Selon du Figaro, le président du comité stratégique des magasins E.Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, a alerté ce lundi 27 avril 2026 sur la persistance de l’inflation dans les supermarchés. Dans un entretien diffusé sur TF1, il a pointé du doigt les tensions géopolitiques actuelles, notamment le conflit avec l’Iran, qui fragilisent les marchés pétroliers et les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le distributeur a également rassuré sur la question des carburants : « il n’y a pas de signe de pénurie en vue pour E.Leclerc » a-t-il affirmé.

Ce qu'il faut retenir

  • Michel-Édouard Leclerc annonce des hausses de prix dans les rayons d’ici six mois en raison des tensions géopolitiques et des coûts logistiques.
  • Le distributeur n’exclut pas de renégocier certains contrats si les industriels manquent d’emballages, ce qui pourrait entraîner une répercussion des surcoûts.
  • Face à l’inflation, les consommateurs se tournent vers les marques distributeurs et les produits d’épicerie longue conservation.
  • E.Leclerc et Système U ne sont pas cités dans un document de travail gouvernemental évoquant des marges jugées excessives sur les carburants.
  • Le prix du gazole est repassé sous la barre des 2,2 euros par litre, selon des données récentes.

Une inflation persistante et des comportements d’achat qui évoluent

L’inflation dans les supermarchés ne montre aucun signe d’essoufflement, comme l’a souligné Michel-Édouard Leclerc lors de son intervention télévisée. Le conflit en cours au Moyen-Orient, et plus précisément les tensions avec l’Iran, pèsent sur les marchés pétroliers et les chaînes logistiques mondiales. Ces pressions se répercutent déjà sur certains coûts, notamment ceux des transports et des emballages, étroitement liés à la pétrochimie. « Je me contente de vendre au moins cher possible », a déclaré le président d’E.Leclerc, appelant même les consommateurs à se préparer à une « économie de guerre ».

Les ménages adaptent déjà leurs habitudes d’achat. Les produits d’épicerie sèche ou ceux à longue conservation, achetés avant le début du conflit, restent en stock. En revanche, les nouvelles commandes intègrent progressivement les hausses de coûts liées à la logistique et aux emballages. « On va voir l’augmentation dans six mois » dans les rayons, a-t-il prédit. Par ailleurs, les produits bio et haut de gamme sont délaissés au profit des marques distributeurs, moins chères, reflétant une tendance à la baisse du pouvoir d’achat.

Des carburants sous surveillance, mais pas de pénurie annoncée

Michel-Édouard Leclerc a également abordé la question des carburants, un sujet sensible pour les automobilistes. Malgré les craintes de flambée des prix et de pénurie, liées aux tensions géopolitiques, le distributeur a tenu à rassurer : « Il n’y a pas de signe de pénurie en vue pour E.Leclerc ». Cette déclaration intervient alors qu’un document de travail gouvernemental, révélé dans la presse ce week-end, évoquait des marges jugées excessives pour certains distributeurs sur les carburants. E.Leclerc et Système U, eux, ne figurent pas dans ce texte, contrairement à d’autres acteurs du secteur.

Le représentant de la grande distribution a également critiqué ce document, estimant que les médias avaient « trouvé le Graal » en le publiant. Il a précisé qu’il ne ferait plus de pronostics sur la baisse des prix dans ses stations, en raison de l’instabilité persistante au Moyen-Orient et dans le détroit d’Ormuz. La situation reste donc très volatile, et toute anticipation s’avère délicate.

Des contrats commerciaux sous tension et des renégociations possibles

Le contexte actuel pourrait aussi entraîner des renégociations commerciales entre distributeurs et industriels. Michel-Édouard Leclerc a rappelé que, en cas de manque d’emballages en stock, les industriels seraient contraints de répercuter les surcoûts. Bien que le groupe n’ait pas l’intention de rouvrir les contrats déjà conclus, des clauses existent pour adapter les accords en fonction des circonstances. « Si des renégociations devaient s’ouvrir, les industriels manquant d’emballages en stock seraient contraints de répercuter ces surcoûts » a-t-il expliqué.

Cette prudence s’explique par la hausse des coûts logistiques et des emballages, directement impactés par la volatilité des prix de l’énergie. Les nouvelles commandes intègrent désormais ces éléments, ce qui devrait se traduire par des ajustements tarifaires dans les mois à venir. Les distributeurs, comme E.Leclerc, se retrouvent donc dans une position délicate, entre pression sur les marges et attente d’une stabilisation du marché.

Et maintenant ?

Dans les six prochains mois, les consommateurs pourraient donc observer une hausse généralisée des prix dans les rayons, liée à la transmission des coûts logistiques et des emballages. La situation des carburants, bien que stabilisée pour l’instant, reste sous haute surveillance en raison des tensions géopolitiques persistantes. Les prochaines annonces gouvernementales sur les marges des distributeurs pourraient également influencer les négociations commerciales en cours. Enfin, l’évolution du conflit au Moyen-Orient et dans le détroit d’Ormuz restera un facteur clé pour anticiper les prochains ajustements de prix.

Pour les ménages, la prudence reste de mise. Les marques distributeurs pourraient continuer à gagner en popularité, tandis que les achats de produits non essentiels pourraient être reportés ou réduits. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des hausses à venir et leur impact sur le pouvoir d’achat.

Michel-Édouard Leclerc a indiqué qu’il n’y avait pas de signe de pénurie pour E.Leclerc, bien que la situation reste sous surveillance. Il a également rappelé que le groupe n’était pas cité dans un document gouvernemental évoquant des marges excessives, contrairement à certains concurrents. La stabilité actuelle s’explique aussi par des stocks tampons et une logistique adaptée.

Selon Michel-Édouard Leclerc, les augmentations devraient se matérialiser « dans six mois », en raison de la transmission progressive des coûts logistiques et des emballages. Les nouvelles commandes intègrent déjà ces surcoûts, mais leur répercussion dans les prix de vente prendra du temps.