Alors que l’élection présidentielle de 2027 se profile à l’horizon, plusieurs figures politiques n’hésitent plus à s’afficher publiquement aux côtés des clubs de football, à l’image des récentes célébrations autour de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions. Selon 20 Minutes - Politique, cette tendance devrait se confirmer avec la Coupe du monde 2026, qui s’annonce comme un terrain de jeu privilégié pour les candidats en quête de visibilité.

Ce qu'il faut retenir

  • Plusieurs candidats à la présidentielle 2027 ont mis en scène leur soutien au PSG après sa victoire en Ligue des Champions.
  • La Coupe du monde 2026, dont la France sera l’un des pays hôtes, devrait renforcer cette stratégie de communication.
  • Le football devient un élément clé des campagnes électorales, au même titre que d’autres symboles nationaux.
  • Cette pratique interroge sur la place du sport dans l’image publique des personnalités politiques.

Un phénomène qui s’amplifie avec les compétitions majeures

La victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, le 31 mai 2026, a été l’occasion pour plusieurs personnalités politiques de se montrer aux côtés des joueurs. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, ainsi que Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti Socialiste pour les européennes, ont tous deux partagé des images de leur présence au Parc des Princes ou dans les vestiaires. Ces initiatives s’inscrivent dans une logique de proximité avec les citoyens, via un sport qui fédère un large public.

Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il prend une ampleur particulière à l’approche d’un événement planétaire comme la Coupe du monde 2026. Organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique, cette compétition verra la France, championne du monde en titre, défendre son titre. Pour les candidats, il s’agira d’un terrain d’expression idéal pour marquer leur attachement à une discipline qui touche des millions de Français.

Le football, un levier de légitimité sociale ?

Le football, sport le plus populaire en France, offre aux candidats une tribune médiatique inégalée. Une présence aux côtés des joueurs ou lors des célébrations sportives permet de toucher un électorat varié, bien au-delà des cercles traditionnels. « Les stades sont des lieux où se construit une partie de l’identité collective », a souligné un politologue interrogé par 20 Minutes - Politique. Cette stratégie vise à humaniser les candidats, souvent perçus comme éloignés des préoccupations du quotidien.

Certains observateurs y voient également une tentative de capter l’attention des jeunes électeurs, moins enclins à s’intéresser à la politique traditionnelle. La Coupe du monde 2026, avec son retentissement médiatique mondial, représente une opportunité unique pour les prétendants à l’Élysée de se positionner comme des figures modernes et ancrées dans leur époque.

Entre opportunité et calcul politique

Si cette tendance semble se généraliser, elle n’est pas sans susciter des interrogations. Certains critiques estiment que cette surenchère footballistique relève davantage du calcul politique que d’une réelle passion pour le ballon rond. « Il ne suffit pas de poser avec un maillot pour être crédible sur les enjeux du sport », a rappelé un ancien ministre des Sports. Pour autant, les candidats concernés assument cette stratégie, arguant qu’elle permet de toucher des publics autrement difficiles à atteindre.

Cette instrumentalisation du football s’inscrit dans un mouvement plus large, où les symboles nationaux – hymne, drapeau, monuments – sont de plus en plus mobilisés lors des campagnes électorales. À quelques mois des primaires, puis de l’élection, chaque détail compte pour marquer les esprits et séduire les électeurs.

Et maintenant ?

Les prochains mois devraient voir se multiplier les apparitions des candidats lors d’événements sportifs, avec la Coupe du monde 2026 comme point d’orgue. Plusieurs meetings ou déplacements pourraient être organisés autour de cet événement, notamment dans les villes accueillant des matchs de l’équipe de France. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits ou si elle sera perçue comme un simple effet de mode passagère.

Pour l’heure, les équipes de campagne peaufinent leurs plans de communication. La question reste entière : le football peut-il vraiment faire basculer une élection, ou n’est-il qu’un outil parmi d’autres dans l’arsenal des candidats ?

Plusieurs figures politiques ont déjà mis en avant leur soutien à des clubs ou à l’équipe de France. Parmi eux, Jordan Bardella (RN) et Raphaël Glucksmann (PS) se sont affichés aux côtés du PSG après sa victoire en Ligue des Champions. D’autres personnalités, comme Gabriel Attal (Renaissance), ont également participé à des événements sportifs dans le cadre de leur campagne.