir quasi total dans la pièce.

C’est dans ce contexte que Nothing Projector a conçu le PET Crystal Classic, un écran motorisé au sol spécifiquement adapté aux UST. Contrairement aux toiles fixes, ce modèle se déploie uniquement lorsque c’est nécessaire, s’effaçant ensuite pour ne pas encombrer visuellement l’espace. « L’idée est de transformer une installation de projection correcte en une expérience réellement satisfaisante », souligne le testeur de Frandroid.

Une intégration pensée pour le salon, avec des contraintes d’espace

Le déploiement du PET Crystal Classic ne nécessite pas de perçage mural ni de structure complexe. Il suffit de lui réserver un emplacement au sol, près du mur de projection, ou de l’intégrer dans un meuble dédié. Selon Frandroid, la base de l’écran mesure 286 cm pour la version 120 pouces et 239 cm pour celle en 100 pouces, des dimensions à prendre en compte pour éviter toute gêne dans la circulation. La toile, une fois déployée, s’élève jusqu’à 196 cm de hauteur, occupant tout l’espace visuel et imposant immédiatement une ambiance cinéma.

La structure du caisson, en revanche, est imposante : 286 cm de long pour la version 120 pouces, ce qui peut poser problème dans des pièces étroites. Une fois replié, l’écran ne forme plus qu’une ligne discrète au pied du mur, facile à faire cohabiter avec un meuble TV ou une barre de son. « Un écran motorisé de ce type n’est pas un produit que l’on déplace tous les week-ends », rappelle Frandroid, soulignant la nécessité d’une installation pérenne et robuste.

Une toile ALR pour des noirs plus profonds et des couleurs préservées

Le cœur de la technologie PET Crystal Classic réside dans sa toile de type ALR (Ambient Light Rejection). Contrairement à une toile blanche classique qui réfléchit toute la lumière reçue, cette toile utilise des microstructures pour limiter la réflexion de la lumière ambiante tout en optimisant celle du projecteur. Nothing Projector annonce un rejet de 85 % de la lumière ambiante et un angle de vision de 178°, permettant de conserver des noirs profonds et des couleurs saturées même dans une pièce partiellement éclairée.

Pour comparaison, la gamme Black Series de Nothing Projector propose un rejet de 95 %, mais au prix d’un revêtement plus visible et moins adapté à une intégration discrète dans un salon. « On ne parle pas de rivaliser avec un téléviseur dans une pièce baignée de lumière, mais de rendre la projection crédible dans un environnement quotidien », explique Frandroid. Le PET Crystal Classic se positionne ainsi comme une solution intermédiaire, alliant performance et esthétique.

Une qualité d’image supérieure, mais quelques limites à connaître

Le test mené par Frandroid révèle une homogénéité de projection satisfaisante, avec une reproduction des couleurs jugée naturelle et suffisamment saturée. La toile offre une bonne uniformité lumineuse du centre jusqu’aux bords, sans distorsion notable. Cependant, certains défauts persistent. La partie basse de la toile présente des « vagues » en lumière ambiante, un phénomène qui disparaît une fois l’obscurité faite. Par ailleurs, les micro-perforations de 0,4 mm en bas de l’écran permettent une transmission audio correcte, mais limitent l’installation d’enceintes derrière l’écran pour des raisons pratiques.

Autre point à noter : l’effet de « hot spotting », caractéristique des toiles ALR. Ce phénomène, visible avec les projecteurs laser (majoritaires dans la catégorie UST), donne l’impression d’une fine couche de poussière brillante ou de paillettes à la surface de l’écran. Rien de rédhibitoire selon Frandroid, mais un détail à prendre en compte pour les puristes.

Un prix élevé, mais justifié pour une expérience premium

Le PET Crystal Classic n’est pas un accessoire bon marché. Comptez 999 € pour la version 100 pouces et 1 399 € pour celle en 120 pouces. Un investissement qui s’explique par la motorisation, la toile ALR et la robustesse de la structure. Selon Frandroid, ce prix est cohérent avec celui d’autres écrans motorisés haut de gamme, mais reste un frein pour de nombreux utilisateurs. « Pour peu que l’on ait la place de l’accueillir et la volonté de structurer son salon autour de cette logique, le PET Crystal Classic fait partie des solutions qui changent la perception de la vidéoprojection à la maison », conclut le testeur.

Reste à savoir si ce produit séduira un public plus large que les passionnés d’audiovisuel. Son positionnement, entre performance technique et intégration domestique, en fait une alternative crédible aux téléviseurs grand format, à condition d’accepter son encombrement et son tarif.

Et maintenant ?

Nothing Projector pourrait étendre sa gamme PET Crystal Classic avec d’autres tailles ou des fonctionnalités supplémentaires, comme une connectivité Wi-Fi ou une intégration avec les assistants vocaux. Par ailleurs, l’évolution des projecteurs UST vers des modèles encore plus lumineux et compacts pourrait pousser les fabricants d’écrans à innover davantage sur les toiles ALR. À suivre d’ici la fin de l’année 2026, période où les constructeurs devraient multiplier les annonces dans ce segment.

Pour les utilisateurs hésitants, la principale interrogation porte sur le rapport entre l’investissement et l’usage réel. Un écran motorisé comme celui-ci est-il vraiment indispensable pour profiter pleinement d’un vidéoprojecteur UST, ou suffit-il d’une toile fixe et d’un bon réglage de luminosité ? La réponse dépendra sans doute de l’espace disponible et des attentes en matière de qualité d’image.

L’écran ALR du PET Crystal Classic rejette jusqu’à 85 % de la lumière ambiante tout en optimisant la réflexion de la lumière du projecteur, ce qui permet de préserver le contraste, les noirs profonds et la saturation des couleurs même dans une pièce partiellement éclairée. Une toile blanche classique, en revanche, réfléchit toute la lumière, dégradant ainsi la qualité d’image en présence de sources lumineuses.

Oui, mais avec des limites. La partie basse de la toile est équipée de micro-perforations de 0,4 mm pour permettre une transmission audio correcte. Cependant, pour des raisons pratiques, il est généralement recommandé de placer les enceintes devant l’écran, surtout si elles sont volumineuses.