Cinq nourrissons dont les ossements ou le corps ont été découverts dans des cartons, à Orange (Vaucluse), la semaine dernière : l’affaire a plongé la ville dans l’effarement. Selon BFM - Faits Divers, une femme de 32 ans, Marie B., a été mise en examen pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire ce vendredi 31 juillet. Son compagnon, également âgé de 32 ans, a été entendu puis libéré sans poursuites.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq nourrissons dont les restes ou le corps ont été retrouvés dans des cartons, à Orange, dans un appartement du centre historique.
- Une femme de 32 ans, Marie B., mise en examen pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire le 31 juillet.
- Son compagnon, entendu, a été libéré sans poursuites. Il affirme avoir découvert les ossements après un accouchement à domicile de sa compagne, non déclaré.
- Les faits pourraient remonter à avril 2018 et octobre 2025, selon les enquêteurs.
- Le couple, parent de deux enfants, était décrit par leur entourage comme « normal » et « souriant ».
- Le dernier nourrisson né dimanche a été placé sous la protection de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Une découverte macabre dans un quartier tranquille d’Orange
Lundi 27 juillet, des ossements et un corps pouvant appartenir à cinq nourrissons ont été découverts dans un appartement du centre historique d’Orange, une ville du Vaucluse d’environ 30 000 habitants. Selon BFM - Faits Divers, ces restes étaient entreposés dans des cartons. La découverte a été faite après un appel du compagnon de Marie B. au centre hospitalier local, où celle-ci venait d’accoucher chez elle d’un nourrisson. Elle avait caché une grossesse non suivie médicalement.
Les faits se sont déroulés à quelques dizaines de mètres du théâtre antique d’Orange, un site touristique majeur de la ville. Les riverains, surpris par l’intervention policière, ont assisté, incrédules, à l’arrivée des enquêteurs et des membres de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (Dcos). « C’est inédit, sur Orange, un truc comme ça », confie Florent Jean, quinquagénaire installé dans le quartier depuis trente ans. « On se demande qui, quoi, comment. »
Une famille présentée comme « normale » par son entourage
Marie B. et son compagnon, parents de deux enfants âgés de 8 et 11 ans, étaient perçus par leurs voisins comme un couple « souriant » et sans histoire. « Ils ne laissaient rien paraître », témoigne Florent Jean, qui échangeait quelques mots avec eux chaque matin. « Elle était super souriante, tout le temps… Pas le regard qui fuit, rien. » Les commerçants du quartier confirment cette image : personne ne semblait les connaître vraiment. « Ils ne devaient peut-être pas sortir souvent », confie une coiffeuse. « Aucune de nos clientes ne nous a parlé d’eux. »
Le maire d’Orange, Jean-Dominique Artaud (RN), a réagi à cette affaire en soulignant l’incompréhension générale. « On n’a jamais eu d’affaire de ce type », a-t-il déclaré. « Beaucoup d’Orangeois ont été choqués. C’est un grand village paisible et c’est étonnant d’entendre des choses comme ça. » Il a également évoqué la situation des trois enfants du couple, dont le dernier, né dimanche, a été confié à l’Aide sociale à l’enfance. « Il va falloir qu’ils soient accompagnés sur le plan psychologique », a-t-il ajouté.
Les zones d’ombre de l’enquête
Lors de son audition, le compagnon de Marie B. a indiqué avoir découvert l’existence des ossements après son accouchement à domicile. Il affirme n’avoir jamais été au courant des autres grossesses de sa compagne, ni de la présence des restes dans leur logement. « Il a dit avoir été troublé par cette découverte tardive et avoir effectué des recherches dans l’appartement pendant l’hospitalisation de Marie B. », précise une source proche du dossier.
De son côté, Marie B. nie avoir tué les nourrissons, selon la même source. Pourtant, elle a été mise en examen pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire. Les enquêteurs estiment que les faits reprochés pourraient remonter à une période allant d’avril 2018 à octobre 2025. Plusieurs questions restent en suspens : pourquoi la jeune femme n’a-t-elle jamais évoqué ces grossesses ? Pour quelles raisons a-t-elle conservé les corps ? Les nourrissons étaient-ils mort-nés ? L’information judiciaire devra y répondre.
« C’est malheureux. Beaucoup de parents n’arrivent pas à avoir d’enfants, et quand on entend parler de ce genre de comportement, on se pose beaucoup de questions. »
Jean-Dominique Artaud, maire d’Orange
Un profil familial en apparence sans histoire
Marie B. et son compagnon, tous deux originaires du Gard, ont fréquenté le même lycée avant de s’installer à Orange il y a deux ans, selon le maire. Leur couple était perçu comme « baba cool », avec un style « coloré ». Sur leurs réseaux sociaux, ils semblaient avoir mené une vie sans particularité apparente. Pourtant, derrière cette façade, se cachait une réalité bien différente.
L’accouchement non déclaré de Marie B., suivi de la découverte des ossements, a révélé une situation familiale des plus troubles. Le dernier nourrisson, né dimanche, a été pris en charge par les services sociaux. Les deux aînés, âgés de 8 et 11 ans, restent quant à eux sous la protection des autorités. Leur prise en charge psychologique sera un enjeu majeur dans les semaines à venir.
En attendant, Orange reste sous le choc. Une ville paisible, habituellement épargnée par ce type de drames, se retrouve confrontée à une affaire qui interroge autant qu’elle bouleverse. « Sur Orange, un truc comme ça, c’est inédit », résume un riverain. Les réponses viendront peut-être avec l’avancée de l’enquête.
Selon les informations rapportées par BFM - Faits Divers, le compagnon de Marie B. a affirmé aux enquêteurs avoir découvert les ossements après un accouchement non déclaré de sa compagne. Il a indiqué n’avoir jamais été au courant des autres grossesses ni de la présence des restes dans leur appartement. Son récit a été retenu par les autorités, qui ont décidé de ne pas retenir de charges contre lui.
L’enquête, menée par le parquet de Carpentras, devrait se concentrer sur plusieurs axes : une expertise médicale pour déterminer les causes des décès, une analyse des circonstances ayant conduit à ces naissances cachées, et une investigation sur les éventuelles complicités ou connaissances du compagnon de Marie B. Une date précise pour la suite de la procédure n’a pas encore été communiquée.