Un scrutin qui fait parler

On y est. Le Portugal retient son souffle. Dimanche 8 février 2026, les urnes ont parlé. Enfin, presque. Car pour l'instant, ce sont surtout les projections qui alimentent les conversations. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le résultat n'a pas fini de faire des vagues.

D'après nos confrères de [Source], le socialiste modéré António José Seguro caracole en tête. Une avance confortable, autant dire que ça change des dernières élections. Mais attention, derrière lui, André Ventura, le candidat d'extrême droite, pointe du doigt. Littéralement.

(D'ailleurs, petit aparté : vous avez remarqué comme l'extrême droite a le chic pour se faire remarquer ?)

Seguro, le favori qui rassure

Alors, Seguro, c'est qui ? Un socialiste modéré, oui. Mais surtout, un visage connu. Ancien président du Parti socialiste, ancien président de l'Assemblée de la République. Bref, un homme politique rodé. Et ça, en période d'incertitude, ça rassure.

Ses thèmes de campagne ? L'éducation, la santé, la lutte contre les inégalités. Rien de très révolutionnaire, mais des sujets qui touchent directement les Portugais. Résultat des courses : les sondages lui donnent entre 45 et 48% des voix. Autant dire une avance confortable.

Mais attention, les projections, c'est bien. Les votes, c'est mieux. Et puis, on le sait, les surprises existent. Regardez les dernières élections en France, tiens.

Ventura, l'outsider qui dérange

Côté André Ventura, c'est une autre histoire. Le candidat d'extrême droite, lui, mise sur la rupture. Ses thèmes ? La sécurité, l'immigration, la défense des traditions. Un discours qui séduit, visiblement, puisqu'il arriverait en deuxième position avec environ 30% des intentions de vote.

Le truc, c'est que Ventura, il ne fait pas dans la dentelle. Ses propos, souvent polémiques, divisent. Mais ça marche. Et puis, soyons honnêtes, l'extrême droite, ça fait toujours parler. Alors, victoire ou défaite, Ventura a déjà gagné une chose : la visibilité.

Difficile de dire avec certitude si cette dynamique va se confirmer. Mais une chose est sûre : Ventura a réussi à s'imposer dans le débat politique portugais. Et ça, c'est nouveau.

Et les autres, alors ?

Parce que non, Seguro et Ventura ne sont pas les seuls en lice. Loin de là. Mais les autres candidats, eux, peinent à percer. Entre 5 et 10% des voix, selon les projections. Autant dire qu'ils jouent les figurants dans cette élection.

Pourtant, certains mériteraient qu'on s'attarde un peu sur leurs programmes. Mais bon, avec des scores aussi bas, difficile de rivaliser avec les deux poids lourds de la campagne.

Le pire, c'est que ça risque de donner des idées à certains.