Dans le cadre des débats sur l’emploi et le pouvoir d’achat, Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du Rassemblement National (RN), a défendu une mesure phare lors d’un passage sur BFM - Politique : la réduction de la TVA de 20 % à 5,5 % sur certains produits. Une proposition qui s’inscrit dans une réflexion plus large sur la fiscalité et la consommation, alors que le gouvernement est sous pression pour relancer l’économie.
Ce qu'il faut retenir
- Thomas Ménagé (RN) propose de faire passer la TVA de 20 % à 5,5 % pour certains produits, dans l’objectif de soutenir le pouvoir d’achat.
- Le député du Loiret défend cette mesure comme un levier pour stimuler la consommation et relancer l’activité économique.
- Cette annonce intervient alors que la question des salaires et des cotisations reste au cœur des débats politiques, avec des propositions alternatives portées par d’autres formations.
- Les tensions persistent à droite, où Jean-François Copé (LR) a multiplié les prises de position sur la dette, l’immigration et la laïcité.
- À gauche, Olivier Faure (PS) a souligné la nécessité de réinventer l’aménagement du territoire face aux incendies estivaux.
Une proposition fiscale audacieuse portée par le RN
Sur le plateau de BFMTV, Thomas Ménagé a détaillé sa proposition de réduire la TVA à 5,5 % pour une liste de produits jugés essentiels. « Baisser la TVA de 20 % à 5,5 %, c’est possible et c’est une mesure qui pourrait redonner du pouvoir d’achat aux Français », a-t-il déclaré. Selon lui, cette baisse permettrait de stimuler la consommation tout en soutenant les ménages les plus modestes, confrontés à une inflation persistante.
Cette idée s’inscrit dans la lignée des propositions économiques du RN, qui prônent une fiscalité plus favorable aux classes populaires. Pourtant, elle intervient dans un contexte où les marges de manœuvre budgétaires de l’État restent limitées, avec un déficit public toujours élevé et une dette qui dépasse les 110 % du PIB.
D’autres pistes évoquées pour relancer l’emploi et les salaires
Sur le même plateau, Violette Spillebout, députée « Ensemble pour la République », a défendu une autre approche : la baisse des cotisations sociales. « Réduire les cotisations patronales et salariales permettrait de rendre le travail plus attractif », a-t-elle expliqué. Une mesure qui, selon elle, pourrait inciter les entreprises à embaucher et à augmenter les salaires.
Ces deux propositions reflètent des visions opposées de la politique économique. D’un côté, une réduction de la TVA ciblée sur la consommation ; de l’autre, un allègement des charges pour les entreprises. Deux stratégies qui illustrent les clivages persistants entre la majorité présidentielle et l’opposition, notamment le RN et Les Républicains.
À droite, les divisions persistent sur les grands sujets de société
Jean-François Copé, maire LR de Meaux, a profité de son passage sur BFMTV pour revenir sur plusieurs sujets sensibles. Il a d’abord estimé qu’une loi pour interdire le voile intégral serait « inconstitutionnelle », tout en réaffirmant son opposition à ce type de tenue dans l’espace public. « Une loi ne peut pas régir les tenues vestimentaires », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « la laïcité ne se résume pas à une bataille contre le voile ».
Le maire de Meaux a également tiré la sonnette d’alarme sur la dette française, qu’il compare à « un volcan prêt à entrer en éruption ». Pour lui, « la situation est alarmante » et nécessite des réformes structurelles. Enfin, il a fermé la porte à une primaire de la droite pour la présidentielle de 2027, estimant qu’« il n’y a plus de primaire possible » au sein des Républicains.
Le PS et le RN s’affrontent sur les questions sociétales et migratoires
À l’occasion de son intervention, Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, a défendu une ligne dure sur la question migratoire. Interrogé sur la crise à Ceuta, où des migrants tentent de rejoindre l’Espagne depuis le Maroc, il a estimé que « c’est à l’Espagne de régler la situation », avant d’ajouter que « la France doit défendre son intérêt national en premier ».
Le RN a également critiqué les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur le voile. Louis Aliot a accusé l’ancien leader de La France Insoumise de chercher une « clientèle électorale » avec ses déclarations, tandis que Jean-François Copé a jugé que son mea culpa était « populiste » et « peu sincère ».
Incendies et aménagement du territoire : le PS pointe du doigt les manquements de l’État
Enfin, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire de son parti, a tiré les leçons des incendies qui ont ravagé le sud-ouest de la France cet été. Depuis Le Porge en Gironde, il a estimé qu’« il faut mettre des fonds à disposition des territoires » pour réinventer notre façon d’habiter la France.
Selon lui, ces catastrophes naturelles révèlent des défauts structurels dans l’aménagement du territoire et la gestion des risques. Une critique qui vise directement l’action gouvernementale, accusée de manquer de vision à long terme.
Sur le front social, la question des salaires et des cotisations devrait rester un sujet brûlant, avec des propositions divergentes entre la majorité et l’opposition. Quant aux incendies, leur répétition ces dernières années pourrait accélérer les discussions sur la prévention et l’aménagement du territoire, même si les moyens financiers alloués restent à préciser.
Thomas Ménagé n’a pas détaillé la liste exacte des produits concernés lors de son intervention. Il a simplement évoqué une réduction de la TVA de 20 % à 5,5 %, sans préciser si cette mesure s’appliquerait à tous les biens ou uniquement à certains secteurs (alimentation, énergie, etc.).