« Nous voulons faire d'OKX la plateforme de référence pour les particuliers comme pour les institutions », a déclaré Erald Ghoos, CEO d'OKX Europe, selon Cryptoast. Cette ambition s'inscrit dans la nouvelle phase de développement de l'entreprise, après avoir réglé ses différends réglementaires aux États-Unis et obtenu une licence MiCA lui permettant d'opérer dans l'ensemble de l'Espace économique européen.
OKX, fondé en Chine en 2013 par Star Xu, est aujourd'hui l'un des plus grands exchanges de cryptomonnaies au monde. L'entreprise a adopté le nom d'OKX en 2022 et mise désormais sur la DeFi institutionnelle, les actions tokenisées et les Real World Assets (RWA), en plus du marché des cryptomonnaies.
Ce qu'il faut retenir
- OKX ambitionne de devenir la plateforme de référence dans le secteur des cryptomonnaies.
- L'entreprise a obtenu une licence MiCA lui permettant d'opérer dans l'ensemble de l'Espace économique européen.
- OKX mise sur la DeFi institutionnelle, les actions tokenisées et les Real World Assets (RWA), en plus du marché des cryptomonnaies.
- L'entreprise a choisi Malte pour son siège européen en raison de la fiscalité attractive, de la qualité de vie et du vivier local de spécialistes de la conformité.
- OKX enregistre une forte croissance après l'obtention de la licence MiCA.
Le choix de Malte pour le siège européen
Malte s'est imposée comme un pionnier de la régulation crypto en Europe, avec un cadre spécifique pour les actifs numériques dès 2018. OKX y a obtenu une licence locale à cette époque et a choisi de maintenir son siège européen dans l'archipel méditerranéen.
« Nous entretenions déjà une excellente relation avec notre régulateur à Malte, la Malta Financial Services Authority (MFSA) », a expliqué Erald Ghoos. La fiscalité attractive, la qualité de vie et le vivier local de spécialistes de la conformité ont fini par emporter la décision.
La croissance d'OKX après MiCA
L'application progressive de MiCA a profondément rebattu les cartes sur le marché européen des cryptomonnaies. Les plateformes ayant obtenu une licence bénéficient désormais d'un passeport leur permettant d'opérer dans l'ensemble de l'Espace économique européen.
« La semaine précédant la première date limite, nous avons observé d'importants afflux de nouveaux clients ainsi que des entrées massives d'actifs sur notre plateforme », a indiqué Erald Ghoos. Cette dynamique s'est poursuivie après l'entrée en vigueur du règlement, le 1er juillet dernier.
La protection des investisseurs
Face aux effondrements de certaines plateformes de cryptomonnaies, Erald Ghoos appelle les utilisateurs de crypto à prendre des mesures pour mettre leurs fonds en sécurité. « Les investisseurs devraient soit transférer leurs actifs vers un portefeuille en auto-conservation (self-custody), soit vers une plateforme régulée », a-t-il déclaré.
OKX propose son propre portefeuille non dépositaire, OKX Wallet, compatible avec de nombreuses blockchains et applications décentralisées. La plateforme met également en avant sa publication mensuelle d’une preuve de réserves (Proof of Reserves), avec près de 50 publications consécutives à ce jour.
La tokenisation des actions et la DeFi institutionnelle
OKX prépare le terrain pour la tokenisation des actions et des Real World Assets (RWA), ainsi que pour la DeFi institutionnelle. La plateforme travaille actuellement avec ses régulateurs pour obtenir les autorisations complémentaires nécessaires.
Un partenariat stratégique majeur a été noué avec Intercontinental Exchange (ICE), la maison mère du New York Stock Exchange. Les deux groupes collaborent notamment sur la tokenisation d'actions, le développement de produits financiers réglementés et l'infrastructure destinée aux investisseurs institutionnels.
En conclusion, OKX ambitionne de devenir la plateforme de référence dans le secteur des cryptomonnaies, avec une licence MiCA et une stratégie de développement qui mise sur la DeFi institutionnelle, les actions tokenisées et les Real World Assets (RWA). L'entreprise doit maintenant faire face aux défis de la régulation et de la concurrence, tout en protégeant les investisseurs et en préparant l'avenir de la finance décentralisée.