Face à l'annonce par le président américain Donald Trump d'une nouvelle taxe mondiale de 15%, la France encourage une réponse unie de l'Union européenne. Le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, souligne l'importance d'une approche collective de l'UE pour faire face à cette décision. Cette taxe, initialement fixée à 10%, entrera en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours avant d'être portée à 15% suite à une récente intervention de Donald Trump. Des exceptions sont prévues pour les produits pharmaceutiques et certaines importations couvertes par l'accord États-Unis-Mexique-Canada.
La décision de Donald Trump fait suite à un jugement de la Cour suprême américaine qui a invalidé son recours à une urgence économique pour imposer ces taxes dites réciproques. En réaction, Nicolas Forissier s'est dit favorable à des mesures de rétorsion de la part de l'UE. La France et ses partenaires européens travaillent activement à évaluer les conséquences de cette situation en étroite collaboration avec la Commission européenne et les États membres.
Par ailleurs, des entreprises et États américains réclament le remboursement des droits de douane jugés illégaux, tandis que la politique commerciale de Donald Trump semble vaciller suite à l'annulation de ces droits par la Cour suprême. Les répercussions de cette taxe mondiale, intégrée dans le projet de budget 2026, semblent relativement limitées par rapport à d'autres mesures envisagées.
Enfin, Berlin encourage Paris à traduire ses ambitions sur la souveraineté européenne en actions concrètes, soulignant ainsi l'importance des décisions prises dans ce contexte économique mondial mouvementé.
