Un drame secoue le monde du football ougandais après la mort violente de Jimmy Mubiru, l’un des joueurs les plus emblématiques du pays, lors d’une agression survenue dans la soirée du 6 août 2026 à Kampala. Selon BMF - International, l’attaquant de 42 ans, ancien international et figure du football local, a été mortellement blessé par arme blanche dans le quartier de Kawempe, une zone connue pour son insécurité récurrente.

L’information a été confirmée par les autorités ougandaises dans la nuit de mercredi à jeudi. Les circonstances exactes de l’agression restent floues, mais les premiers éléments recueillis par BMF - International laissent supposer un règlement de comptes ou une attaque ciblée. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour homicide volontaire et identifié plusieurs pistes, sans pour autant arrêter de suspects à ce stade.

Ce qu'il faut retenir

  • L’international ougandais Jimmy Mubiru, âgé de 42 ans, a été tué lors d’une agression à l’arme blanche dans le quartier de Kawempe (Kampala) le 6 août 2026.
  • Les autorités ougandaises ont confirmé sa mort et ouvert une enquête pour homicide volontaire.
  • Plusieurs pistes sont explorées, mais aucun suspect n’a encore été identifié ni arrêté.
  • Mubiru était une figure majeure du football ougandais, avec une longue carrière internationale.

Une carrière marquée par le football et l’engagement local

Jimmy Mubiru s’était imposé comme l’un des meilleurs footballeurs de sa génération en Ouganda. Formé au SC Villa Kampala, l’un des clubs les plus titrés du pays, il avait ensuite évolué dans plusieurs championnats africains avant de raccrocher les crampons. Après sa carrière, il s’était investi dans la formation des jeunes talents, notamment au sein de l’académie Kampala Capital City Authority FC, où il encadrait les espoirs du football local.

Son influence dépassait le cadre sportif : il était régulièrement invité dans les médias pour promouvoir le football ougandais et encourager les jeunes à poursuivre des études parallèlement à leur pratique sportive. Sa disparition brutale laisse un vide dans le paysage footballistique ougandais, où il était considéré comme un mentor pour des dizaines de joueurs.

Un quartier de Kampala sous haute tension

L’agression s’est produite dans le quartier de Kawempe, situé au nord de Kampala, connu pour son taux de criminalité élevé. Ce secteur, peuplé de près de 300 000 habitants, est régulièrement le théâtre d’affrontements entre gangs, de vols à main armée et d’homicides liés au trafic de drogue ou aux rivalités locales. Les autorités ougandaises avaient renforcé les patrouilles dans la zone ces derniers mois, sans parvenir à endiguer totalement la violence.

Les habitants de Kawempe, souvent livrés à eux-mêmes, dénoncent le manque de moyens des forces de l’ordre et l’absence de politiques sociales adaptées. « Ici, on vit avec la peur au ventre. La police arrive après les faits, jamais avant », confie un commerçant du quartier sous couvert d’anonymat. Les ONG locales appellent à une action plus déterminée des pouvoirs publics pour sécuriser les quartiers populaires.

« Jimmy Mubiru était bien plus qu’un footballeur : c’était un modèle pour des milliers de jeunes. Sa mort est une perte immense pour le sport ougandais et pour la communauté. »
— Une source proche du club KCCA FC

Et maintenant ?

L’enquête devrait se concentrer sur les motifs de l’agression, notamment la piste d’un règlement de comptes ou d’une attaque ciblée. Les autorités ougandaises ont promis de mobiliser davantage de ressources pour démanteler les réseaux criminels actifs à Kawempe. Une marche silencieuse en hommage à Jimmy Mubiru est prévue ce 8 août 2026 à Kampala, en présence de ses anciens coéquipiers et de supporters. Dans le même temps, la Fédération ougandaise de football devrait annoncer un hommage officiel lors des prochains matchs internationaux.

La communauté footballistique ougandaise, sous le choc, attend désormais que la justice fasse toute la lumière sur ce drame. Jimmy Mubiru laisse derrière lui une épouse et deux enfants, alors que son club, le KCCA FC, a annoncé l’organisation d’un match commémoratif en sa mémoire. Autant dire que l’émotion reste vive, dans un pays où le football reste un symbole d’unité et d’espoir pour des millions de supporters.