Selon BFM - Politique, la course à l’Élysée s’accélère avec la rentrée politique, marquée par plusieurs déplacements symboliques et prises de parole des figures du bloc central. Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend aujourd’hui à Mayotte, un an et demi après le passage dévastateur du cyclone Chido, tandis que Gabriel Attal, ancien chef du gouvernement, multiplie les interventions pour afficher sa dynamique. À gauche, Marine Tondelier organise une conférence de presse sur le financement de la transition écologique, alors que les sondages confirment la montée de Jean-Luc Mélenchon.
Ce qu’il faut retenir
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu effectue un déplacement à Mayotte aujourd’hui, un an et demi après le cyclone Chido qui avait frappé l’île en mars 2025.
- L’ancien Premier ministre Gabriel Attal estime qu’il n’y a « plus de favori » au sein du bloc central, après un sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL plaçant Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon en tête.
- Le ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, a annoncé son soutien à Édouard Philippe pour la présidentielle d’avril-mai 2027.
- Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a confirmé qu’il ne participerait pas à la primaire du Parti socialiste, jugeant les conditions de participation peu rassembleuses.
- Bruno Le Maire a réaffirmé sur BFMTV-RMC qu’il n’était pas candidat à l’élection présidentielle de 2027.
- La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, tient une conférence de presse à 14h30 sur le financement de la transition écologique.
Un déplacement symbolique à Mayotte pour Sébastien Lecornu
Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rend aujourd’hui à Mayotte, une visite très attendue un an et demi après le cyclone Chido qui avait causé d’importants dégâts dans l’île. Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des efforts de reconstruction et de soutien aux Mahorais, après la crise humanitaire et économique qui avait suivi la catastrophe naturelle. Selon nos confrères de BFM - Politique, cette visite intervient dans un contexte où les questions de résilience climatique et de solidarité nationale sont au cœur des débats politiques.
Le cyclone Chido, survenu en mars 2025, avait laissé derrière lui un bilan humain et matériel lourd, avec des milliers de foyers sinistrés et des infrastructures endommagées. Les autorités locales et nationales avaient alors promis un plan de reconstruction ambitieux, dont l’avancée sera probablement évoquée lors de ce déplacement.
Gabriel Attal en Mayenne : la dynamique du bloc central en question
De son côté, Gabriel Attal, figure montante du bloc central, se rend en Mayenne aujourd’hui, une région où il compte renforcer son ancrage territorial. Après une baisse d’intention de votes pour Édouard Philippe dans un récent sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL, Attal a estimé qu’il n’y avait « plus de favori » au sein du bloc central. « Aujourd’hui ce que montre ce sondage, c’est qu’il y a deux candidats qui ont une dynamique, c’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et que pour le reste, il n’y a plus de favori », a-t-il déclaré sur LCI.
Dans ce même sondage, Gabriel Attal est crédité de 15 % des intentions de vote s’il est le seul candidat de son camp, tandis qu’Édouard Philippe, son rival direct, atteint 17 % dans un scénario similaire. Ces chiffres illustrent une compétition serrée au sein du bloc central, où les alliances et les stratégies de campagne joueront un rôle clé dans les mois à venir.
Benjamin Haddad rallie Édouard Philippe, tandis que Bruno Le Maire ferme la porte à 2027
Le ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, a annoncé sur France 2 son soutien à Édouard Philippe pour la présidentielle d’avril et mai 2027. « Je pense qu’il est le mieux placé pour rassembler notre famille politique et élargir, notamment pour faire l’alliance du centre et de la droite que j’espère », a-t-il expliqué. Cette prise de position renforce la position d’Édouard Philippe au sein de la droite modérée, alors que les tensions persistent avec les partisans de Gabriel Attal.
À l’inverse, Bruno Le Maire a réaffirmé sur BFMTV-RMC qu’il n’était pas candidat à l’élection présidentielle de 2027. « Ce n’est pas mon calendrier », a-t-il précisé, ajoutant : « Ce qui compte, ce n’est pas de se mettre soi-même en avant, c’est de dire "voilà la vision que je propose". » L’ancien ministre de l’Économie avait publié dimanche un manifeste de soixante pages prônant trois priorités : « l’autorité », « la prospérité » et « la souveraineté ».
Marine Tondelier et les Écologistes sur le financement de la transition écologique
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, organise une conférence de presse à 14h30 pour présenter ses propositions sur le financement de la transition écologique. Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large visant à peser sur les débats économiques et environnementaux de la campagne présidentielle. Selon BFM - Politique, les questions de financement des énergies renouvelables et de la rénovation thermique devraient être au cœur de ses propositions.
Les Écologistes, qui avaient obtenu 4,6 % des voix à la présidentielle de 2022 avec Yannick Jadot, cherchent à capitaliser sur la montée des préoccupations climatiques dans l’opinion publique. Leur capacité à proposer des solutions concrètes et crédibles en matière de financement pourrait influencer la campagne.
Karim Bouamrane exclut toute participation à la primaire socialiste
Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a confirmé qu’il ne participerait pas à la primaire du Parti socialiste pour la présidentielle de 2027. Interrogé sur TF1, il a pointé du doigt les conditions de participation, jugées peu rassembleuses, et a estimé que cette élection interne ne parviendrait pas à mobiliser autant que celle de 2011, qui avait vu François Hollande l’emporter. « Mes objectifs sont d’apporter un maximum d’aide face à la canicule, d’assurer la rentrée scolaire, de protéger nos enfants et d’augmenter les salaires, mais sûrement pas les primaires », a-t-il expliqué.
Cette décision illustre les divisions persistantes au sein du Parti socialiste, où les stratégies de reconquête électorale peinent à émerger clairement. Bouamrane, qui mise sur des actions locales et immédiates, semble privilégier une approche pragmatique plutôt qu’une course à l’investiture.
La présidentielle de 2027 s’installe donc dans une phase de préparation active, où chaque déplacement, chaque déclaration et chaque sondage compte. Les candidats devront rapidement clarifier leurs programmes et leurs alliances pour séduire un électorat en quête de solutions face aux défis économiques, sociaux et environnementaux.
Le déplacement de Sébastien Lecornu à Mayotte intervient un an et demi après le cyclone Chido, qui avait causé d’importants dégâts. Cette visite symbolique vise à montrer l’engagement de l’État dans la reconstruction et le soutien aux Mahorais, tout en rappelant les enjeux de résilience climatique.
Le sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL place Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en tête avec une dynamique marquée. Gabriel Attal obtient 15 % des intentions de vote s’il est seul candidat de son camp, tandis qu’Édouard Philippe atteint 17 %. Ces chiffres illustrent une compétition serrée au sein du bloc central.