Un vélo cargo électrique au design audacieux, capable de transporter deux adultes, et disponible à partir de 1 999 euros. C’est ce que propose le Pamela C18+, un modèle courtail (shortail) présenté par la marque éponyme lors du salon Vélo in Paris 2025, selon Frandroid.

Ce qu'il faut retenir

  • Prix d’entrée : à partir de 1 999 euros, le Pamela C18+ se positionne comme l’un des vélos cargo électriques les plus accessibles du marché.
  • Design distinctif : ses roues colorées, son cadre turquoise et rose, et ses finitions aux reflets métallisés en font un modèle immédiatement reconnaissable.
  • Capacité de charge : jusqu’à 180 kg, dont un passager arrière de 80 kg, avec une structure modulaire pour s’adapter à différents besoins.
  • Motorisation : un moteur arrière Aikema de 60 Nm de couple, couplé à trois modes d’assistance, dont un mode « Boost » pour un coup de pouce ponctuel.
  • Autonomie : jusqu’à 60 km en mode éco (mode 1), avec une transmission monovitesse et une batterie intégrée à l’éclairage.

Fondée en 2023 par Antonin Guidicci, un passionné de motos, de vélos vintage et de BMX, la marque Pamela s’est rapidement fait remarquer par ses collaborations avec le PSG et Renault, notamment autour de la Twingo électrique. Basée à Biarritz et assemblée au Portugal, l’entreprise mise sur un positionnement original : allier l’esprit « fun » des vélos courtsails à des performances dignes des vélos cargo classiques, le tout à un tarif compétitif. Frandroid a pu tester le Pamela C18+ sur les allées du salon Vélo in Paris, un événement dédié aux deux-roues en décembre 2025.

Un vélo cargo au look de « vélo enfant », mais aux capacités d’adulte

À première vue, le Pamela C18+ pourrait passer pour un vélo de loisir ou un modèle enfant, si l’on ne prêtait attention à l’épaisseur de ses tubes et à ses dimensions. Pourtant, ce shortail affiche une capacité de charge totale de 180 kg, dont 80 kg pour un passager arrière. Son poids de 23 kg – équivalent à celui d’un VAE standard – n’entrave en rien sa maniabilité, comme en témoigne l’essai réalisé par Frandroid.

Avec ses pneus de 2,35 pouces de large, son coloris bleu turquoise et rose, et son cadre aux lignes épurées, le Pamela C18+ mise sur un design résolument moderne. La selle et le guidon BMX réglables en angle permettent une adaptation à des gabarits variés, de 1,60 m à 1,85 m. En conduite, il offre une stabilité rassurante, même si les virages serrés nécessitent une certaine prudence pour éviter toute perte de contrôle.

Une motorisation adaptée aux charges lourdes, mais avec quelques limites

Le Pamela C18+ est équipé d’un moteur arrière Aikema développant un couple de 60 Nm, suffisant pour propulser deux adultes sans difficulté sur le plat. Cependant, son déclenchement présente un léger temps de latence (un quart de tour de pédalier), une caractéristique qui peut surprendre les utilisateurs habitués aux vélos à assistance électrique instantanée. Trois modes d’assistance sont disponibles via un écran au guidon : les modes 1 et 2 pour une assistance progressive, et le mode 3 plus brutal, bruyant et gourmand en énergie.

Le mode 1 permet d’atteindre l’autonomie annoncée de 60 km, tandis que le mode Boost, accessible via un bouton dédié sous la main droite, offre un coup de pouce temporaire. La transmission repose sur une monovitesse par chaîne, une configuration simple mais efficace pour ce type d’usage. Côté freinage, le modèle testé par Frandroid était équipé de freins à disque hydrauliques Shimano MT201, une option plus performante que les Tektro initialement prévus sur les premiers exemplaires.

Un équipement complet, mais quelques options payantes

Le Pamela C18+ se distingue par son équipement généreux, incluant une béquille centrale pour un stationnement stable, des garde-boue, et un éclairage intégré à la batterie. Les utilisateurs peuvent opter pour un antivol de roue avant, tandis que la version biplace nécessite l’ajout d’un coussin à 149 euros, accompagné de repose-pieds façon BMX. La structure arrière permet d’installer des sacoches ou un espace de rangement pour des objets comme une veste ou un tapis de yoga. Pour les trajets réguliers, des options supplémentaires sont disponibles : poignée, barres de maintien avec dossier, panier avant, rack ou plateau basculant.

Un détail manque cependant à l’appel : un carter de chaîne, absent sur ce modèle mais qui pourrait éviter les salissures sur les pantalons. En compensation, le Pamela C18+ mise sur son style décalé avec ses roues colorées, son logo latéral aux reflets métallisés et son emblème félin. Pour ceux qui préfèrent la sobriété, le C17+ propose une finition intégralement noire.

Un confort perfectible, mais un rapport qualité-prix attractif

Le confort du Pamela C18+ n’est pas exceptionnel, même si ses pneus ballon absorbent une partie des imperfections de la route. Frandroid indique que la marque travaille déjà sur une future version ou une option incluant une suspension, pour répondre aux attentes des utilisateurs les plus exigeants. Côté prix, le modèle de base est proposé à 1 999 euros, hors accessoires. Pour une configuration biplace complète avec dossier et barres de maintien, il faut compter jusqu’à 2 347 euros.

Ce tarif place le Pamela C18+ dans une gamme compétitive face à des midtails comme l’Intersport Nakamura Crosscity+ (2 199 euros, 60 kg de charge arrière) ou le Gaya L’Original Le Court (2 420 euros avec kit adulte jusqu’à 80 kg). Peu de rivaux existent dans la catégorie des shortails, ce qui renforce l’originalité de l’offre de Pamela.

Et maintenant ?

La marque basque pourrait étendre sa gamme avec des versions plus équipées ou des options de personnalisation, comme une suspension arrière. Une évolution du moteur ou de l’autonomie n’est pas exclue, notamment pour séduire les utilisateurs recherchant un vélo cargo plus polyvalent. Reste à voir si Pamela parviendra à s’imposer face à des constructeurs établis, en misant sur son design et son positionnement tarifaire.

Avec un prix d’entrée attractif et une capacité de charge remarquable, le Pamela C18+ pourrait bien devenir une référence pour les urbains en quête d’un vélo cargo à la fois pratique et stylé. Son avenir dépendra désormais de sa capacité à convaincre au-delà de son aspect « fun », notamment en termes de durabilité et de confort sur le long terme.

Le vélo peut supporter une charge totale de 180 kg, dont 80 kg pour un passager arrière.

Le Pamela C18+ annonce une autonomie de 60 km en mode 1 (éco).