Selon RMC Sport, Pep Guardiola a finalement décidé de ne pas accepter la proposition de la Fédération italienne de football (FIGC) pour devenir le nouveau sélectionneur de la Nazionale, mettant fin à des jours de spéculations et de négociations intenses. Le technicien catalan, libre depuis son départ de Manchester City en 2026 après dix ans à la tête du club, aurait indiqué jeudi soir aux dirigeants de la FIGC : « Merci, je suis honoré, mais pour l'instant, je ne m'en sens pas capable », rapportent La Gazzetta dello Sport et plusieurs médias italiens. Cette décision intervient alors que l'Italie, en pleine reconstruction après un troisième échec consécutif en phase de groupes d'une Coupe du monde, espérait s'appuyer sur une figure majeure du football mondial pour relancer son équipe nationale.
Ce qu'il faut retenir
- Pep Guardiola a refusé l'offre de la FIGC de devenir sélectionneur de l'Italie, malgré l'intérêt manifesté des deux côtés.
- Le projet proposé par la Fédération, s'étalant sur huit à dix ans, incluait une refonte globale des sélections italiennes, des jeunes jusqu'à l'équipe A.
- Les négociations ont achoppé sur des questions de disponibilité et de faisabilité, la FIGC évoquant une durée de contrat bien supérieure à ce que Guardiola envisageait.
- Paolo Maldini a confirmé que Carlo Ancelotti avait également été approché avant Guardiola, tandis qu'Andrea Pirlo apparaît désormais comme le principal candidat pour le poste.
- La FIGC a rappelé son ambition de créer une dynamique collective pour sortir l'Italie de sa crise sportive, avec un premier rendez-vous en Ligue des nations le 25 septembre prochain.
Une proposition ambitieuse mais rejetée par l'entraîneur catalan
Le week-end dernier à Barcelone, Paolo Maldini, directeur technique de la FIGC, et Leonardo, conseiller du président de la Fédération, avaient présenté à Guardiola un projet sportif et structurel d'envergure. L'objectif ? Reconstruire en profondeur le football italien, des équipes de jeunes jusqu'à la sélection A, sur une période de huit à dix ans. Selon RMC Sport, la FIGC souhaitait confier à l'ancien entraîneur de Manchester City un rôle global, incluant une implication directe et continue sur le terrain. Pourtant, malgré l'honneur que représentait cette offre, Guardiola a estimé ne pas être en mesure d'assumer un tel engagement à ce stade. « Si je le fais, je le ferai à 100% », aurait-il précisé lors des discussions, excluant toute gestion à distance depuis la Catalogne, où il a repris ses marques après son départ de Manchester City.
La décision de Guardiola s'explique aussi par son besoin de prendre du recul après une carrière ininterrompue depuis 2013. En effet, le technicien de 55 ans n'a jamais connu de véritable pause depuis son retour sur le banc du Bayern Munich, après une année sabbatique en 2012. La fatigue accumulée et l'envie de se consacrer à sa vie personnelle ont donc pesé dans la balance, la « raison l'emportant sur le cœur », comme le souligne La Gazzetta dello Sport. Les médias italiens évoquaient par ailleurs une offre salariale de dix millions d'euros annuels, soit la moitié de ce que Guardiola aurait pu réclamer, mais ce point n'a pas été confirmé comme un motif central de son refus.
La FIGC rebondit et relance la recherche d'un nouveau sélectionneur
Dans l'immédiat, la Fédération italienne doit trouver un successeur à Guardiola pour tenter de redonner des couleurs à une équipe nationale en crise. Lors d'une conférence de presse en marge de l'assemblée générale de la Ligue, Paolo Maldini a révélé que d'autres pistes avaient été explorées en parallèle. « Vous avez identifié l'une de nos cibles, mais nous ne cachons pas avoir également discuté avec Carlo Ancelotti avant de parler à Pep », a-t-il expliqué. « Il nous semblait juste de commencer par les meilleurs au monde. Bien sûr, il faut ensuite vérifier leur disponibilité. » L'ancien sélectionneur du Brésil, actuellement en poste, n'aurait pas encore donné de réponse définitive, mais son nom circule activement dans les médias transalpins.
Parmi les autres candidats cités, Andrea Pirlo, champion du monde 2006, apparaît comme le favori pour occuper le banc de la Nazionale. Antonio Conte et Roberto Mancini sont également évoqués comme des alternatives crédibles. Leonardo, ancien directeur sportif du PSG et désormais conseiller de Maldini, a confirmé que la décision serait prise « le plus tôt possible » pour créer une dynamique collective. « Nous voulons impliquer tout le monde, sinon, nous ne trouverons pas d'issue », a-t-il souligné, rappelant l'urgence de relancer un football italien en proie à des difficultés structurelles.
Un troisième échec en Coupe du monde et l'urgence de se reconstruire
L'Italie traverse une période difficile, marquée par son troisième échec consécutif à se qualifier pour une Coupe du monde. Cette série noire, inédite depuis les années 1950, a révélé des lacunes structurelles dans la formation des jeunes joueurs et dans la cohésion de l'équipe senior. Face à cette situation, la FIGC mise sur une refonte globale, avec l'ambition de bâtir un projet durable sur le long terme. Leonardo a d'ailleurs exprimé sa fierté d'avoir été associé à cette mission, saluant l'appel de Maldini pour épauler la reconstruction du football italien.
Le premier test concret de cette nouvelle ère aura lieu le 25 septembre prochain, lors d'un match de Ligue des nations face à l'Italie. Une rencontre symbolique, qui marquera le coup d'envoi d'une période de transition pour la Nazionale. Sans Pep Guardiola, mais avec l'espoir de trouver rapidement un successeur capable de redonner du prestige à une équipe autrefois considérée comme une référence mondiale.
Cette affaire illustre aussi les défis auxquels sont confrontées les fédérations européennes dans un contexte de compétition accrue et de pression médiatique permanente. Le football italien, riche d'une histoire exceptionnelle, devra faire preuve de patience et de réalisme pour surmonter sa crise actuelle.
Selon plusieurs médias italiens cités par RMC Sport, la Fédération italienne de football aurait proposé à Pep Guardiola un salaire annuel de dix millions d'euros. Cette somme représente environ la moitié de ce que l'entraîneur catalan aurait pu exiger, bien que ce montant n'ait pas été confirmé comme un motif principal de son refus.
D'après les déclarations de Paolo Maldini, Carlo Ancelotti, actuel sélectionneur du Brésil, est l'une des principales cibles de la FIGC. Andrea Pirlo, champion du monde 2006, apparaît comme le favori pour occuper le poste, tandis qu'Antonio Conte et Roberto Mancini sont également cités parmi les candidats sérieux.