Selon Top Santé, attendre d’être au bord de la faim pour passer à table ne serait pas la meilleure stratégie pour perdre du poids. Une nutritionniste explique pourquoi des repas réguliers, sans laisser l’appétit devenir trop intense, aident à mieux réguler les excès.
Ce qu'il faut retenir
- Attendre une faim excessive avant de manger peut favoriser les excès alimentaires.
- Manger régulièrement permet de mieux contrôler son appétit et sa satiété.
- Cette méthode s’inscrit dans une approche globale de gestion du poids.
Une stratégie contre-productive pour la perte de poids
D’après Top Santé, le réflexe de ne manger qu’en cas de faim intense serait contre-productif pour ceux qui cherchent à perdre du poids. En effet, lorsque l’appétit devient trop fort, le risque de céder à des aliments riches en calories ou en sucres est bien plus élevé. La nutritionniste interrogée par le magazine rappelle que ce phénomène s’explique par des mécanismes biologiques : plus le temps sans nourriture est long, plus le corps réclame des nutriments rapidement assimilables, souvent moins sains.
Pour éviter ce piège, elle recommande de structurer ses repas autour de **trois à quatre prises alimentaires par jour**, en veillant à ce que les écarts entre chaque ne dépassent pas **quatre à cinq heures**. Cette régularité permet de maintenir un niveau d’énergie stable et d’éviter les fringales incontrôlables, souvent responsables des écarts alimentaires.
Un contrôle accru de l’appétit grâce à une alimentation programmée
La nutritionniste souligne que manger avant d’avoir une faim démesurée offre un avantage psychologique non négligeable. « En anticipant la sensation de faim, on reprend le contrôle sur ses choix alimentaires », explique-t-elle. Elle précise que cette méthode réduit le stress lié à la nourriture, un facteur souvent sous-estimé dans la gestion du poids. En effet, le stress peut pousser à manger de manière compulsive, notamment des aliments transformés ou riches en graisses.
Autre bénéfice : cette approche favorise une meilleure digestion. En évitant les longues périodes de jeûne, on limite les risques de ballonnements ou de reflux gastriques, des troubles fréquemment associés aux repas trop espacés. « Le corps fonctionne mieux lorsqu’il est nourri régulièrement », ajoute la spécialiste.
Une méthode adaptée à tous, mais avec des nuances
Si cette stratégie est globalement recommandée, Top Santé rappelle qu’elle doit être adaptée à chaque profil. Les personnes souffrant de diabète ou de troubles métaboliques doivent consulter un professionnel de santé avant de modifier leurs habitudes alimentaires. Pour les autres, l’idéal est de commencer par **des collations équilibrées** entre les repas principaux, comme un fruit ou une poignée d’amandes, afin de calmer la faim sans excès.
La nutritionniste insiste aussi sur l’importance de la qualité des aliments consommés. Manger régulièrement ne suffit pas si ces repas sont déséquilibrés. Elle conseille de privilégier les protéines, les fibres et les bonnes graisses, qui apportent une satiété durable. « Une assiette bien composée limite les envies de grignotage », précise-t-elle.
Reste à voir si cette méthode, bien que simple en théorie, sera suffisamment adoptée dans une société où le temps et la praticité priment souvent sur l’équilibre alimentaire.
Non, l’objectif n’est pas de manger par obligation, mais d’anticiper la faim pour éviter les excès. La nutritionniste conseille d’écouter son corps tout en structurant ses repas autour d’horaires réguliers. Si la faim n’est pas présente, une petite collation légère peut suffire à maintenir l’équilibre.