Une plainte a été déposée contre X par l'association AC!! Anti-Corruption, visant un système présumé d'emplois fictifs destiné à des élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique, comme le rapporte BFM - Faits Divers. Cette plainte, adressée au Parquet national financier (PNF), s'inscrit dans le sillage de celle déposée la semaine dernière contre X, visant, entre autres, l'Insoumis Bally Bagayoko.
La RATP a démenti les allégations d'emploi de complaisance au sein de l'entreprise. L'entreprise assure observer les règles de droit commun, dont la loi du 22 décembre 2025, qui permettent et facilitent la conciliation de l'exercice d'un mandat d'élu local avec la vie professionnelle et personnelle des salariés.
Ce qu'il faut retenir
- Une plainte a été déposée contre X par l'association AC!! Anti-Corruption pour un système présumé d'emplois fictifs à la RATP.
- La plainte vise des élus parisiens et franciliens de tout bord politique.
- La RATP a démenti les allégations d'emploi de complaisance au sein de l'entreprise.
Les faits
La plainte déposée par AC!! Anti-Corruption s'appuie sur un article du Canard enchaîné, « 200 agents de la RATP sur la bonne voie ». L'association dénonce l'existence présumée d'un système organisé et structuré d'emplois fictifs et non d'actes isolés pour des élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique.
Ces élus auraient ainsi été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable. Le président d'honneur d'AC!! Anti-Corruption, l'ancien juge Éric Halphen, a indiqué que « la plainte initiale, contre X, évoquait M. Bakayoko mais visait plus généralement aussi la RATP ».
Les réactions
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a réagi à la plainte en indiquant que « être élu n'est pas un emploi ». Il a également précisé que « confondre un mandat électif avec un poste salarié » est « destiné à faire croire à une fraude là où il n'y a qu'un mandat exercé, comme la loi le permet et l'encadre ».
La RATP a précisé que Bally Bagayoko « a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d'embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c'est le cas pour tous les agents RATP au statut ».
Les suites
La RATP a indiqué qu'elle « réserve et réservera à la justice toutes les pièces et documents qui lui seraient demandés, si cette dernière décidait de se saisir du sujet ».
Les prochaines semaines devraient être décisives pour déterminer l'issue de cette affaire. Il est possible que de nouvelles révélations soient faites ou que des éléments nouveaux soient découverts, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes pour les élus parisiens et franciliens visés par la plainte.