À Ottawa, lors d'une conférence de presse sur les femmes autochtones disparues et assassinées, la députée néo-démocrate Leah Gazan a suscité des réactions en évoquant le «génocide en cours» visant les personnes «MMIWG2SLGBTQQIA+». Cet acronyme, popularisé par le gouvernement fédéral canadien, englobe diverses réalités, notamment les femmes et filles autochtones disparues ou assassinées, ainsi que des minorités sexuelles et de genre au sein des communautés autochtones.
Ce qu'il faut retenir
- L'acronyme «MMIWG2SLGBTQQIA+» utilisé par la députée Leah Gazan a suscité des réactions sur les réseaux sociaux
- Les peuples autochtones représentent 5% de la population canadienne mais un quart des victimes d'homicide
- Le gouvernement fédéral canadien utilise lui-même cet acronyme dans ses documents officiels
Railleries et critiques sur les réseaux sociaux
Le choix de Leah Gazan d'utiliser cet acronyme complexe a provoqué un débat animé sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont moqué les quinze caractères de «MMIWG2SLGBTQQIA+», qualifiant cela d'inflation «woke» de sigles. D'autres ont ironisé sur la longueur de cet acronyme, le comparant à un mot de passe ultra-sécurisé.
Une terminologie officielle contestée
Malgré les critiques, l'acronyme «MMIWG2SLGBTQQIA+» n'est pas une invention militante mais une terminologie utilisée par le gouvernement fédéral canadien. Certains estiment cependant que sa complexité peut parfois desservir la cause en reléguant les violences subies par les personnes concernées au second plan.
