« Nous rendrons sa souveraineté énergétique, industrielle et technologique à la France et à l’Europe », a promis Raphaël Glucksmann lors de son premier meeting, ce samedi 14 juin 2026 aux Docks d’Aubervilliers. À moins d’un an de l’élection présidentielle, les candidats à l’Élysée multiplient les propositions pour répondre à la question des violences sexistes et sexuelles, notamment après l’affaire Lyhanna. Selon BFM - Politique, les déclarations se succèdent, entre engagements financiers et critiques du libre-échange.

Ce qu'il faut retenir

  • Raphaël Glucksmann a annoncé vouloir mettre fin à « cette religion absurde du libre-échange généralisé » lors de son premier meeting.
  • Le député PS Céline Thiébault-Martinez a souligné que « une solution est sur la table depuis six mois, la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles ».
  • Glucksmann a rappelé son objectif de « ramener la gauche au pouvoir » en vue de la présidentielle.
  • Un premier grand meeting est prévu ce samedi 14 juin aux Docks d’Aubervilliers.

Glucksmann et la gauche face à l’urgence des violences sexuelles

Raphaël Glucksmann a ouvert son premier grand meeting de campagne aux Docks d’Aubervilliers en insistant sur la nécessité de lutter contre les violences sexistes et sexuelles. D’après BFM - Politique, il a promis de rendre à la France et à l’Europe leur souveraineté sur les plans énergétique, industriel et technologique. Une déclaration qui s’inscrit dans une volonté affichée de redonner du pouvoir aux institutions nationales et européennes face aux défis contemporains.

Le candidat a également critiqué ouvertement le libre-échange généralisé, qu’il qualifie de « religion absurde ». Pour lui, cette approche économique a affaibli la capacité des États à protéger leurs citoyens. « Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé », a-t-il martelé, sans préciser les modalités concrètes de cette rupture. Glucksmann a par ailleurs réaffirmé son ambition de « ramener la gauche au pouvoir », un objectif qu’il compte concrétiser lors de la prochaine élection présidentielle.

Les propositions des candidats face à l’affaire Lyhanna

L’affaire Lyhanna, qui a ému l’opinion publique, a relancé le débat sur les violences sexuelles en France. D’après BFM - Politique, Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste, a rappelé qu’une « solution est sur la table depuis six mois » : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette proposition, déjà évoquée lors des discussions parlementaires, vise à renforcer la protection des victimes et à durcir les peines contre les auteurs de violences.

Les candidats à l’Élysée semblent donc se positionner sur ce thème, chacun avec des approches différentes. Certains, comme Glucksmann, mettent en avant des mesures structurelles, tandis que d’autres insistent sur les besoins financiers. « Nous attendons qu’il y ait des engagements financiers », a déclaré Thiébault-Martinez, sans citer de chiffre précis. Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement actuel est sous pression pour accélérer les réformes dans ce domaine.

Un meeting symbolique pour Glucksmann

Le meeting de ce samedi 14 juin aux Docks d’Aubervilliers marque le lancement officiel de la campagne de Raphaël Glucksmann. Ce choix de lieu n’est pas anodin : Aubervilliers, ville de la Seine-Saint-Denis, symbolise une partie de la France populaire et industrielle que Glucksmann souhaite reconquérir. « Nous rendrons sa souveraineté à la France », a-t-il répété, laissant entendre que sa politique s’adresserait en priorité aux classes moyennes et populaires.

Lors de son discours, il a également évoqué la nécessité de restaurer la confiance dans les institutions. « Offrir au peuple français un bol d’air au ras du sol » : cette formule, reprise par certains médias, résume son ambition de rapprocher le pouvoir des citoyens. Pourtant, les critiques ne manquent pas, notamment sur la faisabilité de ses promesses économiques et sociales dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques.

Et maintenant ?

Les prochains mois s’annoncent décisifs pour les candidats à l’Élysée. D’ici la fin de l’année, plusieurs textes législatifs sur les violences sexuelles pourraient être examinés à l’Assemblée nationale. Il reste à voir si les propositions avancées par Glucksmann et ses adversaires seront suffisamment précises pour convaincre les électeurs. Une chose est sûre : le thème des violences sexistes et sexuelles restera au cœur des débats politiques jusqu’à la présidentielle de 2027.

Enfin, cette campagne électorale intervient dans un contexte international marqué par des menaces d’ingérences étrangères sur le processus électoral, comme l’a rappelé le Premier ministre dans une récente déclaration. Les candidats devront donc aussi se positionner sur la sécurité des institutions françaises face à ces enjeux.

Alors que l’affaire Lyhanna continue de hanter l’opinion, les propositions des candidats à l’Élysée soulèvent une question centrale : ces mesures suffiront-elles à restaurer la confiance des Français dans leurs dirigeants ?

Il s’agit d’un projet de loi visant à renforcer la protection des victimes de violences sexistes et sexuelles, en incluant des mesures telles que l’allongement des délais de prescription, le renforcement des peines pour les auteurs et la création de structures d’accueil dédiées. Ce texte est en discussion depuis plusieurs mois, mais son adoption définitive n’a pas encore été actée.