La célébration du deuxième sacre consécutif du PSG en Ligue des champions a été marquée par une polémique inattendue. Selon RMC Sport, Karine Okinski, maire de Bouffémont (Val-d’Oise), a été filmée en train de porter un maillot floqué du nom de Rédoine Faïd, criminel multirécidiviste condamné à 25 ans de prison. L’édile, également fonctionnaire de police, a assuré n’avoir pas prêté attention au floquage lors de la liesse collective.

Ce qu'il faut retenir

  • La maire de Bouffémont, Karine Okinski, a été filmée avec un maillot du PSG floqué « Rédoine Faïd », selon RMC Sport.
  • Rédoine Faïd est un braqueur multirécidiviste condamné à 25 ans de prison pour un braquage ayant causé la mort d’une policière municipale en 2010.
  • L’édile a déclaré avoir découvert le floquage après coup et condamné fermement cette inscription.
  • La victoire du PSG a été suivie de 780 interpellations et de violences urbaines, avec 219 blessés et un mort.
  • La fin de peine de Rédoine Faïd est prévue pour le 17 août 2057.

Un maillot floqué au nom d’un criminel multirécidiviste

Alors que le PSG remportait sa deuxième Ligue des champions consécutive face à Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but), les célébrations ont donné lieu à des scènes de liesse dans toute la France. Pourtant, l’une d’elles a rapidement suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. Dans la ville de Bouffémont, dans le Val-d’Oise, la maire Karine Okinski s’est mêlée à la foule pour fêter la victoire parisienne. À un moment donné, des supporters lui ont tendu un maillot floqué du nom de Rédoine Faïd, écrit à l’emplacement du numéro 95.

Problème : ce nom correspond à celui d’un criminel notoire, originaire de Creil (Oise), condamné à de lourdes peines pour braquages à main armée et évasions spectaculaires. L’édile, qui est également fonctionnaire de police, a depuis expliqué avoir porté ce maillot sans vérifier l’inscription, emportée par l’euphorie collective.

Une réaction immédiate et une condamnation sans équivoque

Contactée par Le Parisien, Karine Okinski a tenu à clarifier les circonstances de cette séquence. « Dans l’euphorie collective, personne ne l’a remarqué : ni mes amis, ni les administrés, ni mes colistiers », a-t-elle indiqué. Elle a également souligné que la découverte du floquage l’a profondément choquée : « Je trouve ça absolument abject de m’avoir fait porter le maillot du tueur de ma collègue. Jamais je ne soutiendrai cette ordure. »

L’édile a évoqué une « double sanction » et s’est indignée que des enseignes puissent accepter ce type d’inscriptions sur des produits dérivés. Rédoine Faïd, déjà condamné à 10 et 14 ans de prison pour ses deux évasions, a vu sa peine alourdie à 28 ans en appel pour un braquage à l’explosif commis en 2011. Sa date de libération est actuellement fixée au 17 août 2057.

Les célébrations du PSG marquées par des violences urbaines

La victoire du club parisien a été suivie de scènes de débordements dans plusieurs villes françaises. D’après les déclarations du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, la nuit du sacre a été particulièrement agitée. Au total, 780 interpellations et 457 gardes à vue ont été recensées, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente. Les affrontements ont fait 219 blessés, dont huit dans un état grave, tandis que 57 membres des forces de l’ordre ont également été touchés.

Un accident de moto de cross sur le périphérique parisien a par ailleurs causé la mort d’une personne. Malgré ces incidents, la liesse populaire a également donné lieu à des moments de solidarité, comme en témoigne l’histoire de Mireille, 90 ans, escortée par des supporters parisiens jusqu’à son domicile.

« Je n’ai pas d’enfants, mais c’était mes petits-enfants que j’avais à côté de moi. Je crois qu’on ne peut pas être plus heureux. »
— Mireille, 90 ans, citée par BFMTV

Contexte judiciaire et profil de Rédoine Faïd

Rédoine Faïd, 53 ans, est une figure du grand banditisme français. Son parcours criminel est marqué par plusieurs faits d’armes retentissants. En 2010, il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le braquage d’un fourgon blindé en région parisienne, qui avait entraîné la mort d’Aurélie Fouquet, policière municipale de 26 ans. Ce drame avait profondément marqué l’opinion publique à l’époque.

Le criminel a également été reconnu coupable de deux évasions spectaculaires : la première en 2013, lors d’un transfert entre deux prisons, et la seconde en 2018, après avoir été repris quelques mois plus tôt. Ces évasions lui ont valu des peines supplémentaires, portant son total de condamnations à plus de 40 ans de prison. Sa libération conditionnelle reste aujourd’hui très incertaine, sa date de fin de peine étant fixée à 2057.

Et maintenant ?

Cette polémique pourrait relancer le débat sur la vente de produits dérivés floqués avec des noms de criminels. Plusieurs enseignes pourraient être amenées à revoir leurs contrôles avant commercialisation. Du côté de Bouffémont, Karine Okinski n’a pas évoqué de sanctions à son encontre, mais l’affaire pourrait alimenter les discussions locales. Enfin, les violences urbaines observées lors des célébrations pourraient inciter les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité lors des prochains événements sportifs majeurs.

Si l’édition 2026 de la Ligue des champions a été remportée par le PSG, les incidents liés à cette victoire rappellent que les célébrations peuvent parfois prendre des tournures inattendues. Reste à savoir si cette polémique aura des répercussions au-delà du cadre local.