Une étudiante en musique classique et un joueur de hockey star d’un campus américain s’unissent pour une histoire d’amour et de complicité dans « Off Campus », la dernière série feel good de Prime Video. Mise en ligne le 13 mai 2024, cette fiction pour jeunes adultes s’inspire d’un best-seller de l’autrice Elle Kennedy, tout comme la série canadienne « Heated Rivalry » diffusée sur HBO, mais en propose une version plus légère et moins axée sur le sport, selon Courrier International.

Ce qu'il faut retenir

  • Une romance universitaire classique entre Hannah Wells, étudiante en musique fan de « Dirty Dancing », et Garrett Graham, joueur de hockey populaire, qui se rencontrent et tombent amoureux sur le campus fictif de Northeastern Briar.
  • Une série adaptée d’un roman d’Elle Kennedy, comme « Heated Rivalry », mais avec un ton moins torride et moins centré sur le hockey.
  • Des références pop des années 1970-1980 qui séduisent les critiques, notamment des clins d’œil à « Dirty Dancing » ou à la culture musicale de l’époque.
  • Une exploration de la sexualité étudiante traitée avec sérieux grâce à la présence d’un coordinateur d’intimité, un choix salué par les acteurs.
  • Des personnages masculins plus sensibles que dans les clichés habituels, abordant des thèmes comme le consentement ou les relations père-fils.
  • Des critiques partagées : certains trouvent la série trop légère, d’autres y voient une pépite pour son équilibre entre humour et émotion.

Une fiction adaptée d’un best-seller et disponible depuis le 13 mai

« Off Campus » s’ajoute à la liste des séries adaptées de romans à succès, comme le rappelle Courrier International. L’intrigue suit Hannah Wells, interprétée par Ella Bright, une étudiante en musique classique passionnée de « Dirty Dancing », et Garrett Graham, joué par Belmont Cameli, un joueur de hockey star au caractère bien trempé. Leur rencontre, aussi fortuite qu’improbable, donne naissance à une romance qui se construit au fil des épisodes, entre études, rivalités amicales et secrets partagés.

Contrairement à « Heated Rivalry », qui met en scène des relations passionnées et des conflits sportifs intenses, « Off Campus » privilégie une approche plus douce et introspective. Le campus de Northeastern Briar, univers fictif où se déroule l’histoire, sert de décor à cette fiction où le hockey n’occupe qu’une place secondaire. Une différence de taille, selon les critiques américains, qui soulignent que l’accent est mis avant tout sur les relations humaines et les dynamiques amicales.

Un scénario classique mais rafraîchissant, entre humour et émotion

Le scénario de « Off Campus » repose sur un schéma narratif bien connu : un accord entre deux personnages opposés qui, au fil du temps, développent des sentiments l’un pour l’autre. Hannah, excentrique et artiste, propose à Garrett de l’aider à améliorer ses notes en philosophie en échange de son aide pour rendre jaloux son crush, le chanteur australien Justin, interprété par Josh Heuston. Ce dernier reste mystérieux tout au long de la série, ajoutant une touche de suspense romantique.

Autour d’eux, Garrett évolue dans un cercle d’amis également joueurs de hockey : Logan, Dean et Tucker, incarnés respectivement par Antonio Cipriano, Stephen Thomas Kalyn et Jalen Thomas Brooks. Leur amitié et leurs discussions, parfois sérieuses, parfois légères, apportent une profondeur inattendue à la série. La créatrice Louisa Levy a d’ailleurs veillé à donner une voix aux personnages masculins sur des sujets sensibles comme le consentement ou la sécurité, une approche saluée par la critique Jackie Varriano du Seattle Times : « La série retranscrit à merveille les émotions et les préoccupations des jeunes adultes. »

Une représentation des athlètes moins caricaturale, mais des scènes de sexe parfois critiquées

L’un des points forts de « Off Campus » réside dans sa capacité à déconstruire les stéréotypes liés aux athlètes universitaires. Contrairement aux clichés hollywoodiens, Garrett Graham n’est pas seulement un sportif superficiel : il aborde sa relation compliquée avec son père, ancien champion de hockey, tandis qu’Hannah partage ses traumatismes passés. Ces éléments ajoutent une dimension psychologique et réaliste à l’intrigue, selon The Hollywood Reporter, qui note que la série est « moins torride, moins émouvante et, si c’est possible, encore moins intéressée par le hockey que Heated Rivalry ».

Sur le plan de la sexualité, « Off Campus » n’hésite pas à explorer les thèmes de l’exploration intime et du consentement, avec la présence d’un coordinateur d’intimité sur le tournage. Belmont Cameli, qui incarne Garrett, a expliqué au New York Times que « toutes les scènes de sexe sont durement acquises, rien n’est superflu. Elles restent sensuelles et amusantes à regarder, tout en soulevant une réflexion importante sur la découverte de la sexualité à l’université. » Cependant, certains critiques, comme le site Vulture, estiment que la série peine à maintenir ce niveau de sensualité au fil des épisodes, préférant se concentrer sur des intrigues secondaires ou des scènes jugées ridicules.

Des références pop des années 1970-1980 et une critique mitigée mais globalement positive

Si « Off Campus » ne révolutionne pas le genre de la romance étudiante, elle séduit par ses nombreuses références à la culture pop des décennies passées. Les clins d’œil à « Dirty Dancing » ou à la musique de l’époque rappellent les films cultes de l’ère Reagan, selon Variety. Pour une génération de millennials ayant grandi avec ces références, regarder la série équivaut à « rire aux blagues d’adultes placées dans les films Pixar », comme le souligne une critique du Seattle Times.

Les avis des médias américains sont partagés. Si certains, comme The Seattle Times, voient dans « Off Campus » une « pépite qui a renforcé ma foi dans la franchise », d’autres, comme Vulture, regrettent un manque de cohérence entre gravité et légèreté. « Parfois, notamment au début de leur relation, lorsque Garrett aide Hannah à atteindre l’orgasme, la série devient presque torride. Malgré tout, ce premier climax reste comme une promesse que la série ne parvient pas à faire perdurer », peut-on lire dans le média spécialisé. Malgré ces critiques, la série continue de cartonner sur Prime Video, où elle est présentée comme une fiction feel good à destination des jeunes adultes.

Et maintenant ?

Avec un succès déjà confirmé auprès du public et des critiques plutôt favorables, « Off Campus » pourrait bien s’imposer comme une nouvelle référence des romances étudiantes. Une saison 2 est-elle prévue ? Aucune annonce officielle n’a encore été faite par Amazon Prime Video, mais la popularité de la série pourrait inciter les producteurs à prolonger l’aventure. En attendant, les fans peuvent se replonger dans les best-sellers d’Elle Kennedy, dont la série est adaptée, ou explorer d’autres fictions universitaires comme « Heated Rivalry », disponible sur HBO Max.

Pour ceux qui cherchent une série légère, pleine d’humour et de références culturelles, « Off Campus » offre une parenthèse agréable. Pour les autres, elle reste une fiction divertissante, même si elle ne prétend pas révolutionner le genre.

« Off Campus » se distingue par son ton plus léger et moins axé sur le hockey. Contrairement à « Heated Rivalry », où le sport et les relations passionnées sont au cœur de l’intrigue, « Off Campus » privilégie une romance universitaire classique avec des références pop des années 1970-1980 et une exploration des thèmes du consentement et de l’amitié.

La série est disponible en intégralité depuis le 13 mai 2024 sur la plateforme Prime Video. Les épisodes peuvent être visionnés à la demande, sans abonnement supplémentaire.