Comme le rapporte Journal du Geek, les automobilistes européens pourraient bientôt faire face à une nouvelle augmentation du prix des carburants. Alors que la fiscalité représente déjà près de 60 % du prix à la pompe, l’Union européenne prépare une taxe supplémentaire qui alourdirait encore la facture des usagers. Cette mesure, initialement envisagée pour 2027, est désormais reportée à 2028, offrant un répit temporaire aux ménages déjà fragilisés par la hausse des prix depuis le début du conflit israélo-américano-iranien en février 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Une nouvelle taxe européenne sur les carburants fossiles est prévue pour entrer en vigueur en 2028, repoussant son application initialement prévue en 2027.
  • Cette fiscalité pourrait entraîner une hausse des prix à la pompe de 10 à 15 centimes par litre, selon l’association 40 millions d’automobilistes.
  • En France, le prix moyen du litre de gazole s’élève à 2,24 € et celui du Sans Plomb 95 à 2,069 € à ce jour.
  • L’objectif affiché est de réduire les émissions de CO2 du transport routier de 55 % d’ici 2030.
  • L’association 40 millions d’automobilistes appelle le prochain gouvernement français à revoir la fiscalité nationale pour éviter une nouvelle explosion des prix.

Cette nouvelle taxe s’inscrit dans le cadre du plan européen visant à réduire les émissions de CO2 du continent. En juillet 2021, la Commission européenne avait proposé d’étendre la tarification carbone aux carburants du transport routier. Cette initiative visait à accélérer la transition écologique en taxant davantage les énergies fossiles. Pourtant, malgré l’urgence climatique, le report de cette mesure à 2028 laisse entrevoir un répit pour les automobilistes, alors que les prix des carburants restent élevés depuis le début de l’année.

En France, où le prix du gazole atteint 2,24 € le litre et celui du Sans Plomb 95 2,069 €, une telle hausse représenterait un nouveau coup dur pour les ménages. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, la nouvelle taxe pourrait ajouter 10 à 15 centimes par litre, ce qui rendrait le carburant encore moins accessible pour de nombreux Français. Pour beaucoup, la voiture reste un outil indispensable pour se déplacer, faire leurs courses ou accompagner leurs enfants, et non un simple choix de confort.

« Après 2027, il faudra trouver une véritable solution. Cette période doit impérativement être mise à profit pour revoir la fiscalité française sur les carburants, dont le niveau est déjà particulièrement élevé. Le prochain Président de la République et le prochain gouvernement devront prendre leurs responsabilités. »
— Association 40 millions d’automobilistes

L’association souligne que le report de cette taxe offre une fenêtre d’opportunité pour repenser la fiscalité nationale. Aujourd’hui, la fiscalité sur les carburants en France est déjà l’une des plus élevées d’Europe, ce qui aggrave la pression sur les ménages. Les responsables politiques devront donc agir rapidement pour éviter une nouvelle flambée des prix, alors que les ménages peinent déjà à absorber les coûts actuels.

Et maintenant ?

D’ici 2028, date d’entrée en vigueur de la nouvelle taxe européenne, les États membres devront finaliser les modalités de cette fiscalité. En France, les prochaines élections présidentielles et législatives pourraient jouer un rôle clé dans la définition des politiques publiques à venir. Les associations de consommateurs et les syndicats appellent à une concertation pour limiter l’impact de cette mesure sur le pouvoir d’achat des ménages.

Reste à savoir comment les pouvoirs publics réagiront face à cette pression. L’association 40 millions d’automobilistes insiste sur la nécessité de trouver des solutions structurelles, plutôt que de reporter indéfiniment les décisions. Pour les automobilistes, la question n’est pas seulement environnementale, mais aussi sociale : comment concilier transition écologique et accès à la mobilité pour tous ?

Selon Journal du Geek, cette taxe s’appliquera aux carburants fossiles utilisés dans le transport routier, c’est-à-dire principalement l’essence et le gazole.

Le report s’inscrit dans une logique de calendrier politique et de négociation entre les États membres. Certains pays, dont la France, ont demandé davantage de temps pour ajuster leur fiscalité nationale.