Le Slovène Tadej Pogacar a vu s’éloigner une nouvelle fois la possibilité de remporter Paris-Roubaix, dernier Monument manquant à son palmarès, après avoir subi une crevaison dimanche 12 avril lors de l’édition 2026. Une mésaventure qui lui a coûté près d’une minute sur l’épreuve la plus exigeante du calendrier cycliste. Selon Ouest France, Pogacar a finalement pu réintégrer le groupe de tête, mais l’intervention des motos du peloton a suscité des interrogations sur l’équité des conditions de course.
Ce qu'il faut retenir
- Tadej Pogacar (UAE Emirates - XRG) a crevé à Paris-Roubaix 2026, perdant environ 1 minute sur le peloton
- Le Slovène a pu rejoindre à nouveau les favoris, selon Oliver Naesen (Decathlon CMA CGM), grâce à l’aide des motos
- Cette intervention pose question sur l’équité entre coureurs en cas d’incident mécanique
- Pogacar reste à la recherche d’un succès sur Paris-Roubaix, après ses victoires sur le Tour de France et le Giro
L’incident s’est produit dans les premières heures de la course, alors que le peloton évoluait à haute vitesse sur les pavés du Nord. D’après les comptes-rendus de l’épreuve, la crevaison a forcé Pogacar à s’arrêter brièvement, lui faisant perdre un temps précieux face à ses adversaires directs. Une situation d’autant plus frustrante que le Slovène, déjà vainqueur de plusieurs grands tours, n’a jamais triomphé sur cette classique mythique.
Dans le podcast HLN Wieler, l’ancien coureur belge Oliver Naesen a évoqué le rôle joué par les motos officielles dans le retour de Pogacar dans le groupe de tête. « On roulait 15 km/h plus vite ! » a-t-il déclaré, soulignant que l’assistance des deux-roues a permis au Slovène de combler une partie de son retard. Une affirmation qui relance le débat sur les conditions de course lors des classiques pavées, où chaque seconde compte.
« On roulait 15 km/h plus vite ! »
— Oliver Naesen, dans le podcast HLN Wieler
Interrogé sur l’équité de telles interventions, Naesen a rappelé que les motos du peloton sont souvent sollicitées pour maintenir un rythme élevé, notamment lors des attaques ou des regroupements. « C’est une pratique courante, mais dans ce cas précis, cela a clairement aidé Pogacar à revenir », a-t-il précisé. Une aide indirecte qui, sans être illégale, interroge sur la neutralité des conditions de course.
Sur le plan sportif, cette édition 2026 de Paris-Roubaix s’est distinguée par son intensité et ses rebondissements. Pogacar, malgré sa crevaison, a montré une nouvelle fois sa capacité à revenir dans la course, confirmant son statut de favori pour les prochaines grandes épreuves. Reste à savoir si les organisateurs ou les instances du cyclisme décideront d’encadrer davantage l’assistance des motos, un sujet qui pourrait prendre de l’ampleur dans les prochains mois.
Pour les fans de cyclisme, cette édition restera comme l’une des plus disputées, avec un Pogacar toujours plus proche d’écrire l’une des dernières pages manquantes de son impressionnant palmarès.
Oui, les motos officielles du peloton peuvent prêter assistance aux coureurs, notamment pour leur remettre des roues ou les aider à repartir après une chute ou une crevaison. Cette pratique, bien que courante, n’est pas explicitement réglementée et relève souvent des décisions prises en temps réel par les commissaires de course.
