Près de plusieurs milliers de participants ont envahi les rues de Porto-Novo, capitale officielle du Bénin, pour la troisième édition du Festival des masques du Bénin, un événement qui célèbre les traditions ancestrales à travers costumes et danses masquées. Selon Euronews FR, qui a couvert l’événement le 27 juillet 2026, l’édition de cette année a mis en lumière l’importance culturelle et spirituelle des masques béninois, attirant un public venu découvrir des pratiques millénaires.
Ce qu'il faut retenir
- Troisième édition du Festival des masques du Bénin, organisé à Porto-Novo le 27 juillet 2026
- Des milliers de spectateurs et danseurs masqués ont défilé dans les rues au rythme des tambours traditionnels
- Les masques représentaient des figures ancestrales comme les Egungun et les Zangbeto, centrales dans la culture béninoise
- L’événement a permis de mettre en avant les traditions des communautés Yorubas, Sombas et Bétammaribés
- Les visiteurs ont salué l’occasion de découvrir le Bénin au-delà des stéréotypes
Un festival dédié aux traditions masquées
Le Festival des masques du Bénin a transformé Porto-Novo en un théâtre à ciel ouvert où se mêlent couleurs, rythmes et symboles. Les participants, vêtus de costumes richement ornés et portant des masques en bois sculpté, ont animé les artères de la ville au son des tambours et des chants traditionnels. Autant dire que l’événement a offert un spectacle où chaque détail renvoyait à une histoire, une légende ou une croyance locale.
Côté organisation, l’édition 2026 a confirmé la volonté des autorités béninoises de préserver et de promouvoir ce patrimoine immatériel. Les masques, souvent associés à des esprits ancestraux, jouent un rôle clé dans les rituels et les cérémonies. Ils incarnent, pour les communautés Yorubas, Sombas ou encore Bétammaribés, un lien direct avec les ancêtres et les forces de la nature.
Des figures emblématiques au cœur de la fête
Parmi les masques les plus emblématiques, les Egungun, portés par des danseurs vêtus de tissus multicolores, symbolisent les esprits des ancêtres. Leur présence, aussi impressionnante que mystérieuse, rappelle l’importance de la mémoire collective dans la société béninoise. Quant aux Zangbeto, ces gardiens masqués aux formes animales, ils incarnent la protection des villages et des traditions.
Un visiteur interviewé par Euronews FR a déclaré : « Ici, on ne danse pas seulement pour le plaisir, mais pour honorer ceux qui nous ont précédés. Chaque pas, chaque rythme, raconte une partie de notre histoire. » Les organisateurs, de leur côté, ont souligné que ce festival était aussi une invitation à lutter contre l’oubli des pratiques ancestrales, de plus en plus menacées par la modernisation.
Une fenêtre ouverte sur la culture béninoise
Au-delà du spectacle, le festival a offert aux visiteurs une immersion dans le quotidien des communautés locales. Les stands proposant des artisanats traditionnels, des expositions sur les mythes fondateurs et des démonstrations culinaires ont permis de mieux comprendre la richesse culturelle du Bénin. Nombreux sont ceux qui ont quitté Porto-Novo avec l’envie de revenir, tant l’expérience a brisé les clichés sur le pays.
Un touriste français présent lors de l’événement a expliqué : « Quand on pense au Bénin, on imagine souvent les plages ou les safaris. Ici, on découvre une autre facette, bien plus profonde et vibrante. » Les autorités locales, quant à elles, ont rappelé que ce type d’initiative s’inscrivait dans une démarche plus large de valorisation du patrimoine national.
Pour l’heure, le Festival des masques du Bénin laisse derrière lui des souvenirs marquants et une promesse : celle de voir les générations futures porter à leur tour ces masques, ces chants et ces danses, pour que le patrimoine béninois continue de vivre.