La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce 11 juin au Mexique, aux États-Unis et au Canada avec un format inédit à 48 équipes. Parmi les outsiders de cette édition, la Nouvelle-Zélande, seule nation océanienne qualifiée directement, incarne l’un des plus grands défis du tournoi selon RMC Sport. Avec une 85e place au classement FIFA, les All Whites comptent bien prouver qu’ils ne sont pas uniquement l’ogre de leur continent, mais aussi une équipe capable de rivaliser dans une compétition mondiale.
Ce qu'il faut retenir
- La Nouvelle-Zélande, 85e nation mondiale, est la moins bien classée parmi les 48 qualifiées pour le Mondial 2026
- Les All Whites ont dominé leur zone de qualification en Océanie avec cinq victoires, 29 buts marqués et un seul encaissé
- Le sélectionneur Darren Bazeley, naturalisé néo-zélandais, mise sur un jeu pragmatique et une défense solide pour dépasser la phase de groupes
- Avec Chris Wood, meilleur buteur de l’histoire de la sélection (45 buts en 90 matchs), l’équipe compte sur l’expérience pour marquer des points
- Le calendrier du groupe G place la Nouvelle-Zélande face à l’Iran le 16 juin, l’Égypte le 22 et la Belgique le 27
RMC Sport rappelle que cette participation marque le retour des Néo-Zélandais en Coupe du monde seize ans après leur dernière apparition en Afrique du Sud. En 2010, les All Whites avaient marqué les esprits en terminant invaincus lors de la phase de groupes, avec notamment un match nul face à l’Italie, championne du monde en titre. Mais depuis, la Nouvelle-Zélande n’a plus réussi à briller sur la scène internationale, peinant à s’imposer face à des équipes de niveau supérieur.
Une domination sans partage en Océanie, mais des limites en matchs amicaux
La campagne de qualification pour le Mondial 2026 a confirmé la suprématie néo-zélandaise sur son continent. Les All Whites ont écrabouillé leurs adversaires avec des scores fleuves : 7-0 contre les Fidji, 8-0 contre les Samoa et 8-1 face au Vanuatu. Leur finale de zone contre la Nouvelle-Calédonie s’est soldée par une victoire 3-0, leur permettant d’éviter les barrages intercontinentaux. « Le changement de format des qualifications est ultra-profitable à la Nouvelle-Zélande, car elle est quasiment assurée d’aller au Mondial tous les quatre ans », explique Antoine Blanchet-Quérin, spécialiste du football néo-zélandais cité par RMC Sport. « C’est l’ogre de l’Océanie, l’unique pays qui est vraiment professionnel dans le football. »
Pourtant, cette domination ne se traduit pas toujours dans les matchs amicaux. Depuis début 2026, les Néo-Zélandais ont subi deux défaites lourdes (4-0 contre Haïti le 3 juin, 1-0 contre l’Angleterre le 6 juin), révélant leurs difficultés à s’adapter aux niveaux supérieurs. Sur leurs dix derniers matchs amicaux, ils n’ont marqué que cinq buts, soit une moyenne d’un but tous les deux matchs. « Sur les derniers matchs amicaux, on voit bien que c’est très difficile d’aller marquer des buts. C’est vraiment un gros problème qu’a la Nouvelle-Zélande », souligne Blanchet-Quérin. Une faiblesse offensive qui pourrait peser lourd dans un groupe aussi relevé que le groupe G.
Un effectif expérimenté mais des défis tactiques persistants
Avec 26 joueurs sélectionnés, dont plusieurs évoluant dans des championnats européens, la Nouvelle-Zélande aligne une équipe plus expérimentée que par le passé. Parmi les cadres, Chris Wood, 35 ans et meilleur buteur de l’histoire de la sélection (45 buts en 90 sélections), reste une référence. Avec 41 buts inscrits en 102 matchs sous les couleurs de Nottingham Forest lors de la saison 2025-2026, l’attaquant est la principale menace offensive de l’équipe. « Son expérience va être primordiale pour ce Mondial. Il y a besoin de buts et c’est le seul qui a cette capacité à aller marquer », insiste Blanchet-Quérin.
Le reste de l’effectif mêle joueurs locaux et expatriés, comme Michael Boxall (Minnesota United, MLS), Liberato Cacace (Wrexham, League Two anglaise) ou encore Finn Surman (Portland Timbers, MLS). En défense, Tyler Bindon (Sheffield United, Championship) et Finn Surman forment un duo centralisé autour duquel s’articule le bloc néo-zélandais. « Lors de la victoire face au Chili en Fifa Series (4-1), ce quatuor Bindon-Surman-Stamenic-Bell avait fait forte impression », relève l’expert. Une performance qui pourrait inspirer l’équipe en phase de groupes.
Le sélectionneur Darren Bazeley, naturalisé néo-zélandais depuis 2015 après avoir dirigé plusieurs équipes de jeunes, est décrit comme un tacticien pragmatique. « Il joue de manière très offensive en Océanie et beaucoup plus défensive lors des matchs amicaux », note Blanchet-Quérin. Pour le Mondial, Bazeley devrait adopter une posture défensive, comptant sur la solidité de son arrière-garde pour limiter les dégâts et profiter des contre-attaques.
Un groupe G relevé : l’Iran, l’Égypte et la Belgique en ligne de mire
Les All Whites affronteront d’abord l’Iran le 16 juin à Los Angeles (3h, heure française), dans un match crucial pour entamer leur tournoi. Selon RMC Sport, l’ambition réaliste de la Nouvelle-Zélande est de « sortir du groupe G », une tâche ardue face à des équipes comme l’Égypte (22e au classement FIFA) ou la Belgique (5e). « Ce qui est positif pour eux, c’est qu’ils jouent la Belgique à la dernière journée. J’estime qu’ils ont la capacité de le faire », estime Blanchet-Quérin.
Avec trois équipes de haut niveau, le groupe G s’annonce particulièrement serré. Pour se qualifier, la Nouvelle-Zélande devra au moins obtenir une victoire, voire deux si elle veut espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Une mission difficile, mais pas impossible pour une équipe qui a déjà prouvé sa résilience. En 2010, les All Whites avaient tenu en échec l’Italie et le Paraguay, terminant premiers de leur groupe avec trois matchs nuls.
Pour l’heure, les All Whites se préparent à affronter un calendrier exigeant. Leur premier match contre l’Iran pourrait déjà révéler leurs limites ou, au contraire, leur capacité à surprendre. Une chose est sûre : avec une équipe aussi modeste au classement FIFA, chaque point sera précieux. Et si les Néo-Zélandais parviennent à enchaîner deux victoires, ils pourraient écrire une nouvelle page de leur histoire footballistique.
La Nouvelle-Zélande occupe la 85e place au classement FIFA, principalement en raison de la faiblesse relative de la confédération océanienne (OFC), où elle domine largement. Les matchs contre des équipes comme les Fidji ou les Samoa, bien que remportés de manière écrasante, rapportent peu de points au classement mondial. En revanche, les défaites face à des équipes européennes ou sud-américaines en matchs amicaux ont également pesé dans le classement.