Alors que la mousson frappe sans relâche le sous-continent asiatique, des équipes de secours pakistanaises ont dû recourir à des moyens exceptionnels pour sauver des habitants piégés par les eaux. Selon Euronews FR, plus de cent personnes ont été évacuées ce week-end des villages submergés de Sheikhupura, dans l’est du pays, après des pluies diluviennes qui ont transformé les rues en torrents.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 100 personnes ont été secourues par bateau dans la région de Sheikhupura après les inondations.
- Les secours ont utilisé des embarcations pour évacuer les villageois, certains transportant avec eux bétail et effets personnels.
- Plus de 100 morts sont à déplorer au Pakistan depuis la fin juin, en raison des pluies de mousson et des crues soudaines.
- Les habitants signalent des pénuries critiques en eau potable, électricité et médicaments.
- Les autorités redoutent une aggravation de la situation avec de nouvelles précipitations annoncées dans les prochains jours.
Les images parvenues de la zone montrent des scènes de chaos contrôlé : des familles entières progressant tant bien que mal dans des eaux boueuses, parfois juchées sur des toits de maisons submergées, tandis que d’autres patientent sur place dans l’attente des secours. « Des villageois traversent les crues avec des chèvres et leurs effets essentiels », précise Euronews FR, soulignant la précarité de leur situation.
Les autorités locales ont confirmé que plus de 100 personnes avaient été prises en charge par les services d’urgence depuis le début des opérations. Un responsable des secours, cité par la même source, a indiqué que les évacuations se poursuivaient ce lundi 28 juillet, sans préciser encore le nombre exact de personnes toujours isolées. — Autant dire que la tâche reste immense dans une région où les infrastructures sont souvent submergées par des pluies d’une intensité historique.
Des besoins urgents et des infrastructures à l’arrêt
Les habitants de Sheikhupura font face à des difficultés immédiates. Selon les témoignages recueillis par Euronews FR, plusieurs quartiers sont privés d’électricité et d’eau potable, tandis que l’accès aux soins devient de plus en plus compliqué. « Certains signalent des pénuries de médicaments », a indiqué la source, sans pouvoir préciser l’étendue de ces manques pour l’heure.
Les autorités pakistanaises ont appelé la population à la prudence, évoquant un risque accru de glissements de terrain et de nouvelles crues dans les prochains jours. Les prévisions météorologiques annoncent en effet des épisodes pluvieux intenses, qui pourraient aggraver une situation déjà critique. — Bref, les autorités doivent gérer une crise humanitaire en temps réel, alors que les conditions météo ne leur laissent aucun répit.
Un bilan humain déjà lourd et un contexte climatique tendu
Le Pakistan paie un lourd tribut depuis le début de la mousson, fin juin. Selon les dernières données disponibles, plus de 100 décès ont été enregistrés dans l’ensemble du pays, principalement dans les provinces de Punjab et du Sindh. Ces inondations, aggravées par la fonte accélérée des glaciers de l’Himalaya et la dégradation des sols due à la déforestation, illustrent les conséquences concrètes du changement climatique.
Les experts climatiques rappellent que la mousson, phénomène annuel en Asie du Sud, prend une ampleur inédite ces dernières années. « Ces inondations ne sont pas une surprise, mais leur fréquence et leur intensité s’accentuent », explique un météorologue pakistanais, cité par Euronews FR. — Le Pakistan, déjà vulnérable aux aléas climatiques, se retrouve en première ligne face à cette crise.
Cette catastrophe survient alors que le gouvernement pakistanais tente de finaliser son plan national d’adaptation au changement climatique, un document censé guider les politiques publiques pour les dix prochaines années. Les inondations de cette semaine rappellent, s’il en était besoin, l’urgence d’agir — avant que la prochaine mousson ne frappe à nouveau.
Selon les experts, la conjugaison de pluies exceptionnellement abondantes, de la fonte accélérée des glaciers himalayens et de la dégradation des sols — due à la déforestation et à l’urbanisation mal maîtrisée — a aggravé l’impact des crues. Ces facteurs, liés au changement climatique, rendent les inondations plus fréquentes et plus destructrices, comme le souligne Euronews FR.