Plusieurs changements majeurs entrent en vigueur ce 1er août 2026, affectant le quotidien des Français. Livret A, tarifs réglementés de l'électricité, allocation de rentrée scolaire ou encore lutte contre le démarchage téléphonique abusif : BFM Business détaille les principales évolutions qui s'appliquent désormais.
Ce qu'il faut retenir
- Taux du livret A porté à 1,7 %, contre 1,5 % auparavant, soit un rendement annuel de 390,15 € pour un plafond de 22 950 €.
- Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 2,5 %, ce qui représente une hausse moyenne de 26 € TTC par an pour les ménages souscrivant à ces offres.
- L'allocation de rentrée scolaire est versée à partir du 4 août à Mayotte et La Réunion, puis le 18 août en métropole et dans les DROM.
- Le démarchage téléphonique sans consentement préalable est désormais interdit à partir du 11 août, sous peine de sanctions pour les entreprises.
- Dès le 2 août, les contenus générés par IA doivent être étiquetés au sein de l'Union européenne, notamment les deepfakes.
Le livret A et le LDDS voient leur rendement progresser, mais restent en deçà de l'inflation
Le taux du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) passe de 1,5 % à 1,7 % à compter de ce 1er août. Cette hausse, la première depuis début 2023, avait été annoncée mi-juillet par le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, sur recommandation de la Banque de France. Selon les calculs de BFM Business, un épargnant ayant placé le plafond de 22 950 € sur son livret A percevra 390,15 € d'intérêts annuels, contre 344,25 € avec l'ancien taux.
Cependant, ce relèvement reste modeste. Avec une inflation estimée à 2,1 % sur un an par l'Insee en juillet 2026, le rendement réel du livret A reste négatif. « Avec la baisse structurelle de ce produit d'épargne, les Français lui préfèrent désormais l'assurance vie », souligne un analyste interrogé par BFM Business. Le livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, conserve quant à lui un taux de 2,5 %.
Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 2,5 % malgré un contexte géopolitique tendu
Les tarifs réglementés de vente (TRV) de l'électricité augmentent de 2,5 % à partir d'aujourd'hui, une décision prise par le gouvernement sur recommandation de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette hausse, qui s'ajoute à celle des mois précédents, représente une augmentation moyenne de 26 € TTC par an pour les foyers souscrivant à ces offres. La CRE justifie cette mesure par la hausse des coûts d'utilisation des réseaux publics d'électricité, l'une des trois composantes des TRV, les deux autres étant l'approvisionnement et les taxes.
À fin mars 2026, près de 19,37 millions de clients résidentiels en France métropolitaine avaient opté pour un contrat aux tarifs réglementés. Ces derniers diffèrent des offres de marché, proposées par les fournisseurs privés depuis l'ouverture à la concurrence du secteur énergétique. La guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient, malgré un accord de paix entre l'Iran et les États-Unis signé le 17 juin 2026, continuent d'influencer les prix de l'énergie.
L'allocation de rentrée scolaire 2026 est versée à partir du 4 août selon les territoires
Comme chaque année, l'allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée aux familles éligibles selon un calendrier précis. Les premiers versements interviennent dès le 4 août 2026 à Mayotte et à La Réunion, puis le 18 août en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Cette aide, conditionnée aux ressources et au nombre d'enfants à charge âgés de 6 à 18 ans, est modulée selon l'âge : 426,87 € pour les 6-10 ans, 450,41 € pour les 11-14 ans et 466,02 € pour les 15-18 ans.
Pour être éligible, les ressources annuelles du foyer ne doivent pas excéder 28 956 € pour un enfant à charge. Ce plafond est majoré de 6 682 € par enfant supplémentaire. Selon les dernières estimations, près de 3 millions de familles pourraient bénéficier de cette aide en 2026. Les demandes doivent être effectuées avant le 31 août pour les familles dont les enfants sont scolarisés dans le privé.
Fin du démarchage téléphonique sans consentement à partir du 11 août
Les entreprises auront l'obligation, dès le 11 août 2026, de recueillir le consentement explicite des consommateurs avant toute prospection commerciale par téléphone. Cette mesure, issue d'un décret publié au Journal officiel le 25 juillet, s'inscrit dans le cadre de la lutte contre les appels intempestifs, que 97 % des Français déclarent subir, selon l'association Que-Choisir Ensemble. Le consentement doit être « libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable », et ne peut être obtenu via une mention prérédigée sur un document.
Les entreprises devront informer clairement les consommateurs de leur identité, des termes du démarchage et de la période concernée, qui ne peut excéder un an. Les consommateurs pourront retirer leur accord à tout moment. Cette réglementation vise à renforcer la protection des particuliers face aux pratiques abusives, souvent source de mécontentement.
L'Union européenne impose l'étiquetage des contenus générés par IA dès le 2 août
À l'échelle européenne, une nouvelle règle entre en vigueur dès ce dimanche 2 août : les contenus en ligne créés à l'aide de l'intelligence artificielle doivent être clairement identifiés. Cette obligation s'applique notamment aux chatbots, aux agents conversationnels et aux avatars virtuels, qui devront être présentés comme tels. Les deepfakes, ces contenus manipulant des images, vidéos ou sons pour les rendre réalistes, devront également être signalés lorsqu'ils sont publiés dans un cadre professionnel.
« Il est de plus en plus difficile, pour nous tous, de distinguer le réel de l'artificiel », a expliqué un responsable de la Commission européenne. Les fournisseurs de systèmes d'IA devront intégrer des marquages numériques pour faciliter la détection de ces contenus. Les textes informatifs créés sans contrôle éditorial humain devront également être étiquetés. Cette mesure vise à lutter contre la désinformation et à renforcer la transparence sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne.
L'application des nouvelles règles européennes sur l'IA devrait être renforcée dès septembre, avec des contrôles accrus sur les plateformes numériques. Quant à l'allocation de rentrée scolaire, son versement annuel reste un marqueur social important pour les familles modestes, alors que le coût de la rentrée pèse de plus en plus sur les budgets.
Pour une famille avec un enfant à charge, le plafond de ressources est fixé à 28 956 € par an. Ce montant est majoré de 6 682 € par enfant supplémentaire. Ces seuils sont réévalués chaque année en fonction de l'inflation.
Depuis le 11 août, les entreprises doivent avoir recueilli votre consentement avant de vous appeler. Vous pouvez vérifier en demandant à l'interlocuteur son identité et la période pour laquelle vous avez donné votre accord. En cas de doute, raccrochez et signalez l'appel abusif sur la plateforme Signal Spam.