À moins de deux mois du coup d’envoi du Tour de France 2026, le jeune prodige français Paul Seixas (19 ans) peaufine sa préparation sur les routes pyrénéennes. Selon RMC Sport, le coureur de l’équipe Decathlon CMA CGM a passé le week-end dernier à reconnaître la sixième étape de la Grande Boucle, prévue entre Pau et Gavarnie-Gèdre le 11 juillet. Un parcours exigeant qui enchaînera les cols d’Aspin et du Tourmalet, deux ascensions mythiques du massif central.

Ce qu'il faut retenir

  • Reconnaissance complète de l’étape 6 du Tour de France 2026 par Paul Seixas, avec un enchaînement des cols d’Aspin et du Tourmalet avant la montée finale vers Gavarnie-Gèdre.
  • 4 200 mètres de dénivelé positif sur 136 km samedi, puis 2 900 mètres sur 90 km dimanche, soit un total de 7 100 mètres de dénivelé en deux jours.
  • Battage de records personnels sur la plateforme Strava : Seixas pulvérise deux KOM (King of the Mountain) détenus par Lenny Martinez, avec des écarts significatifs.
  • La préparation de Seixas s’inscrit dans la continuité d’un stage d’altitude en Sierra Nevada (Espagne), où il a passé plus de deux semaines à s’acclimater à l’effort en haute montagne.
  • Dernière ligne droite avant le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Critérium du Dauphiné) du 7 au 14 juin, une course qui servira de répétition générale avant la Grande Boucle.

Une étape testée dans les moindres détails

Paul Seixas a profité d’un retour d’Espagne pour s’immerger dans l’épreuve qui s’annonce comme l’une des plus difficiles du Tour 2026. Selon les informations recueillies par RMC Sport, l’étude du parcours s’est déroulée en deux temps. Samedi, le Français, accompagné de ses coéquipiers Nicolas Prodhomme et Matthew Riccitello, a parcouru les 100 derniers kilomètres de l’étape, incluant l’enchaînement Aspin-Tourmalet et la montée finale vers Gavarnie-Gèdre. Un total de 136 km et 4 200 m de dénivelé positif, pour une sortie de 4h45 sur le vélo.

Dimanche, le programme était tout aussi intense, mais plus ciblé. Avec seulement Prodhomme à ses côtés, Seixas a de nouveau affronté les pentes du Tourmalet avant de remonter une partie du col depuis Luz-Saint-Sauveur. Au menu : 90 km et 2 900 m de dénivelé en 3h15, un effort concentré sur la répétition des passages clés. Autant dire que l’étape du 11 juillet ne lui sera pas inconnue.

Des performances Strava qui font parler

Les données partagées par Seixas sur sa page Strava révèlent des temps impressionnants, avec deux KOM (meilleurs temps sur segment) battus. Sur un tronçon de 10,1 km à 6,9%, il a mis 25’25” à une moyenne de 24 km/h, soit 35 secondes de mieux que le précédent record détenu par Lenny Martinez, établi lors de la 14e étape du Tour 2025 (Pau-Luchon-Superbagnères).

Sur un autre segment de 8,7 km à 6,5%, Seixas a creusé un écart de plus d’1’30” sur son compatriote. Des chiffres qui, bien que réalisés dans des conditions non comparables (fatigue, entraînement, intensité), témoignent de l’état de forme du jeune Français. RMC Sport souligne que ces performances interviennent après une période d’acclimatation en altitude, un atout majeur pour aborder les cols pyrénéens.

Un parcours déjà écrit dans l’histoire récente

L’étape du Tourmalet n’est pas un inconnu pour le cyclisme français. Lors du Tour 2025, cette ascension avait marqué les esprits avec l’échappée de Lenny Martinez, qui avait remporté l’étape en solitaire sous le maillot à pois. Martinez, alors en pleine ascension, avait distancé un groupe incluant Thymen Arensman, Sepp Kuss ou Ben Healy, avant de franchir le sommet en tête. Cette même étape avait également été marquée par l’abandon de Remco Evenepoel, rapidement décroché du peloton dès les premiers hectomètres du col.

Seixas, qui vise à confirmer son statut de grimpeur prometteur, a donc choisi de s’imprégner du terrain dès maintenant. Son objectif : anticiper chaque virage, chaque déclivité, et surtout gérer l’effort sur un parcours où chaque mètre compte. La reconnaissance des ascensions est une pratique courante chez les coureurs, qui y voient un moyen d’optimiser leur stratégie de course.

Dernière répétition avant le Tour Auvergne-Rhône-Alpes

Alors que le compte à rebours est lancé, Seixas n’a plus qu’une semaine d’entraînement – et peut-être de repos – avant de s’élancer sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes 2026 (ex-Critérium du Dauphiné), du 7 au 14 juin. Cette course, souvent considérée comme une répétition générale pour le Tour de France, pourrait lui permettre de tester sa condition et de peaufiner sa tactique. Le jeune Français, qui évolue sous les couleurs de Decathlon CMA CGM, a d’ailleurs affiché ses ambitions : RMC Sport rapporte qu’il vise la victoire sur cette épreuve.

Pour Seixas, l’enjeu est double : confirmer son statut de leader au sein de son équipe et aborder le Tour de France avec la confiance nécessaire pour jouer les premiers rôles. Son stage en Sierra Nevada et ces deux jours de reconnaissance dans les Pyrénées s’inscrivent dans une préparation méthodique, où chaque détail compte.

Et maintenant ?

D’ici le départ du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, Seixas devrait encore peaufiner sa préparation, avec des séances d’entraînement ciblées sur les ascensions pyrénéennes. Si sa forme actuelle se confirme, il pourrait se présenter au départ de la course comme l’un des principaux favoris, aux côtés de coureurs confirmés comme Lenny Martinez ou Tadej Pogačar. Le Tour de France, lui, débutera le 4 juillet, avec une première étape entre Florence et Rimini en Italie.

Reste à savoir si ces semaines de travail intense porteront leurs fruits. Une chose est sûre : avec des performances déjà remarquées et une approche rigoureuse, Paul Seixas compte bien marquer les esprits dès ses premiers grands rendez-vous.

La reconnaissance des parcours est une pratique courante chez les coureurs du World Tour. Elle permet d’étudier les montées, les descentes et les passages techniques pour adapter sa stratégie de course. Pour Seixas, qui vise le Tour de France, c’était l’occasion de se familiariser avec une étape exigeante, avec près de 7 000 m de dénivelé en deux jours.

Decathlon CMA CGM est une équipe cycliste professionnelle française, sponsorisée par le groupe Decathlon et la compagnie maritime CMA CGM. Elle participe au World Tour et compte parmi ses coureurs des talents comme Paul Seixas. CMA CGM est également co-sponsor de RMC Sport, ce qui explique la couverture médiatique de l’équipe.