Selon Le Figaro, la course à la présidentielle de 2027 s’intensifie après la publication d’un sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL, lundi 1er septembre 2026. Celui-ci révèle un recul significatif d’Édouard Philippe, candidat potentiel du bloc central, qui perd trois points en un mois. Désormais crédité de 17 % d’intentions de vote, il se retrouve au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise. Gabriel Attal, candidat du parti Renaissance et ancien premier ministre, a réagi à ces chiffres lors d’une intervention sur LCI mardi 2 septembre 2026, soulignant l’absence de favori clair au sein du bloc central.

Ce qu'il faut retenir

  • Un sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL publié le 1er septembre 2026 place Marine Le Pen (Rassemblement national) en tête avec plus de 30 % d’intentions de vote.
  • Édouard Philippe, crédité de 17 %, recule de trois points en un mois et est désormais au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).
  • Gabriel Attal, candidat de Renaissance, obtient 15 % des intentions de vote, derrière Mélenchon et Le Pen.
  • Attal affirme que « le Rassemblement national et La France insoumise ont une dynamique car ils portent un récit et une vision », tout en contestant leurs propositions.
  • L’entourage d’Attal estime qu’Édouard Philippe « perd son pari d’être le rempart au premier tour face à Mélenchon et au second tour face à Le Pen ».

Un sondage qui rebat les cartes du bloc central

Le dernier baromètre d’opinion Harris Interactive/Toluna, réalisé pour M6 et RTL, a été publié lundi 1er septembre 2026. Ses résultats placent Marine Le Pen largement en tête avec plus de 30 % d’intentions de vote, confirmant la dynamique du Rassemblement national. Derrière elle, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se disputent la deuxième place avec respectivement 18 % et 17 %. Gabriel Attal, quant à lui, atteint 15 %, un score inférieur à celui de ses rivaux directs.

Cette publication a provoqué une onde de choc dans le camp du bloc central, où Édouard Philippe était jusqu’alors perçu comme le principal rival de Mélenchon au premier tour et du Pen au second. Selon Le Figaro, son entourage a réagi en estimant qu’il « est en train de perdre son pari d’être le rempart au premier tour face à Jean-Luc Mélenchon et le rempart au second tour face à Marine Le Pen ».

Gabriel Attal minimise les divergences avec Philippe tout en critiquant son positionnement

Intervenant sur LCI mardi 2 septembre 2026, Gabriel Attal a analysé ces résultats en ces termes : « Aujourd’hui ce que montre ce sondage, c’est qu’il y a deux candidats qui ont une dynamique, c’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et que pour le reste, il n’y a plus de favori ». Il a précisé que ces chiffres reflètent selon lui une « dynamique » pour les deux figures politiques, portées par un « récit » et une « vision » claire.

Attal a également rappelé ses désaccords profonds avec Mélenchon et Le Pen, tout en critiquant le positionnement d’Édouard Philippe. Selon lui, ce dernier « se positionne dans le retour du clivage entre la gauche et la droite », un choix qu’il juge trop restrictif pour rassembler une majorité large. Il a affirmé vouloir convaincre un électorat « beaucoup plus large que celui d’Édouard Philippe ».

« Pourquoi est-ce qu'il y a une dynamique aujourd’hui pour le Rassemblement national et La France insoumise ? Parce qu'ils ont un récit, parce qu'ils ont une vision. »
— Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle de 2027

Des relations apaisées malgré les divergences politiques

Malgré ces critiques, Gabriel Attal a tenu à souligner la qualité de ses relations avec Édouard Philippe. Tous deux sont d’anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron et partagent une histoire politique commune. « J’entretiens d’excellents rapports avec Édouard Philippe », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il souhaitait « qu’il puisse y avoir un vrai débat tout au long de l’année 2026 ». Il a appelé à un rassemblement derrière le candidat du bloc central le mieux placé « début 2027 ».

Cette volonté de dialogue contraste avec les tensions apparentes entre les deux hommes. En effet, Attal a récemment pris ses distances avec la stratégie de Philippe, qui mise sur une reconquête de l’électorat traditionnel de droite et de gauche. Pour Attal, l’enjeu est de séduire un électorat plus large, au-delà des clivages traditionnels.

Et maintenant ?

Les prochains mois s’annoncent décisifs pour les candidats du bloc central. Les prochaines publications de sondages, prévues avant la fin de l’année 2026, pourraient confirmer ou infirmer la dynamique actuelle. Une chose est sûre : la course à l’investiture du camp présidentiel reste ouverte, et les stratégies de rassemblement ou de division joueront un rôle clé. La date butoir de début 2027, évoquée par Attal, pourrait marquer un tournant si un candidat parvient à s’imposer comme leader incontesté.

Pour l’instant, Marine Le Pen conserve une avance confortable, tandis que Mélenchon et Philippe se disputent la deuxième place. Gabriel Attal, malgré ses critiques, reste en embuscade, prêt à capitaliser sur un éventuel affaiblissement de ses rivaux. La campagne ne fait que commencer, et chaque sondage pourrait rebattre les cartes.