Depuis plus de 25 ans, Oodrive fournit des solutions pour stocker et partager des données sensibles, répondant ainsi aux besoins croissants des entreprises en matière de protection et de contrôle de leurs informations. Fondée en 2000 par Stanislas de Rémur, Édouard de Rémur et Cédric Mermilliod, l’entreprise française a su évoluer et s’adapter aux défis de la souveraineté numérique, pour devenir l’un des acteurs clés dans ce domaine.

Les débuts d’Oodrive et son évolution

L’idée d’Oodrive est née d’un besoin personnel, celui de partager des fichiers volumineux entre les fondateurs. À l’époque, il n’y avait pas de solutions pratiques pour échanger de gros fichiers, ce qui a poussé les fondateurs à créer leur propre espace de stockage en ligne. Stanislas de Rémur a déclaré : « On travaillait sur un business plan qui n’avait rien à voir. On s’est rendu compte qu’on n’arrivait plus à s’échanger le fichier sur lequel on travaillait. »

En 2002, Oodrive a marqué un tournant en se positionnant sur le marché B2B, en proposant des solutions de partage de fichiers sécurisées aux entreprises. Cette décision a été motivée par la nécessité de trouver un modèle économique viable, après l’éclatement de la bulle internet. Stanislas de Rémur a précisé : « On a tout de suite décidé de bifurquer sur le B2B, en allant voir des sociétés comme LVMH, qui avaient des problèmes pour partager leurs photos et vidéos de défilés. »

La protection des données sensibles et la souveraineté numérique

Avec l’arrivée de Google Drive en 2012, Oodrive a dû relever de nouveaux défis pour maintenir sa position sur le marché. Stanislas de Rémur a rappelé : « Quand Google Drive est arrivé, plein de gens nous ont dit : « Vous êtes morts. » » Cependant, Oodrive a su se démarquer en mettant l’accent sur la protection des données sensibles et la souveraineté numérique.

En 2019, Oodrive a obtenu la certification SecNumCloud, qui garantit la sécurité et la confidentialité des données stockées. Stanislas de Rémur a souligné : « La question était de savoir : comment montrer aux clients que la solution est complètement imperméable à toute loi extraterritoriale ? »

La stratégie pour protéger et faire grandir les acteurs de l’écosystème tech français

Stanislas de Rémur regrette les discours qui ne se traduisent pas toujours en actes, notamment en ce qui concerne la protection et le développement des acteurs de l’écosystème tech français. Il appelle l’État à confier davantage de contrats aux entreprises du secteur, pour favoriser leur croissance et leur résilience.

Il a également évoqué la nécessité de créer des champions européens, capables de rivaliser avec les géants américains. Stanislas de Rémur a déclaré : « Je pense que chaque pays devrait privilégier un, deux ou trois sociétés championnes. »

L’intégration de l’IA dans la gestion de données sensibles

Stanislas de Rémur a abordé la question de l’intégration de l’IA dans la gestion de données sensibles, en soulignant la nécessité de trouver un équilibre entre la sécurité et la confiance. Il a précisé : « L’IA de confiance va être un vrai sujet. Nous devons montrer qu’on peut utiliser l’IA tout en maintenant la confiance. »

En conclusion, Oodrive a su évoluer et s’adapter aux défis de la souveraineté numérique, en mettant l’accent sur la protection des données sensibles et la confiance. L’entreprise française continue de jouer un rôle clé dans l’écosystème tech français, en proposant des solutions innovantes et sécurisées pour les entreprises.

La souveraineté numérique fait référence à la capacité d’un pays ou d’une organisation à contrôler et à protéger ses données numériques, en garantissant leur sécurité et leur confidentialité.