Alors que plusieurs figures de la majorité présidentielle ont officialisé leur candidature pour l’élection de 2027, la ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a mis en garde contre une multiplication des prétendants au sein du camp au pouvoir. Selon Franceinfo – Politique, elle a jugé « impensable et irresponsable » la perspective d’une compétition ouverte entre plusieurs candidats ayant gouverné ensemble ces deux dernières années.
Ce qu'il faut retenir
- La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, met en garde contre une multiplication des candidatures au sein de la majorité pour 2027.
- Elle dénonce le risque d’une « primaire sauvage » et de ses conséquences politiques.
- Plusieurs figures, dont Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, ont déjà annoncé leur intention de se présenter.
- Maud Bregeon souligne que le Rassemblement national caracole en tête des sondages (30-35 %), tandis que Jean-Luc Mélenchon prépare une campagne offensive.
- Elle appelle à l’apaisement des tensions et à la fin des « petites phrases » entre prétendants.
Une mise en garde politique face à la fragmentation de la majorité
Dans un entretien accordé à Franceinfo ce 1er juin 2026, Maud Bregeon a alerté sur les dangers d’une course effrénée à l’investiture au sein de la majorité présidentielle. Elle a estimé qu’avoir « plusieurs candidats » issus du même camp gouvernemental depuis deux ans serait « impensable et irresponsable ». « Je ne suis pas là pour donner les bons et les mauvais », a-t-elle précisé, tout en soulignant les risques d’un processus incontrôlable : « On est en train de lancer des trains à grande vitesse, qu’on aura bien du mal à arrêter demain. »
« On ne peut pas expliquer aux Français qu’on se lance dans une primaire sauvage, dans une forme d’octogone sans règle, en public. À la fin, bon courage pour aller effacer les traces de sang que ça aura laissé. »
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement
Son intervention intervient alors que les ambitions se multiplient au sein de la majorité. Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau figurent parmi les noms les plus souvent cités pour représenter le camp présidentiel en 2027. Ces déclarations de candidature, bien que légitimes, risquent selon elle de fragiliser la cohésion du mouvement.
Un contexte électoral sous haute tension
Maud Bregeon a également rappelé l’urgence de la situation politique, alors que l’opposition progresse dans les enquêtes d’opinion. « Pendant ce même temps, le Rassemblement national est à 30-35 % dans les différents sondages », a-t-elle souligné. Elle a ajouté que « de l’autre côté, Jean-Luc Mélenchon se structure et fera une campagne, à n’en pas douter, redoutable ».
Ces chiffres illustrent une dynamique inquiétante pour la majorité, qui doit désormais composer avec des divisions internes tout en faisant face à une opposition mieux organisée. Pour la porte-parole, une compétition désordonnée entre candidats issus du même camp ne pourrait qu’aggraver cette fragilité.
L’appel à l’unité et à la fin des tensions
Face à ce risque, Maud Bregeon a appelé à une trêve immédiate dans les échanges politiques au sein de la majorité. Elle a insisté sur la nécessité de mettre fin aux « petites phrases » et aux « petites piques » qui pourraient alimenter les rancœurs et compliquer un éventuel rassemblement. « Toutes les petites phrases, toutes les petites piques qui peuvent être lancées par les candidats ou par les équipes doivent immédiatement cesser », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que « le ressentiment que cela laisse n’est évidemment pas propice au rassemblement ».
Cette position s’inscrit dans un contexte où la majorité présidentielle, après deux ans de gouvernement, cherche à se repositionner pour les prochaines échéances. La question de l’unité du camp au pouvoir se pose avec d’autant plus d’acuité que les sondages ne lui sont pas favorables.
La question reste entière : la majorité parviendra-t-elle à surmonter ses divisions internes, ou assistera-t-on à une campagne présidentielle 2027 marquée par des affrontements entre alliés d’hier ? Une chose est sûre : le Rassemblement national et la gauche radicale ne manqueront pas de profiter de cette faiblesse.
Parmi les figures de la majorité ayant officialisé leur intention de se présenter, on compte Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Ces noms s’ajoutent à d’autres personnalités du camp présidentiel qui pourraient entrer en lice dans les mois à venir.
La porte-parole du gouvernement craint qu’une compétition désordonnée entre candidats issus du même camp ne fragilise la majorité face à ses adversaires. Elle évoque le risque de « traces de sang » politiques, c’est-à-dire de divisions profondes difficiles à surmonter après la primaire.