Avec une inflation à 2,1 % en juillet 2026 et des prix de l'énergie en forte hausse, la rentrée s'annonce difficile pour une majorité de ménages français. Selon un sondage Elabe réalisé pour BFM Business, 79 % des Français déclarent se « serrer la ceinture » financièrement, contre seulement 20 % qui estiment ne pas être concernés. Ces résultats, publiés le 26 août 2026, confirment que le pouvoir d'achat reste la préoccupation majeure des Français à quelques jours de la rentrée.

Ce qu'il faut retenir

  • 79 % des Français déclarent réduire leurs dépenses en cette rentrée 2026, dont 26 % de manière significative.
  • L'inflation atteint 2,1 % en juillet 2026, tirée notamment par la hausse des prix de l'énergie.
  • 90 % des employés et ouvriers sont plus vulnérables que les cadres, dont 59 % déclarent se serrer la ceinture.
  • 63 % des Français associent cette pression à la hausse des prix du carburant, liée aux tensions au Moyen-Orient.
  • L'échantillon de l'étude Elabe comprend 1 000 personnes, représentatives de la population métropolitaine âgée de 18 ans et plus.

Une pression généralisée sur le pouvoir d'achat

Les résultats de ce sondage Elabe pour BFM Business révèlent une détérioration marquée du pouvoir d'achat, avec des répercussions dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Parmi les actifs, 90 % des employés et ouvriers déclarent subir cette pression, contre 59 % des cadres. Les écarts se creusent également selon les milieux de vie : les habitants des zones rurales sont 53 % à évoquer une baisse de leur pouvoir d'achat, tandis que les électeurs du Rassemblement national expriment cette inquiétude à 63 %.

Autant dire que la situation est perçue comme critique par une large majorité. 63 % des Français estiment que l'inflation actuelle, alimentée par la hausse des prix de l'énergie et du carburant, est une source majeure d'inquiétude. Les jeunes générations, en particulier, expriment un sentiment de peur et de fatigue face à cette situation économique.

Les prix de l'énergie et du carburant au cœur des préoccupations

Selon BFM Business, la hausse des prix à la pompe et du gaz est l'un des événements qui a le plus marqué les Français cet été. Cette inflation des coûts énergétiques, en partie liée au conflit au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormuz, a directement impacté le budget des ménages. L'inflation globale, mesurée par l'Insee, a atteint 2,1 % sur un an en juillet 2026, après 1,8 % en juin.

Les prix à la consommation restent donc sous haute tension, et cette situation pourrait s'aggraver si les tensions géopolitiques persistent. Les experts soulignent que l'indexation automatique des salaires et des retraites est loin d'être la norme pour la majorité des actifs. Comme l'a rappelé le ministre de l'Économie, aucune catégorie professionnelle – à l'exception des salariés au SMIC – ne bénéficie d'une indexation systématique de leurs revenus.

« Il n'y a pas un salarié en France, à part ceux qui sont au Smic, qui est automatiquement indexé »

– Le ministre de l'Économie, selon BFM Business

Un sondage représentatif de la France métropolitaine

Réalisé par Elabe pour BFM Business du 25 au 26 août 2026, ce sondage s'appuie sur un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française métropolitaine âgée de 18 ans et plus. La méthode des quotas a été appliquée pour garantir la représentativité selon le sexe, l'âge, la profession, la région et la catégorie d'agglomération.

Les résultats de cette enquête confirment une tendance lourde : le pouvoir d'achat reste le sujet numéro un pour les Français, devant d'autres enjeux économiques et sociaux. Selon BFM Business, Emmanuel Macron devrait en faire une priorité dans les mois à venir, alors que la France se prépare à un budget 2027 déjà sous haute tension.

Et maintenant ?

Le gouvernement pourrait être amené à prendre des mesures ciblées pour soutenir le pouvoir d'achat, notamment dans un contexte où l'inflation reste supérieure à l'objectif de la Banque centrale européenne. Une désindexation partielle des retraites, évoquée par le ministre de l'Économie, pourrait figurer parmi les pistes pour équilibrer le budget 2027. Les prochaines annonces officielles sont attendues pour la fin de l'année, alors que les tensions sur les prix de l'énergie pourraient persister en fonction de l'évolution des conflits géopolitiques.

Pour l'heure, les Français restent dans l'expectative, avec une majorité qui continue de réduire ses dépenses. La rentrée économique s'annonce donc sous le signe de la prudence et de l'adaptation.