Un attentat à la bombe a visé dimanche un train transportant des militaires dans la province du Baloutchistan, au sud-ouest du Pakistan, causant la mort d’au moins 24 personnes et faisant plus de 50 blessés. Selon Le Figaro, l’attaque a eu lieu dans la capitale provinciale, Quetta, où des militaires figuraient parmi les victimes.
Ce qu'il faut retenir
- Au moins 24 morts et 50 blessés dans une explosion visant un train militaire à Quetta, au Baloutchistan.
- L’attaque a eu lieu dimanche, selon un haut responsable cité par l’AFP.
- Des militaires comptent parmi les victimes, bien que le nombre exact ne soit pas précisé.
- La province du Baloutchistan, frontalière avec l’Afghanistan et l’Iran, est régulièrement secouée par des violences.
- Cette attaque survient dans un contexte de tensions persistantes dans la région.
Une explosion ciblant un convoi militaire
L’attentat a eu lieu dans la matinée du 24 mai 2026 sur une ligne ferroviaire reliant Quetta à d’autres villes de la province du Baloutchistan. D’après les informations rapportées par Le Figaro, l’engin explosif a été placé à proximité des voies, provoquant des dégâts importants au convoi. Les autorités n’ont pas encore identifié les responsables, mais les autorités locales évoquent des soupçons envers des groupes armés actifs dans la région.
Les premiers rapports indiquent que la majorité des victimes sont des civils, bien que des militaires aient également été touchés. Les blessés, dont certains se trouvent dans un état grave, ont été évacués vers les hôpitaux de Quetta. Les opérations de secours se poursuivent, tandis que la police a sécurisé la zone pour éviter d’éventuels nouveaux incidents.
Un contexte de tensions persistantes au Baloutchistan
Le Baloutchistan, province la plus vaste du Pakistan, est depuis des années le théâtre de violences opposant l’armée aux groupes séparatistes baloutches, ainsi qu’à des factions islamistes. Ces dernières années, les attaques contre les forces de sécurité et les infrastructures civiles se sont multipliées, malgré les opérations militaires menées par Islamabad pour rétablir l’ordre.
La région, riche en ressources naturelles comme le gaz et les minerais, est également un point de transit pour les trafics illicites entre le Pakistan, l’Afghanistan et l’Iran. Ces dynamiques en font une zone stratégique, mais aussi un foyer de tensions permanentes. Les autorités pakistanaises ont souvent pointé du doigt des groupes soutenus par l’Inde ou l’Afghanistan pour expliquer la recrudescence des violences.
Les réactions des autorités et les prochaines étapes
Un haut responsable sécuritaire a confirmé à l’AFP que l’enquête était en cours, sans pour autant désigner de groupe responsable. « Nous menons une investigation approfondie pour identifier les auteurs de cet acte lâche », a-t-il déclaré, sans plus de précisions. Les autorités ont annoncé l’envoi de renforts dans la province pour renforcer la sécurité des infrastructures critiques.
Cette attaque survient quelques jours après une autre opération violente au Pakistan. En effet, un attentat suicide contre un poste de police à la frontière afghane avait déjà fait plusieurs victimes, poussant Islamabad à convoquer l’ambassadeur afghan pour protester contre ce qu’elle qualifie de « violations répétées de sa souveraineté ».
Reste à voir si cette attaque entraînera une réponse militaire accrue de l’armée pakistanaise ou si elle servira de prétexte à de nouvelles tensions diplomatiques avec les pays voisins.
Plusieurs groupes sont actifs dans la région, notamment le Balochistan Liberation Army (BLA), un mouvement séparatiste armé, ainsi que des factions liées à Al-Qaïda ou à l’État islamique. Ces groupes ciblent régulièrement les forces de sécurité et les infrastructures civiles.